<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-1484377143870151357</id><updated>2011-08-05T19:56:50.993+02:00</updated><category term='Le projet'/><category term='Lieu mythique'/><category term='Vietnam'/><category term='The end'/><category term='Pérou'/><category term='Argentine'/><category term='Les préparatifs'/><category term='Retour'/><category term='Equateur'/><category term='Chili'/><category term='Vidéos'/><category term='Concours excitant'/><category term='Bolivie'/><category term='Thailande'/><category term='NZ'/><category term='Cambodge'/><category term='Ile de Pâques'/><category term='Dolce vita'/><category term='Australie'/><category term='Laos'/><category term='Hong-Kong'/><title type='text'>Le vrai voyage c'est d'y aller, pas d'arriver</title><subtitle type='html'>Le blog de mon tour du monde, qui va durer 1 an et m'emmener
en Amérique du Sud, Océanie et Asie.</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://nico-autourdumonde.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1484377143870151357/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nico-autourdumonde.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>Nico</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16407327367546621230</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/-0OWn9876BJc/TX7sISc_CjI/AAAAAAAABIg/M7ZGKcWYLdU/s220/129.%2Btrek%2Bde%2BSanta%2BCruz.jpg'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>75</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1484377143870151357.post-3685433834616057588</id><published>2011-03-21T04:37:00.002+01:00</published><updated>2011-03-22T06:07:25.400+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='The end'/><title type='text'>Adventure to be continued</title><content type='html'>Ce blog est définitivement terminé, en attendant une prochaine tentative de publication.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais une autre aventure a commencé 7 mois après le retour en France : un nouvel épisode de&amp;nbsp;vie sédentaire en Argentine !&lt;br /&gt;Et le nouveau blog est là : &lt;a href="http://nueva-vida-argentina.blogspot.com/"&gt;Mi Nueva Vida Argentina&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En attendant un&amp;nbsp;prochain tour du monde, bien sûr&amp;nbsp;...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Merci d'avoir lu ce blog, et surtout merci à ceux qui m'ont encouragé en&amp;nbsp;laissant leurs&amp;nbsp;commentaires.&lt;br /&gt;&lt;span style="color: white;"&gt;_&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: white;"&gt;_&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: white;"&gt;_&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1484377143870151357-3685433834616057588?l=nico-autourdumonde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nico-autourdumonde.blogspot.com/feeds/3685433834616057588/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nico-autourdumonde.blogspot.com/2011/03/adventure-to-be-continued.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1484377143870151357/posts/default/3685433834616057588'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1484377143870151357/posts/default/3685433834616057588'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nico-autourdumonde.blogspot.com/2011/03/adventure-to-be-continued.html' title='Adventure to be continued'/><author><name>Nico</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16407327367546621230</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/-0OWn9876BJc/TX7sISc_CjI/AAAAAAAABIg/M7ZGKcWYLdU/s220/129.%2Btrek%2Bde%2BSanta%2BCruz.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1484377143870151357.post-6041979117925105020</id><published>2010-08-29T22:35:00.001+02:00</published><updated>2010-10-14T18:01:14.799+02:00</updated><title type='text'>Digestion 2</title><content type='html'>Deux mois que je suis rentré, je suis toujours dans la phase d’atterrissage (la piste a-t-elle une fin ?). Pour prolonger le plaisir, encore deux-trois réflexions que m’ont suscitées le voyage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le voyage au long cours donne un autre rapport au temps. On a un an devant soi, un an rien que pour soi, sans contraintes sinon de tenir un budget, avec la possibilité de changer l’itinéraire selon les envies et les conseils. Je me répète sans cesse mais un an de voyage a duré comme deux ans, tellement les semaines étaient denses, remplies de découvertes. Pendant une visite, une activité, une balade en ville, une randonnée, chaque heure était remplie de surprises, de « wooow », de plaisirs simples.&amp;nbsp;En général le temps passe vite lorsqu’on s’amuse, et lentement lorsqu’on s’ennuie. Là c’est l’inverse. Evidemment ça m’a fait bizarre de me retrouver à la fin et de repenser à ces temps lointains où ce voyage n’était encore qu’une envie, un vague projet. Donc en un sens je pourrais dire que le temps est passé vite, mais non, pas si vite.&lt;br /&gt;Et si le voyage au long cours était le meilleur moyen de lutter contre la fuite du temps ? Je ne suis pas loin de le penser sérieusement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une chose m’a frappé pendant le voyage, c'est la différence fondamentale quant à l’appréhension du risque dans la vie quotidienne, entre les pays riches et ceux moins développés ou carrément pauvres. Il ne faut pas un recul énorme pour se rendre compte que les sociétés riches sont les sociétés du zéro-risque. On n’accepte plus les différents risques de la vie, et comme on en a les moyens, on paie pour (prétendre d’) éliminer ces risques. Pas un drame domestique ou de la route sans qu’on nous ponde une nouvelle loi, pas un JT sans qu’on nous parle d’un niveau d’alerte orange sur les orages ou la canicule ou l’ozone, etc … Nous passons notre vie à appliquer des réglementations qui ont pour ambition, louable à la base mais pas très réaliste, d’éliminer les risques et d’éviter les drames.&lt;br /&gt;J’avais beau savoir déjà avant que cette politique du zéro-risque est poussée trop loin et insensée, voyager plusieurs mois dans des pays pauvres me l’a montré de façon encore plus éclatante. Les habitants de ces pays vivent avec l’acceptation du risque, avec le sens de la fatalité. Il suffit de prendre un bus au Pérou ou en Bolivie, sur une route de montagne escarpée, avec le vide à un mètre du pneu déchiré, avec un chauffeur qui conduit très vite malgré le danger aberrant, il suffit de voir chaque passager faire le signe de croix avant ce trajet en bus, pour comprendre que leur vie ne tient à pas grand-chose et qu’ils l’acceptent. Il suffit de voir les conditions de circulation en Asie, avec une concentration incroyable de scooters, quelquefois 3 ou 4 personnes sur le même scooter, souvent des enfants très jeunes sur le scooter, avec la loi du plus gros pour seul code de la route. &lt;br /&gt;Quand on se retrouve dans cette culture du risque, il y a quelque chose de rafraîchissant, ON SE SENT VIVRE.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sans rapport aucun, j’ai découvert à quel point le marketing touristique est fort et peut se montrer vicieux. Ma route a été jalonnée de fausses attractions, de faux endroits à-voir-absolument. Le marketing touristique a besoin de créer des noms qui frappent la curiosité, pour avoir quelque chose de concret à vendre. Les exemples sont innombrables, et heureusement je n’en ai gardé que peu en mémoire. En voilà un quand même : en Nouvelle-Zélande, à la pointe de l’île du nord, se trouve un bel endroit appelé Bay of Islands. Comme son nom l’indique, c’est une magnifique baie avec de nombreuses îles. Beaucoup d’activités sont proposées, comme les kiwis savent si bien le faire, et notamment du bateau, à moteur ou à voile, pour visiter la baie. En soi ce descriptif suffit largement à justifier un petit séjour dans ce coin. Mais non ça n’a pas suffi, ils avaient besoin d’un centre d’intérêt plus concret, sur les brochures ils ne veulent pas juste dire « Venez vous balader entre les îles, c’est tout mignon ! ». Un gros malin a vu que sur la pointe d’une de ces îles, un rocher au bord de l’eau comporte un beau trou, créé par l’érosion et le travail de la mer. Alors ils l’ont appelé très officiellement « Hole in the rock » et vendent des tours en bateau ultra-rapide (et ultra-cher) dont l’objectif principal est d’aller voir ce Hole in the Rock. « Voilà voilààà,  il était beau le trou ! » doivent se dire les pauvres pigeons qui sont tombés dans le panneau.&lt;br /&gt;En route on trouve d’autres exemples à la pelle, et cela demande un peu de flair pour les débusquer, le guide de voyage n’étant pas toujours un allié indéfectible …&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toujours sans rapport, je me rends compte que j’ai oublié un tas de choses, sur ma vie ici, sur des petites choses toutes bêtes dans la vie de mes amis, des choses qui étaient ancrées dans mon cerveau avant de partir. J’ai maintenant clairement une mémoire avant et une mémoire après voyage. C’est encore plus vrai pour les nouvelles de France apprises pendant le voyage. J’avais beau en réclamer, être content d’en recevoir, elles ne faisaient qu’un court séjour dans mon esprit. Aujourd’hui donc je redécouvre de nombreuses choses : « Ah oui un tel est parti dans telle ville, une telle a eu un enfant, ah oui tu fais telle activité … ».&lt;br /&gt;Le cerveau était trop occupé au voyage, dans une vie différente. Je n’étais pas juste en voyage, le voyage était en moi. Un égoïsme involontaire, de circonstance, et salutaire. Comme c’est bon de ne s’occuper que de soi …&lt;br /&gt;De même depuis le retour, je retrouve mes petites habitudes, qui étaient pourtant solidement ancrées mais que j’ai oubliées. J’en conclus que ce tour d’un an était plus qu’un moment dans une vie, c’était une autre vie, bien que temporaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est tout pour maintenant, et peut-être c’est tout pour ce blog. Là tout de suite, plus grand-chose à dire. Sauf si des dizaines de commentaires me supplient : « Steuplééé, encoooore ! Raconte encore un truuuuc !! » (on peut toujours rêver), alors je réfléchirai très fort pour trouver encore des petites réflexions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Prochain blog, prochain voyage …&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/THrDDgziRdI/AAAAAAAABE0/lwFHQvUkN-0/s1600/147.+la+descente,+le+guide.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="480" src="http://2.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/THrDDgziRdI/AAAAAAAABE0/lwFHQvUkN-0/s640/147.+la+descente,+le+guide.jpg" width="640" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: white;"&gt;-&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: white;"&gt;-&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1484377143870151357-6041979117925105020?l=nico-autourdumonde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nico-autourdumonde.blogspot.com/feeds/6041979117925105020/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nico-autourdumonde.blogspot.com/2010/08/digestion-2.html#comment-form' title='9 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1484377143870151357/posts/default/6041979117925105020'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1484377143870151357/posts/default/6041979117925105020'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nico-autourdumonde.blogspot.com/2010/08/digestion-2.html' title='Digestion 2'/><author><name>Nico</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16407327367546621230</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/-0OWn9876BJc/TX7sISc_CjI/AAAAAAAABIg/M7ZGKcWYLdU/s220/129.%2Btrek%2Bde%2BSanta%2BCruz.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/THrDDgziRdI/AAAAAAAABE0/lwFHQvUkN-0/s72-c/147.+la+descente,+le+guide.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>9</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1484377143870151357.post-6214871073944321507</id><published>2010-07-22T12:03:00.001+02:00</published><updated>2010-10-14T17:50:26.834+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Retour'/><title type='text'>Moments et lieux magiques</title><content type='html'>Depuis que je suis rentré, on me demande beaucoup ce que j’ai préféré, un endroit qui m’a marqué. Impossible de désigner une préférence. Il y a eu des visages, des paysages, des odeurs, des couleurs, des déserts, des mers, des montagnes, des lacs, des glaciers …&lt;br /&gt;Je retiens surtout des moments magiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En Equateur …&lt;br /&gt;Le premier voyage en bus de Manta à Puerto-Lopez&lt;br /&gt;Le marché aux poissons sur la plage de Puerto-Lopez&lt;br /&gt;La nuit au fond du cratère du Quilotoa&lt;br /&gt;L’arrivée au sommet du Cotopaxi&lt;br /&gt;Les voyages en bus de Alausi à Cuenca, de Cuenca à Vilcabamba&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au Pérou ...&lt;br /&gt;Le trek dans le canyon de Colca&lt;br /&gt;La montée et la visite des ruines de Pisaq, seul&lt;br /&gt;Le trek de 3 jours vers le Machu Picchu&lt;br /&gt;Le voyage en bus de Cuzco à Puno à travers l’Altiplano&lt;br /&gt;La nuit sur l’île d’Amantani, sur le lac Titicaca&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En Bolivie ...&lt;br /&gt;La nuit sur la Isla del Sol, sur le lac Titicaca, et la randonnée autour de l’île&lt;br /&gt;La descente de la Ruta de la Muerte en VTT&lt;br /&gt;Les 3 jours en jeep à travers le Salar d’Uyuni et le Lipez&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au Chili ...&lt;br /&gt;Le coucher de soleil sur la Valle de la Luna, à San Pedro de Atacama&lt;br /&gt;Le trek solitaire dans le parc Torres del Paine&lt;br /&gt;Les rues pleines d’âme de Valparaiso&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En Argentine ...&lt;br /&gt;La traversée de la Cordillère des Andes et l’arrivée à Salta&lt;br /&gt;La vie trépidante de Buenos Aires, sa beauté et ses milongas&lt;br /&gt;La vie “comme à la maison” à l’hostel Baluch de Cordoba&lt;br /&gt;Le premier saut en chute libre à Cordoba&lt;br /&gt;La dolce vita et les vignes à Mendoza&lt;br /&gt;Les très longs voyages en bus à travers les plaines mornes et sans fin de Patagonie&lt;br /&gt;La randonnée dans le parc naturel à côté d’Ushuaïa&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur l’île de Pâques ...&lt;br /&gt;Le lever de soleil sur les 15 statues Moaïs&lt;br /&gt;Les couchers de soleil sur la terrasse du petit resto, en regardant les surfeurs et pêcheurs&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En Nouvelle-Zélande ...&lt;br /&gt;Les kilomètres en bus sur la Ninety Mile Beach&lt;br /&gt;L’arrivée à Punakaiki au coucher du soleil&lt;br /&gt;La journée en voiture sur la péninsule Banks autour d’Akaroa&lt;br /&gt;Les jours passés sur la presqu’île de Kaikoura&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En Australie …&lt;br /&gt;Mon road-trip solitaire en van de Sydney à Melbourne, les kilomètres qui défilent sur la route déserte en fin de journée, le lever au bord d’une plage grandiose&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au Vietnam …&lt;br /&gt;Les longues heures au fond d’un hamac, sur un bateau sillonnant le Delta du Mékong, au coucher du soleil&lt;br /&gt;L’arrivée magique à Hoi An à 4h30 du matin&lt;br /&gt;Les longs moments passés sur un trottoir de Hanoi, assis sur un mini-tabouret devant un Bia Hoi, à boire la bière locale&lt;br /&gt;Le tour en scooter dans les montagnes autour de Bac Ha&lt;br /&gt;L’interminable trajet en bus de Sapa à Dien Bien Phu&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au Laos …&lt;br /&gt;L’entrée au Laos, l’attente au poste-frontière, et le trajet jusqu’à Muang Khua&lt;br /&gt;La descente du fleuve en pirogue de Muang Khua à Muang Ngoi&lt;br /&gt;Les 3 jours passés à Muang Ngoi, en dehors de la civilisation&lt;br /&gt;Les lentes balades dans les rues de Luang Prabang&lt;br /&gt;Le tour en scooter sur le Plateau des Bolaven, de cascade en village pittoresque&lt;br /&gt;Le tour à vélo sur Don Khon, dans les 4000 îles&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cambodge ...&lt;br /&gt;La balade en vélo sur l’île de Koh Pen, face à Kom Pong Cham&lt;br /&gt;La traversée des rizières vers la grotte Phnom Chnork, près de Kampot&lt;br /&gt;Les 3 jours idylliques sur Rabbit Island, entre hamac, shakes et poisson grillé&amp;nbsp;sauce poivre et citron vert&lt;br /&gt;Les 4 jours paresseux devant la plage splendide d’Otres Beach&lt;br /&gt;Le voyage en pirogue de Battambang à Siem Reap, sur le Tonlé Sap&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Thaïlande ...&lt;br /&gt;Les longues soirées sur la petite terrasse en bois du bar reggae, à Chiang Mai&lt;br /&gt;Le tour en scooter autour de Koh Lanta, jusqu’à la vieille ville Ban Lanta et son marché&lt;br /&gt;La longue soirée au resto Time for Lime sur Koh Lanta&lt;br /&gt;Les jours paresseux à Railay&lt;br /&gt;L’après-midi sur la plage déserte de Say Nuan, sur Koh Tao&lt;br /&gt;La découverte à scooter des plages isolées de Koh Tao&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Maintenant que ces moments magiques sont derrière moi et que je suis rentré, ça fait bizarre …&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De se réveiller toujours dans le même lit&lt;br /&gt;De ne plus se soucier de l’heure du check-out&lt;br /&gt;De trouver toute l’information facilement et précisément, sans galérer pour se faire comprendre&lt;br /&gt;De ne pas devoir écrire ce que j’ai fait les 5 derniers jours&lt;br /&gt;De ne plus pouvoir se régaler sur le trottoir pour 1 $&lt;br /&gt;De ne plus adresser la parole à n’importe qui&lt;br /&gt;De ne pas demander à tous ceux que je rencontre : « Where are you from, how long are you travelling for ? »&lt;br /&gt;D’entendre parler français autour de moi&lt;br /&gt;De ne plus voir des scooters partout&lt;br /&gt;De ne voir qu’une seule personne sur les rares scooters que je vois &lt;br /&gt;De redécouvrir comment les gens s’habillent en France&lt;br /&gt;D'entendre certaines musiques … qu’on n'entend vraiment qu’en France&lt;br /&gt;De ne pas me demander si je me fais arnaquer à chaque fois que j’achète quelque chose&lt;br /&gt;De ne pas discuter les prix&lt;br /&gt;De ne pas voir des gens souriants partout&lt;br /&gt;De ne pas croiser des enfants qui me lancent des "Hello !" enthousiastes et souriants&lt;br /&gt;De redécouvrir toutes mes affaires, vêtements, déco, objets inutiles …&lt;br /&gt;&lt;span style="color: white;"&gt;-&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: white;"&gt;-&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1484377143870151357-6214871073944321507?l=nico-autourdumonde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nico-autourdumonde.blogspot.com/feeds/6214871073944321507/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nico-autourdumonde.blogspot.com/2010/07/moments-et-lieux-magiques.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1484377143870151357/posts/default/6214871073944321507'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1484377143870151357/posts/default/6214871073944321507'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nico-autourdumonde.blogspot.com/2010/07/moments-et-lieux-magiques.html' title='Moments et lieux magiques'/><author><name>Nico</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16407327367546621230</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/-0OWn9876BJc/TX7sISc_CjI/AAAAAAAABIg/M7ZGKcWYLdU/s220/129.%2Btrek%2Bde%2BSanta%2BCruz.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1484377143870151357.post-1555340617577538112</id><published>2010-07-16T19:10:00.001+02:00</published><updated>2010-10-14T17:38:35.835+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Retour'/><title type='text'>Digestion 1</title><content type='html'>Déjà un mois que je suis rentré. Le temps est rarement passé aussi vite. Vite, mais vide.&lt;br /&gt;Ce voyage de presque un an a duré comme deux ans dans ma tête, tellement les semaines sont denses. Ici les journées passent les unes après les autres, mais remplies de façon assez futile.&amp;nbsp;Je vais devoir me réhabituer à ne pas vivre exclusivement pour moi, sans contraintes. Et refaire des projets, même si ce ne sont pas les envies qui manquent, de repartir surtout. Il va falloir penser un peu plus qu’au jour le jour, le temps en tout cas de faire un choix.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et finalement, après s’être fait plaisir pendant un an, on peut vite se demander : mais au fond c’est quoi la vraie vie ? Retourner dans la vie sédentaire, avec son confort mais surtout sa routine, ses contraintes, son stress ? Ou faire SA vie, celle dont on a envie, celle qui nous fait plaisir, faite de voyage, de découverte&amp;nbsp;de plaisir&amp;nbsp;? La seule contrainte est financière, mais pour la résoudre on n’est pas obligé de rester dans un bureau, dans un environnement peu épanouissant …&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En emménageant dans mon appart’, et en déballant mes cartons, je découvre la quantité de choses à l’utilité très discutable que je possède. Pourtant je m’étais allégé autant que possible dans les mois précédant le voyage, essayant de ne garder que les choses vraiment utiles. Mais je suis agacé d’en retrouver autant. Avant de partir je me demandais comment j’arriverais à composer mon sac à dos en restant dans une limite de poids raisonnable et sans me priver des choses essentielles ; pendant le voyage j’ai vécu avec 15 à 20 kgs d’affaires ; sur la fin du voyage la moitié au moins de ces 15 kgs s’est révélée inutile.&lt;br /&gt;En bref j’ai vécu avec peu d’affaires, et c’était encore trop pour se sentir mobile et libre. Que dire maintenant de tout ce qui remplit (encombre) mon appartement, pourquoi s’embarrasse-t-on de tant de choses ? La réponse est simple : le besoin de confort dans la vie sédentaire. Mais vivre avec seulement&amp;nbsp;un sac à dos, encore trop chargé à mon goût, montre qu’il faut peu pour vivre. Les yeux et les jambes suffisent à remplir ses journées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Encore mieux que vivre avec peu de choses, c’est l’absence de contraintes, d’engagement quelconque dans les lieux visités : on visite, on consomme, on explore, on se régale, et on finit par partir ailleurs en ne laissant aucune trace, sans avoir de prise et sans subir les problèmes du quotidien des gens qui y vivent. La seule exception fut la Thaïlande, avec les événements liés aux Chemises Rouges, qu’on ne pouvait pas ignorer.&lt;br /&gt;De retour à la maison, je retrouve tous mes meubles, tous les papiers administratifs archivés et qui continuent à affluer, les contraintes, l’obligation de s’engager et de se lier pour profiter d’un niveau de confort acceptable …&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour répondre à une question que tu peux te poser, est-ce que un an de voyage, ce n’est pas trop long ? J’ai eu des moments de lassitude, au bout de 5 ou 6 mois. Mais jamais je n’ai imaginé rentrer plus tôt.&lt;br /&gt;Et lorsqu’on voit autant de belles choses, est-ce qu’on devient blasé ?&lt;br /&gt;Blasé peut-être pas, on continue à profiter de ce qu’on fait et ce qu’on voit. Mais on place la barre assez haute, on devient plus sélectif. Ce fut vrai surtout après l’Amérique du Sud, qui en met plein les yeux à un rythme effréné. A côté la Nouvelle-Zélande me parut belle mais pas impressionnante, dommage pour le vieux rêve qui fut brisé (même si la façon dont je l’ai visitée l’explique en partie, d’ailleurs si j’ai envie d’y retourner).&lt;br /&gt;Beaucoup de voyage banalise le voyage, un rêve de toujours devient l’étape suivante. On a vu beaucoup de belles choses et on sait qu’on en verra encore le lendemain, logiquement. Beaucoup de voyage banalise un peu le voyage, mais paradoxalement donne envie d’encore plus de voyage, on se rend compte que tout est accessible sur cette planète, et on veut tout voir.&lt;br /&gt;Il est difficile de réaliser quelquefois à quel point le moment présent est magique, le site où l’on se trouve absolument grandiose. Pour moi le premier vrai déclic a été le lac Titicaca, là je me suis rendu compte que dormir sur une île au milieu de ce lac n’était pas anodin, enfin pour moi. Peut-être parce qu’il renvoyait à de vieux rêves de gamin, le rêve de ce lac gigantesque et à une altitude impensable.&lt;br /&gt;En regardant les photos et en relisant le blog, pendant et après le voyage, je réalise mieux à quel point c’était magique, et je voudrais retourner dans chaque endroit pour mieux explorer, fouiller … C’est cruel mais le souvenir est souvent plus fort que le moment présent, malgré les innombrables « Woooow !! » que j’ai pu lâcher, et les nombreux instants de bien-être.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Faut-il partir seul ? Je rigole un peu quand je pense que dans les premiers préparatifs du voyage, un an avant le départ, je voulais trouver un compagnon de voyage, redoutant la solitude et malgré tous les conseils reçus de voyageurs plus expérimentés. Je suis donc parti avec quelqu’un que je connaissais à peine, forcément ça n’a pas duré longtemps. Et peu de temps après la séparation je pensais déjà que voyager seul est peut-être la seule vraie façon de voyager. D’abord à cause d’une réalité matérielle simple : quand on voyage seul en mode routard, on n’est jamais seul, on rencontre qui on veut quand on veut en claquant des doigts,&amp;nbsp;simplement&amp;nbsp;en parlant voyage et plus si affinités. Et sans subir la moindre contrainte. Mais aussi et surtout parce qu’on apprend à gérer et même apprécier les quelques moments de solitude qui subsistent entre deux rencontres. C’est sûr, on rigole moins seul qu’à deux, on n’échange pas ses impressions, mais on est seul face à soi-même et la beauté des lieux, et on prend un plaisir différent. A tel point qu’à la fin du voyage, je faisais beaucoup moins d’efforts pour rencontrer d’autres voyageurs. J'étais peut-être lassé par les conversations répétitives mais surtout je n’en ressentais pas le besoin, ne prenant que les rencontres qui venaient d’elles-mêmes sans démarche, des rencontres forcément meilleures et essentielles. Quasiment plus aucune solitude subie, que de la solitude choisie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Allez ne décroche pas tout de suite, j'ai encore un poil à dire ...&lt;br /&gt;&lt;span style="color: white;"&gt;-&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: white;"&gt;-&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1484377143870151357-1555340617577538112?l=nico-autourdumonde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nico-autourdumonde.blogspot.com/feeds/1555340617577538112/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nico-autourdumonde.blogspot.com/2010/07/digestion-1.html#comment-form' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1484377143870151357/posts/default/1555340617577538112'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1484377143870151357/posts/default/1555340617577538112'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nico-autourdumonde.blogspot.com/2010/07/digestion-1.html' title='Digestion 1'/><author><name>Nico</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16407327367546621230</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/-0OWn9876BJc/TX7sISc_CjI/AAAAAAAABIg/M7ZGKcWYLdU/s220/129.%2Btrek%2Bde%2BSanta%2BCruz.jpg'/></author><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1484377143870151357.post-579612795291411132</id><published>2010-07-07T11:17:00.006+02:00</published><updated>2010-07-22T12:04:59.946+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Retour'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Vidéos'/><title type='text'>Evolution de ma tronche</title><content type='html'>Enfin la vidéo !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai beaucoup changé ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;object height="413" width="510"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/aiTpUCg742I&amp;hl=fr&amp;fs=1"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/aiTpUCg742I&amp;hl=fr&amp;fs=1" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="510" height="413"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.youtube.com/results?search_query=nicoautourdumonde&amp;amp;search_type=&amp;amp;aq=f"&gt;Et toujours plein de vidéos ICI ;-)&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: white;"&gt;-&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: white;"&gt;-&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1484377143870151357-579612795291411132?l=nico-autourdumonde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nico-autourdumonde.blogspot.com/feeds/579612795291411132/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nico-autourdumonde.blogspot.com/2010/07/evolution-de-ma-tronche.html#comment-form' title='10 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1484377143870151357/posts/default/579612795291411132'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1484377143870151357/posts/default/579612795291411132'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nico-autourdumonde.blogspot.com/2010/07/evolution-de-ma-tronche.html' title='Evolution de ma tronche'/><author><name>Nico</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16407327367546621230</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/-0OWn9876BJc/TX7sISc_CjI/AAAAAAAABIg/M7ZGKcWYLdU/s220/129.%2Btrek%2Bde%2BSanta%2BCruz.jpg'/></author><thr:total>10</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1484377143870151357.post-3733504472930283839</id><published>2010-06-14T08:36:00.002+02:00</published><updated>2010-10-14T17:15:28.844+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Dolce vita'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Thailande'/><title type='text'>Koh Tao et Railay pour un final en beauté</title><content type='html'>Je quitte Koh Lanta pour une journée très utilitaire et pas très agréable, avec pour seul but d’atteindre la frontière avec la Malaisie, sortir de Thaïlande et entrer à nouveau pour gagner 15 jours supplémentaires sur mon visa. La veille, j’ai passé une bonne partie de la journée à étudier les options, confrontant les infos du Lonely Planet avec celles que me donne un jeune employé de l’hôtel, très sympa et serviable mais pas très bien renseigné. Mais là ça y est, je connais mon itinéraire, mais je ne sais pas à quelle heure je m’arrêterai ce soir ni où je serai. Un peu d’incertitude et d’improvisation pour se sentir vraiment voyager …&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je prends un premier mini-van de 2h30 jusqu’à Trang, où j’ai juste le temps de me balader au marché. J’ai le plaisir de constater que les locaux me regardent, pas les yeux écarquillés mais quand même peu habitués à voir des touristes et se demandant ce que je peux bien faire ici. Le plaisir d’être hors des sentiers battus … Trois quarts d’heure plus tard je prends un autre minivan vers Hat Yai, plus au sud, où je descends au terminal de bus, attends une heure et prends un autre minivan vers Padang Besar, où l’on me dépose devant le poste frontière. Un tampon de sortie du pays, je contourne le bâtiment, un tampon d’entrée, et en cinq minutes c’est réglé, je peux rester 15 jours de plus en Thaïlande. Je me poste sur le trottoir d’en face, un peu dans l’incertitude sur les bus ou minivans qui vont passer là, j'attends 30 minutes en répondant aux écoliers hilares qui rentrent de l’école et me lancent des Hello. Un vieux bus public arrive, j’arrive tout juste à lire la direction sur le pare-brise et je monte à bord. Bien délabré, bien bruyant et polluant, comme il faut. J’arrive à Hat Yai en fin d’après-midi et décide de remonter un peu plus haut jusqu’à Trang, histoire d‘utiliser à fond cette journée bien pourrie mais sans vraiment savoir où je veux aller demain. J’arrive donc à Trang vers 20h après 12 heures passées dans les bus et terminaux. Je trouve un des rares hôtels un peu adaptés aux étrangers, et file au marché de nuit. Dans la rue, un mahout se balade sur son éléphant, tranquille, normal. Ce marché de nuit est un vrai plaisir, on trouve tous les délices de la Thaïlande et même plus, je suis le seul étranger et les gens me regardent, surpris ou amusés de voir un farang. Rassasié de brochettes et chargé de fruits que j’adore (mangostine, jackfruit, litchi …), je rentre à l’hôtel et essaie d’effacer cette longue journée de bus par une bonne nuit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au réveil je suis à nouveau d’attaque pour un nouveau trajet en bus. La destination : retour à la case départ, ou presque. Je repars à Krabi, près de Koh Phi Phi et Koh Lanta, pour rallier Railay. J’attrape de justesse mon bus, et deux heures plus tard je suis à Krabi. Le temps d’un petit trajet en pirogue, je débarque sur la plage, jette mes sacs sur le sable, et contemple le paradis où je viens d’arriver. Railay n’est pas une île, mais c'est tout comme puisqu’on ne peut y aller qu’en bateau, à cause des immense rochers qui clôturent le lieu. Et ces immenses parois rocheuses font de Railay un paradis de l’escalade. Mais pas besoin d’être un fan de grimpette pour profiter des lieux, c’est un vrai paradis. Une plage à l’ouest, une bande de terre de 300 mètres, une plage à l’est. De toutes parts, des parois rocheuses verticales et une végétation luxuriante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/TBXKu5dkJQI/AAAAAAAABEY/yAUP79GATsA/s1600/_1.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="480" qu="true" src="http://3.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/TBXKu5dkJQI/AAAAAAAABEY/yAUP79GATsA/s640/_1.jpg" width="640" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je m’installe à Railay Est, la plage accessible aux budgets modestes. Bordée par la mangrove, un peu boueuse, pas vraiment faite pour la baignade, mais bordée de petits bars, restaurants, commerces. Et Railay Ouest, la plage somptueuse mais aux hôtels très chers, n’est qu’à 5 minutes. Je passe quatre jours délicieux, bien qu’assez pluvieux à cause de la mousson qui commence, entre plage à Railay Ouest, plage à Pha Nang, photos, des couchers de soleil, piscine, grimpette dangereuse vers un point de vue, soirées avec tout un groupe d’expatriés irlandais-américains-québécois et thaïs qui vivent à Koh Lanta. Railay est mon petit paradis, mieux que Phi Phi et Lanta.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/TBXLQAFo4rI/AAAAAAAABEc/Rpd1GCBRtG4/s1600/_2.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="480" qu="true" src="http://2.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/TBXLQAFo4rI/AAAAAAAABEc/Rpd1GCBRtG4/s640/_2.jpg" width="640" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le dernier soir, j’assiste enfin à un combat de boxe thaï, expérience à ne pas manquer ici. Sur un vieux ring pourri, dans un bar à 10 mètres de l’eau, un boxeur local affronte un vietnamien. Ça commence doucement mais ça monte rapidement en intensité. Ils se frappent violemment et se projettent dans les cordes, au son du commentateur qui lance des « Oh my Buddha, what happens ? Oh My Buddha !! ». Quand l’un se retrouve sur le dos de l’autre, « Oooh they are like a ladyboy ! ». Quand l’un jette l’autre dans les cordes, « Oooh they look like a monkey, oh my Buddha !». Une grand blonde qui n’a pas froid aux yeux, anglaise ou américaine, annonce le début de chaque round d’une manière, hummm ... très libérée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je dois quand même m’en aller, parce que les jours sont comptés. Je voulais m’enfiler le trio Koh Samui – Koh Pha Ngan – Koh Tao, mais il est clairement trop tard. Je voulais m’arrêter sur la côte est à Chumphon, face à Koh Tao, pour refaire du kitesurf, mais ce n’est pas la saison. Je choisis donc Koh Tao, qui sera l’ultime étape de ce voyage. Vingt minutes de pirogue, un débarquement hasardeux et périlleux dans la boue, et un minivan vient me chercher … il est vide ! Je me dis qu’on va prendre d’autres passagers plus tard, sur la route, mais non je me retrouve comme dans un taxi privé pendant quatre heures de route jusqu’à Chumphon. Dommage que le chauffeur ne parle pas un mot d’anglais. Sur la route, je verrai une des rares images exotiques de vie locale : des singes accrochés à l’arrière d’un pick-up chargé à ras bord de noix de cocos. Le pick-up roule vite, et les singes tiennent sur une minuscule barre de fer, accrochés à une chaînette, et apparemment pas stressés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/TBXL_f55A_I/AAAAAAAABEg/k_jlVvbaZCo/s1600/_3.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="480" qu="true" src="http://4.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/TBXL_f55A_I/AAAAAAAABEg/k_jlVvbaZCo/s640/_3.jpg" width="640" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après une pause dans le resto de l’agence, je suis emmené avec deux hollandais vers l’embarcadère du bateau, pour une nuit sur les eaux vers Koh Tao. C’est un vieux rafiot, il y a juste une grande pièce avec des matelas entassés pour dormir. Je trouve par chance un lit suspendu au plafond, qui m’évite d’être collé à quelqu’un et d’avoir le nez sous son aisselle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le bateau accoste à 5 heures du matin, je ne sais pas trop bien où je veux aller. Je pense bien à Tanote Bay, sur la côte est qui regroupe les plus belles plages, mais c’est apparemment isolé de tout et les taxis coûtent très cher à cause des routes défoncées, lesquelles dissuadent fortement l’utilisation d’un scooter. Donc je comate un moment sur les marches du 7 Eleven, en attendant que le jour se lève, et finis par me décider à prendre une chambre pas chère ici même près du port, pour une nuit en attendant d’avoir les idées plus claires. Je prends un bungalow chez Mr J, apparemment un homme haut en couleurs et connu pour sa foi inébranlable en la réincarnation. La réception de l’hôtel est pleine d’A4 plastifiés développant ses thèses, et on en trouve même en ville, sur des poteaux. Même le Lonely Planet en parle et recommande de le lancer sur le sujet, malheureusement il est en vacances.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/TBXMfYOyTnI/AAAAAAAABEk/xD4F8KoUBHE/s1600/_4.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="640" qu="true" src="http://2.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/TBXMfYOyTnI/AAAAAAAABEk/xD4F8KoUBHE/s640/_4.jpg" width="480" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me lance dans un petit tour de la ville et je tombe sur le shop de plongée Blue Diamond que l’on m’avait recommandé. Koh Tao est réputée pour la plongée&amp;nbsp;(à juste titre ?), et depuis le temps que je contente du gentil snorkeling, je suis très tenté. Le gérant ne parle pas un mot d’anglais, mais appelle tout de suite un instructeur français, qui rapplique tout de suite et m’explique tout sur le cursus Open Water, me dit tout le mal qu’il pense des gros shops de plongée à Koh Tao, et me donne plein d’infos diverses sur la vie locale. Je suis convaincu et signe, d’autant que je vais profiter d’un cours privé pour le prix normal. Et le bungalow m’est offert pendant quatre nuits, pratique assez classique ici.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je déménage donc à Blue Diamond, et entame un cours particulier de quatre jours de plongée. La salle de cours est à 10 mètres de mon bungalow, la mer est transparente, le ciel est bleu … Quelques heures de cours et de quizz, quatre plongées entre 12 et 18 mètres. Je n’ai pas vu les plus beaux sites, les couleurs étaient là sans être impressionnantes, mais quelle sensation magique de plonger avec la bouteille !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Entre deux cours je vais marcher le long de la côte, sur un petit sentier entre végétation et rochers, et je tombe sur une plage splendide, déserte si j’oublie deux filles qui bronzent. Il y a des bungalows mais ils sont tous vides. Je m’offre 30 minutes de snorkeling dans l’eau transparente, et reste un moment sur la plage pour contempler cette vision du paradis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/TBXMndQUZdI/AAAAAAAABEo/XiJ9aMuWIzo/s1600/_5.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="480" qu="true" src="http://2.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/TBXMndQUZdI/AAAAAAAABEo/XiJ9aMuWIzo/s640/_5.jpg" width="640" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je passe une soirée sympa devant une sorte de kiosque qui fait office de bar, au bord du trottoir, avec deux jeunes français et un suisse. Une fois la certification de plongée en poche, je profite du dernier jour pour louer un scooter et explorer le peu qui peut l’être. La plupart des routes sont très pentues et pleines de terre, les accidents sont nombreux, et les loueurs se font un plaisir de facturer des sommes monstrueuses pour la moindre rayure. Et comme mes deux légers accidents au Cambodge m’ont causé pas mal d’ennuis directs et indirects, je ne veux pas prendre le risque et je reste sur les routes faciles qui ne permettent de voir&amp;nbsp;que&amp;nbsp;le sud, la côte ouest (la moins belle), et l’ïle Nan Yuang au nord. Les rares pentes raides que j’ai descendues, en tentant un tour vers les belles plages de l’est, m’ont donné des frissons. J’arrive quand même à découvrir des plages somptueuses et désertes, des bungalows donnant sur l’eau, des sites de snorkeling. Même si j’ai dédié mon passage à Koh Tao à l’apprentissage de la plongée, je suis un peu déçu d’être passé à côté de ça. Les îles voisines Koh Samui et Koh Pha Ngan sont réputées plus belles, mais à Koh Tao aussi on peut trouver des petites criques paradisiaques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/TBXMtSU1oZI/AAAAAAAABEs/7G85rNcHOOA/s1600/_6.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="480" qu="true" src="http://3.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/TBXMtSU1oZI/AAAAAAAABEs/7G85rNcHOOA/s640/_6.jpg" width="640" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le lendemain je profite encore un peu du scooter pour retourner sur la magnifique plage de Ao Chalok au sud, et je vais prendre le bateau rapide vers la côte vers Chumphon pour ensuite prendre un train de nuit. A partir de là, une ligne droite se trace :&lt;br /&gt;- Bangkok le 14 matin&lt;br /&gt;- Londres le 15 matin&lt;br /&gt;- Home sweet home le 15 dans la journée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne quitte pas la Thaïlande avec d’énormes regrets. Malgré la beauté des îles, ce n’était vraiment pas le pays le plus marquant pour moi. Mais en quittant la Thaïlande je termine ce voyage. J’ai eu beau y penser sans arrêt dans les derniers jours, j’ai quand même eu du mal à réaliser que la fin approchait. De Quito à Koh Tao, presque un an s’est passé. Je savais que le voyage passerait vite, et ce fut le cas, mais quand je regarde en arrière, cette année a duré comme deux années. Les aventures des premières semaines, des premiers mois, paraissent s’être passées dans une vie antérieure.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pas de bilan tout de suite, c’est encore trop chaud. Le voyage s’arrête, le blog continue encore un peu, histoire de livrer une petite vidéo inédite et de mettre noir sur blanc ma digestion de tout ça … alors ne décroche pas tout de suite et reviens ici !&lt;br /&gt;&lt;span style="color: white;"&gt;-&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: white;"&gt;-&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1484377143870151357-3733504472930283839?l=nico-autourdumonde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nico-autourdumonde.blogspot.com/feeds/3733504472930283839/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nico-autourdumonde.blogspot.com/2010/06/koh-tao-et-railay-pour-un-final-en.html#comment-form' title='20 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1484377143870151357/posts/default/3733504472930283839'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1484377143870151357/posts/default/3733504472930283839'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nico-autourdumonde.blogspot.com/2010/06/koh-tao-et-railay-pour-un-final-en.html' title='Koh Tao et Railay pour un final en beauté'/><author><name>Nico</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16407327367546621230</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/-0OWn9876BJc/TX7sISc_CjI/AAAAAAAABIg/M7ZGKcWYLdU/s220/129.%2Btrek%2Bde%2BSanta%2BCruz.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/TBXKu5dkJQI/AAAAAAAABEY/yAUP79GATsA/s72-c/_1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>20</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1484377143870151357.post-2887605406837736025</id><published>2010-06-05T16:45:00.002+02:00</published><updated>2010-10-14T16:14:04.902+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Dolce vita'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Thailande'/><title type='text'>Un petit tour du côté du paradis</title><content type='html'>Après une après-midi suffocante dans Bangkok apaisée (de force), je monte dans un bus de nuit, direction le sud, direction les îles. Il me reste presque trois semaines, j’ai décidé de les passer intégralement dans ces endroits de rêve, histoire de me reposer et de prendre le temps de repenser aux onze mois qui se sont écoulés. Exit la Malaisie et l’Indonésie, qui auraient fait de cette fin de voyage une vraie course contre la montre, l’antithèse du voyage pour moi. Toute la difficulté est maintenant de choisir sur quelles îles paresser, sachant que je devrai descendre jusqu’à la frontière malaisienne pour gagner 15 jours sur mon visa.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une nuit plus tard, après un voyage pénible à cause d’un type pénible qui a soûlé le bus toute la nuit en parlant, et moi le premier puisque j’étais à côté, j’arrive à Krabi, sur la côte ouest appelée côte Andamane. J’avais entendu dire que c’était un beau coin, mais ma première vision n’est pas très réjouissante, et le Lonely Planet, consulté un peu tardivement, me confirme qu’il n’y a pas grand-chose à y faire. Par contre, à proximité immédiate se trouvent quelques-uns des plus beaux joyaux de la Thaïlande, à commencer par Koh Phi Phi. Donc je prends tout de suite mon ticket pour la traversée en bateau, et deux heures plus tard le bateau accoste au port. En route j’ai rencontré Steffi, une allemande qui voyage quelques mois en Asie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Koh Phi Phi est une légende, autant pour sa beauté façon « carte postale », que pour avoir été ravagée par le tsunami en 2004. Au premier abord je ne suis pas impressionné, même si le temps couvert explique que la couleur turquoise des eaux ne soit pas au rendez-vous. La concentration touristique du village Hat Tonsai, concentration en agences de tourisme, restaurants, hôtels, bars … est là aussi pour casser le charme. En s’égarant dans des petites ruelles, on trouve tout juste une vraie vie locale. Après s’être sorti du labyrinthe de ruelles piétonnes, au rythme des « Phi Phi !» des locaux qui veulent se frayer un chemin en vélo, Steffi et moi trouvons une chambre basique à un prix abordable, c’est un soulagement au vu des prix pratiqués sur l’île. Une fois installés, on file voir la plage opposée au port. Koh Phi Phi est la carte postale parfaite parce que c’est un isthme de sable qui relie deux rochers immenses. Dans le village il y a donc deux plages distantes de 100 mètres à peine, surplombés par des rochers remplis de végétation. Mais aujourd’hui la carte postale n’est pas évidente. On attendra le soleil pour voir l’eau d’une couleur magique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après un dîner rapide au marché local, où même là les prix&amp;nbsp;du continent&amp;nbsp;sont multipliés&amp;nbsp;au moins&amp;nbsp;par deux, on fait un petit tour nocturne sur la plage, conquise par les bars qui rivalisent en lumières et en spectacles de feu. Le spectacle classique de l’ultra-tourisme …&amp;nbsp;Et je vais m’écraser dans mon lit, après 40 heures sans sommeil.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le lendemain, après avoir difficilement trouvé un petit-déjeuner à prix abordable, direction le port pour une journée de snorkeling. Nous avons réservé le tour classique d’une journée, qui fait le tour des îles voisines et des sites de snorkeling. Entassés à douze dans une pirogue, on commence par le petit arrêt obligé sur la plage aux singes, pour leur donner des bananes du bout des doigts. On continue vers un premier site de snorkeling. Evidemment ça ne vaut pas la vraie plongée, activité reine sur les îles, mais même avec un simple tuba, les poissons et le corail sont magnifiques. Au bruit assourdissant du moteur, on navigue vers Bamboo Island, plage splendide aux eaux turquoises et sable fin pour déjeuner.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/TApduf_WNkI/AAAAAAAABDg/_FN0dc4Zg4g/s1600/_1.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" gu="true" height="480" src="http://4.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/TApduf_WNkI/AAAAAAAABDg/_FN0dc4Zg4g/s640/_1.jpg" width="640" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On enchaîne un ou deux sites de snorkeling, pour terminer par le clou de la journée, une petite marche sur Phi Phi Leh pour arriver sur Maya Bay, la fameuse plage où a été tournée le film The Beach. Difficile de la reconnaître puisqu’elle avait été trafiquée au montage, avec un rocher supplémentaire pour donner l’impression qu’elle est quasiment fermée. Alors qu’en réalité elle est largement ouverte sur la mer. Mais cet endroit reste splendide, la plage est coincée entre de gigantesques rochers. Manquent encore les eaux turquoises, à cause du temps couvert, arrrgh !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/TApe2N92TqI/AAAAAAAABDk/xNUgQjD3GwI/s1600/_2.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" gu="true" height="480" src="http://4.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/TApe2N92TqI/AAAAAAAABDk/xNUgQjD3GwI/s640/_2.jpg" width="640" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Retour sur Phi Phi Don, où nous passons la soirée avec un jeune couple néo-zélandais, découvrant des pittoresques bars de plage et luttant contre la fatigue d’une longue journée sur la pirogue. Le lendemain nous prenons notre courage et notre bouteille d’eau pour monter au point de vue qui domine le village Ao Ton Sai et le fameux isthme. La montée est courte mais riche en transpiration, et&amp;nbsp;en haut&amp;nbsp;la récompense est bien là. La vision de l’île parfaite, la carte postale que l’on avait dans un coin de notre mémoire, la couleur magique de l’eau, l’isthme de sable presque trop beau pour être vrai qui relie deux plages arrondies, les rochers majestueux qui dominent le tout, et le soleil enfin éclatant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/TApfvo-eR6I/AAAAAAAABDo/PBs3wy7RNQ0/s1600/_3.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" gu="true" height="480" src="http://2.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/TApfvo-eR6I/AAAAAAAABDo/PBs3wy7RNQ0/s640/_3.jpg" width="640" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur ce point de vue, on trouve une photo montrant le triste spectacle juste après le tsunami. Bien sûr il ne reste presque plus aucune trace de la catastrophe, sauf quelques débris dans les zones de vie locale, cachées derrière les ruelles touristiques. Et de nombreux restaurants affichent leurs propres photos, remerciant tous les touristes qui étaient là et ont aidé à la reconstruction.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous redescendons et marchons une demi-heure le long de la côte, longeant les bungalows cachés dans les arbres, jusqu’à Long Beach, bien plus belle que les plages principales et très calme en cette saison basse. Une après-midi de vrai farniente comme je n’en ai pas eue depuis longtemps, entre&amp;nbsp;lecture et&amp;nbsp;baignade dans les eaux chaudes couleur turquoise. De retour au village, je prends une initiation gratuite à la plongée dans une micro-piscine, histoire d’avoir une première sensation avant de dépenser des fortunes. A l’horizon de mon voyage pointe Koh Tao, ultra-réputée pour ses sites de plongée … On retrouve le couple néo-zélandais dans un petit restaurant de plage, mais la soirée se fait finalement très courte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dès le lendemain, nous quittons Koh Phi Phi, en ayant peut-être manqué quelques beaux coins isolés, mais je reste sur ma faim par rapport à sa réputation, et je veux avancer. Les jours sont comptés, je suis bien obligé d’y penser et de calculer. Direction une&amp;nbsp;autre île très réputée,&amp;nbsp;Koh Lanta, située à une heure de bateau. Les rabatteurs des guesthouses n’attendent pas gentiment que l’on débarque sur Koh Lanta, ils sont déjà à l’œuvre dans les rues de Koh Phi Phi, démarchant toute personne qui se balade avec ses bagages. Ils proposent tous des hôtels sympas avec piscine, en bord de mer bien sûr, à des prix deux à trois fois inférieurs à ceux de la saison haute. Ce n’était pas calculé, mais je me rends compte que je n’aurais pas pu voyager longtemps dans les îles si j’étais venu après la mousson et non avant. Je subis peut-être la chaleur écrasante depuis trois mois, mais il y a des avantages. Nous avons donc l’embarras du choix, quatre dépliants plus beaux les uns que les autres en main, avec l’assurance de ne payer que 5$ la nuit chacun.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Arrivés à Koh Lanta, nous sommes bien sûr pris en charge par l’hôtel que nous avons choisi. Changement total de décor, Koh Lanta est une île beaucoup plus grande, avec des routes larges et des voitures, et surtout une vraie vie locale. Et l’exploitation touristique paraît plus faible ici, malgré les innombrables panneaux indiquant les resorts cachés au bout des chemins. Installés dans notre petit bungalow avec TV et frigo (un luxe), nous pouvons profiter des lieux et surtout de la belle piscine devant la plage, et nous rendre compte que la plage n’est pas terrible. Enfin à ce prix-là, difficile de tout avoir, j’ai rarement eu autant de confort pendant mon voyage. Nous rencontrons Mickaël et Aurélie, un couple français qui rentre de trois ans passés en Nouvelle-Zélande. Nous partons marcher le long de la route, sans but précis mais pour découvrir les alentours, et sommes embarqués dans le tuk-tuk de trois femmes hilares qui vont vers le marché. La première impression en arrivant à Koh Lanta, c’est de voir combien la communauté musulmane est présente, et peut-être même majoritaire. On voit de nombreuses femmes voilées, même de très jeunes filles le sont, et l’on voit régulièrement des niqab. Déjà à Koh Phi Phi j’avais été frappé par le nombre de femmes voilées, mais c’était sans comparaison avec Koh Lanta. C’est toujours surprenant lorsque l’on n’a pas visité des pays comme la Malaisie et l’Indonésie, et que l’on a encore une image classique de l’Asie, associée au bouddhisme. Mais islam et bouddhisme semblent cohabiter paisiblement, et on ne sent aucune barrière, même avec les étrangers aux tenues légères.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On arrive donc au marché, et là on ne résiste pas, on goûte à tout ce qui se présente, fruits exotiques, pâtisseries encore jamais vues ailleurs en Thaïlande (et visiblement liées à la culture musulmane). On ne sent pas sur une île touristique, l’ambiance est très détendue et les gens souriants. Nos trois femmes hilares nous attendent dans leur « side-tük-tük », on repart vers notre hôtel. C’est amusant de voir qu’en Amérique du Sud et en Asie, chaque ville a ses propres engins originaux en guise de taxi, souvent basés sur une mobylette mais presque toujours différents. D’une ville à une autre, quelquefois peu éloignées, on trouve des mototaxis ou tük-tüks différents, mais tous strictement identiques à l’intérieur d’une même ville.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/TApgiOqxymI/AAAAAAAABDs/NivNzLgTMco/s1600/_4.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" gu="true" height="480" src="http://4.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/TApgiOqxymI/AAAAAAAABDs/NivNzLgTMco/s640/_4.jpg" width="640" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Onze mois de voyage m’ont habitué à ce que rien ne soit jamais désintéressé, et surtout pas les propositions de transport, et pourtant là elles ne nous demandent rien, alors on leur paie l’essence spontanément et avec plaisir. La journée se termine tranquillement entre piscine, dégustation du pad thaï acheté&amp;nbsp;au marché&amp;nbsp;pour presque rien, et un petit Uno pour réveiller le cerveau bercé par tant de douceur de vivre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le lendemain, on négocie sèchement le prix des scooters avec le patron taciturne de l’hôtel qui nous prend pour des cons, et on part explorer l’île. Premier arrêt au centre de l’île, dans un resto qui donne un point de vue magique sur la côte est, avec de nombreuses îles au large, de la verdure partout, et une eau bleue à se noyer les yeux. On savait que notre plage sur la côte ouest n’était vraiment pas la meilleure, mais là le contraste est raide.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/TAphYrjRtBI/AAAAAAAABDw/7Ex48TVpbCU/s1600/_5.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" gu="true" height="396" src="http://1.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/TAphYrjRtBI/AAAAAAAABDw/7Ex48TVpbCU/s640/_5.jpg" width="640" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On descend vers&amp;nbsp;la vieille ville&amp;nbsp;Ban Lanta. On se retrouve dans un petit village épargné du tourisme, endormi au bord de l’eau, aux maisons chinoises en bois plus authentiques les unes que les autres, un calme et une sérénité absolus. On visite d’abord Hammock House, le magasin le plus réputé en Thaïlande pour ses hamacs. Il y en a de toutes les sortes, toutes les couleurs, dans une superbe boutique en bois. C’est tentant mais ça risque de peser très lourd dans mon sac, et je ne vois pas bien où l’attacher chez moi (ou bien ai-je déjà oublié à quoi ressemble mon appart’ ?).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On se balade sur la très longue jetée, puis sur le petit marché du dimanche, encore plus charmant que celui de la veille. Là encore on goûte à tout, on essaie de se faire expliquer ce qui est devant nos yeux mais à peine une personne sur vingt baragouine quelques mots donc il faut prendre des risques, heureux … ou pas. On repart sur la magnifique route côtière vers le sud, qui se termine par un hôtel un peu désert avec des bungalows perchés dans les arbres. On ne peut malheureusement pas faire le tour complet par le sud, il n’y a plus de route,&amp;nbsp;donc&amp;nbsp;retour vers le nord en longeant les plages splendides, en jetant un coup d’œil au bleu magique de la mer, en admirant aux îles au large. Un petit arrêt pour Mickaël et Aurélie devant une maison qui propose des treks en éléphant, pour se rendre compte qu’ils ne paraissent pas très bien traités, donc on repart et on s’arrête devant l’Ecole des Singes, qui propose un spectacle très cher et apparemment attrape-touristes, donc on repart et on s’arrête pour une petite balade au milieu de la mangrove, un milieu étonnant bien qu’assez boueux. Les tours en kayak proposés dans la mangrove puis sur les îles sont tentants mais encore une fois très chers malgré l’énorme remise de basse saison. En Thaïlande je ne comprends décidément pas l’écart entre le coût moyen de la vie et le prix des tours organisés, même lorsqu’ils manquent cruellement de clients.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On fait le tour de l’île par le nord, on traverse la ville principale, on profite du 7 Eleven (la drogue du touriste en Thaïlande, le petit lien avec le confort occidental). Après un court arrêt à l’hôtel, je repars seul au restaurant Time for Lime, réputé pour ses cours de cuisine. C’est un endroit très cozy et plein de bon goût au bord de la plage, tenu par des expatriés. Je profite du wifi, de la margarita au lemongrass, du coucher de soleil, de l’excellente cuisine fusion avec Mickaël, Aurélie et Steffi qui m’ont rejoints, et passe une soirée juste idyllique grâce à la classe de ce lieu. Dans les pays pauvres, on mange local pour le dépaysement et soigner le portefeuille, mais on cherche aussi les lieux spéciaux tenus par des expatriés pour se sentir vraiment bien. On ne renie pas ses origines et ses goûts …&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/TApiB4hekvI/AAAAAAAABD0/Ye2uWSKfWKQ/s1600/_6.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" gu="true" height="480" src="http://4.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/TApiB4hekvI/AAAAAAAABD0/Ye2uWSKfWKQ/s640/_6.jpg" width="640" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le lendemain est une journée tranquille, entre petit-déj’ dans une pâtisserie française décevante, piscine, balade sur la longue plage, mon gros bouquin enfin fini, un peu d’écriture, et une soirée relax au bar voisin. Le surlendemain … aussi. Je renonce à reprendre un scooter, les yeux peut-être trop fixés sur mon budget de fin de voyage, et je glandouille tranquillement à l’hôtel, profitant un peu de TV5 Monde (pour me réacclimater progressivement !) et faisant exploser ma stat’ des cafards écrasés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je quitte Koh Lanta le surlendemain et quitte Steffi. Mon objectif n’est pas des plus réjouissants : aller jusqu’à la frontière malaisienne pour obtenir 15 jours de plus sur mon visa. L’assurance d’au moins une journée complète en bus ! J’avais prévu de m’en rapprocher en visitant Koh Tarutao ou Koh Lipe, mais en cette basse saison on m’a dissuadé d’aller m’enterrer sur ces îles. Tiens voilà une réflexion que je me faisais récemment, il y a un inconvénient à voyager seul, on fait souvent des choix moins audacieux, on ne sort que modérément des chemins battus, par peur que ce soit compliqué ou de se retrouver vraiment seul. Ou peut-être faut-il plus d’un long voyage pour passer ce cap et tout oser ?&lt;br /&gt;&lt;span style="color: white;"&gt;-&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: white;"&gt;-&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1484377143870151357-2887605406837736025?l=nico-autourdumonde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nico-autourdumonde.blogspot.com/feeds/2887605406837736025/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nico-autourdumonde.blogspot.com/2010/06/un-petit-tour-du-cote-du-paradis.html#comment-form' title='21 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1484377143870151357/posts/default/2887605406837736025'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1484377143870151357/posts/default/2887605406837736025'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nico-autourdumonde.blogspot.com/2010/06/un-petit-tour-du-cote-du-paradis.html' title='Un petit tour du côté du paradis'/><author><name>Nico</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16407327367546621230</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/-0OWn9876BJc/TX7sISc_CjI/AAAAAAAABIg/M7ZGKcWYLdU/s220/129.%2Btrek%2Bde%2BSanta%2BCruz.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/TApduf_WNkI/AAAAAAAABDg/_FN0dc4Zg4g/s72-c/_1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>21</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1484377143870151357.post-379313105606781936</id><published>2010-05-25T04:53:00.004+02:00</published><updated>2010-10-14T15:35:33.678+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Thailande'/><title type='text'>Sukhothai, Ayuthaya, Kanchanaburi, je descends petit à petit</title><content type='html'>Devant l’incertitude complète en Thaïlande, les événements graves de Bangkok, et mes petits problèmes de santé qui m’empêchent de me réfugier trop tôt dans les îles, je décide de descendre tout doucement à travers le pays, en m’arrêtant finalement dans des villes que je comptais éviter. Je voulais notamment éviter de visiter des temples, parce qu’après tous ceux que j’ai visités au Vietnam, au Laos, et au Cambodge, et avec l’apothéose des temples d’Angkor, je sature vraiment.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je monte dans un bus qui m’emmène vers Sukhothai, ville classée au patrimoine mondial de l’Unesco pour ses vieux temples bouddhistes. Elle fut la première capitale de la Thaïlande, et n’est réputée que pour son Parc Historique, façon Angkor en beaucoup plus petit et dans un autre style. Elle n’est d’ailleurs pas très touristique, on ne compte que quelques guesthouses et restaurants qui s’adressent aux voyageurs. Et ça c’est un bon point pour moi, j’adore ces petites étapes où l’on ne rencontre que très peu de touristes. A l'arrivé au terminal des bus, je suis gentiment emmené à&amp;nbsp;moto&amp;nbsp;par un belge installé ici, et je m’installe dans une petite guesthouse presque vide. Je m’offre encore l’air conditionné, comme à Chiang Mai et malgré la différence de prix. Lorsqu’on a des petites choses à faire guérir, c’est une aide considérable d’être au frais. Le premier soir je me balade rapidement en ville, où il n’y a rien de spécial à voir, et je dîne sur un des étals alignés sur le trottoir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le lendemain matin, j’ai le tort de traîner un peu, de discuter sur Facebook, et je ne prends le bus vers le Parc Historique qu’à 11h, quand la chaleur se fait écrasante. Je loue un vélo pour un prix dérisoire, et me lance dans le magnifique parc, où l’on trouve de vieux temples de plusieurs siècles, en briques, des statues de Bouddha, au milieu d’un réseau de petites routes qui les contournent, de plans d’eau et de pelouses qui allègent le tout. Le premier Wat Mahathat est vraiment beau et majestueux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S_qZTA7rlFI/AAAAAAAABC4/T6mQ5bZ7Ujw/s1600/_1.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" gu="true" height="480" src="http://4.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S_qZTA7rlFI/AAAAAAAABC4/T6mQ5bZ7Ujw/s640/_1.JPG" width="640" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je tourne dans tous les sens avec mon vélo, et prends plus de photos que je ne visite vraiment, histoire de ne prendre que le meilleur et ne pas réactiver ma lassitude des temples. Sukhothaï n’est pas une priorité pour la majorité des voyageurs, et nous sommes en basse saison, je compte donc au maximum 15 visiteurs sur les dizaines de kilomètres carrés. C'est un vrai bonheur d’être quasiment seul pour visiter ce lieu. Je sors de la zone centrale et m’aventure vers la zone Ouest, dans la campagne, surtout pour voir Wat Siphan, une grande statue de Bouddha en haut d’une colline, d’où l’on a une vue dominante à des kilomètres à la ronde. On distingue quelques temples qui dépassent timidement des arbres, et Sukhothai au fond.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S_qbFWGUoJI/AAAAAAAABDE/N885gkCEfu8/s1600/_2.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" gu="true" height="480" src="http://1.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S_qbFWGUoJI/AAAAAAAABDE/N885gkCEfu8/s640/_2.JPG" width="640" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En bas, un policier très sympa offre de l’eau et des fruits, essaie de discuter malgré son anglais limité. Il est affecté là toute la journée pour éviter que des visiteurs se fassent voler. Je fais encore deux ou trois détours, repasse par la zone centrale pour prendre de meilleures photos, et reviens en ville, pour passer toute la fin d’après-midi et la soirée dans la guesthouse, profiter du wifi, puisqu’il n’y a vraiment rien d’autre à faire à Sukhothai.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je décolle dès le lendemain matin, cette fois pour me rapprocher vraiment de Bangkok, direction Ayuthaya. Cette ville est réputée exactement pour les mêmes raisons que Sukhothai, un Parc Historique plein de vieux temples et classé au Patrimoine Mondial. En fait ce n’est pas là que je veux aller, je voudrais aller directement à Kanchanaburi, à 3 heures à l’ouest de Bangkok. Mais vu le temps de bus pour Bangkok, et l’incertitude totale sur la possibilité ou non de prendre un autre bus dans la foulée, j’ai trop peur de rester coincé à Bangkok et de devoir y passer une nuit. Donc après une longue étude du Lonely Planet et des liaisons en bus entre les villes périphériques, j’ai opté pour une courte après-midi et une nuit à Ayuthaya. Mauvaise surprise, mon bus dessert surtout Bangkok et daigne me déposer sur le bord de l’autoroute, à 6 km du centre. Je sais qu’un taxi sera là pour proposer ses services, mais j’ai peur de me faire racketter sur le prix, et de ne pouvoir rien dire. Je suis le seul passager à descendre là, il n’y a qu’un chauffeur de taxi, je suis à sa merci … et pourtant j’arrive à lui faire baisser son prix ! Soit il est très honnête, soit il a des choses à apprendre … Il me dépose devant la guesthouse la plus populaire, et j’arrive encore à faire baisser le prix de la chambre parce qu’on vient me chercher sur le trottoir alors que je fais mine de ne pas être intéressé. Le temps de poser le sac, j’ai trois heures pour faire une visite expresse de l’essentiel du Parc Historique. C’est parti sur un vélo encore bien négocié (50 cents, ça va, c’est pas trop cher ?). Là encore je me contente de rouler en ville entre les temples et les grandes pelouses un peu désertes, prenant une petite photo par-ci par-là. Je suis quand même positivement surpris par la beauté des ruines, je ne m’attendais pas à ça.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S_qa7Tto5uI/AAAAAAAABDA/EnZb9a3qSzE/s1600/_3.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" gu="true" height="480" src="http://4.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S_qa7Tto5uI/AAAAAAAABDA/EnZb9a3qSzE/s640/_3.jpg" width="640" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On a beau être près de Bangkok et dans une ville classée, je sens qu’ils ne doivent pas voir beaucoup de touristes, vus les regards qui se tournent à mon passage. En me contentant de l’essentiel, sans passer au-delà de la rivière, je boucle mon affaire en deux heures, j’ai vu ce que je voulais voir en un minimum de temps et sans atteindre le fatidique point de lassitude. Je rentre donc à la guesthouse puisqu’il n’y a apparemment rien à faire en ville. J’ai l’excellente surprise de pouvoir réserver un minibus direct pour mon étape suivante, alors que le Lonely Planet recommandait deux bus publics avec changement dans une ville improbable, mes choix de voyage sont donc récompensés ! Je profite du wifi et ressors tard dans le quartier lorsque je me rends compte que je n’ai plus d’eau. J’en trouve mais on me rappelle quand même que c’est interdit de se balader, qu’ici aussi il y a un couvre-feu. J’avais presque oublié … Dans la guesthouse je rencontre rapidement quelques anglais et deux thaïlandais de Bangkok, mais il est déjà tard, je m’en vais demain matin de toute façon, et je suis dans ma période « je-me-balade-tout-seul-et-je-me-sens-bien-comme-ça,-je-ne-prends-que-les-très-bonnes-rencontres-qui-viennent-à-moi-sans-effort-particulier ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le lendemain à 9 heures, je suis déjà reparti, dans le minibus quasiment vide sauf deux australiens. A peine deux heures de trajet tout confort, et j’arrive à Kanchanaburi où je trouve une chambre pas chère dans la guesthouse la plus sympa, avec piscine, et avec vue sur … la rivière Kwaï ! Eh oui, c’est la première raison de la notoriété de Kanchanaburi, on y trouve le fameux Pont sur la rivière Kwaï. Je vais faire un tour au musée, pour prendre une petite leçon d’histoire sur la Voie Ferrée de la Mort, que les Japonais ont fait construire par leurs prisonniers dans des conditions terribles, entre la Thaïlande et la Birmanie pendant la Seconde Guerre Mondiale. Ensuite forcément, je vais voir le pont, blindé de touristes locaux. On peut même marcher dessus, mais bon ça reste un pont !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S_qdHNL3c0I/AAAAAAAABDI/fgvYzZLh90A/s1600/_4.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" gu="true" height="480" src="http://1.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S_qdHNL3c0I/AAAAAAAABDI/fgvYzZLh90A/s640/_4.jpg" width="640" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour profiter du vélo et passer l’après-midi, je vais rouler dans la campagne sur l’autre rive. Des palmiers, du tapioca, des montagnes boisées au loin, des champs, un petit village tranquille … belle balade mais je cherche toujours, sans la trouver, la beauté et la magie que je trouvais partout au Laos et au Cambodge. Je rentre en ville et visite encore un minuscule musée consacré à la guerre et au pont, avec de belles photos d’époque. Je rends le vélo, profite de la piscine de la guesthouse, et je vais faire un tour dans le quartier backpacker, à la recherche d’un petit bar sympa. Au moins la moitié sont trustés par des jeunes filles thaï qui sourient trop et interpellent par-delà le trottoir … OK j’ai compris. D'ailleurs le nombre d'hommes occidentaux d'âge mûr, qui traînent dans le coin, célibataires ou avec une jeune thaï, est particulièrement élevé. Donc je me retrouve au vrai-faux bar, qui ne ressemble à rien, d’un vieil américain décoloré et obèse, installé ici depuis 38 ans, et qui trône toute la journée avec ses copains et clients tout aussi vieux et obèses, à boire de la bière et écouter du vieux rock. Ambiance sympa, heureusement quand même il y a un jeune couple irlando-écossais qui m’aide à me sentir moins intrus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le lendemain matin, je pars dans un bon vieux bus local déglingué pour visiter le joyau dans le coin, le Parc National Erawan. En fait de parc, c’est surtout une cascade en sept niveaux, avec de nombreuses petites piscines aux eaux turquoises et des poissons qui viennent tâter de nos mollets, au milieu d’une forêt très verdoyante. Pour monter jusqu’au niveau le plus haut, il y a une bonne petite marche, et tout le long, à chaque niveau, des thaïs et des touristes qui se baignent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S_qeUFpQ07I/AAAAAAAABDM/FkKylw3WsRs/s1600/_5.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" gu="true" height="480" src="http://3.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S_qeUFpQ07I/AAAAAAAABDM/FkKylw3WsRs/s640/_5.jpg" width="640" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je termine la journée tranquillement entre la piscine et&amp;nbsp;le wifi, et je passe une soirée sympa avec Giles et Ally, le couple irlando-écossais de la veille, et je fais mon sac pour rejoindre Bangkok le lendemain puis les îles. Je termine quatre jours de petites étapes, sans grandes attentes mais agréables, et entame la dernière ligne droite de ce voyage, par un long séjour au paradis …&lt;br /&gt;&lt;span style="color: white;"&gt;-&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: white;"&gt;-&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1484377143870151357-379313105606781936?l=nico-autourdumonde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nico-autourdumonde.blogspot.com/feeds/379313105606781936/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nico-autourdumonde.blogspot.com/2010/05/sukhothai-ayuthaya-kanchanaburi-je.html#comment-form' title='10 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1484377143870151357/posts/default/379313105606781936'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1484377143870151357/posts/default/379313105606781936'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nico-autourdumonde.blogspot.com/2010/05/sukhothai-ayuthaya-kanchanaburi-je.html' title='Sukhothai, Ayuthaya, Kanchanaburi, je descends petit à petit'/><author><name>Nico</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16407327367546621230</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/-0OWn9876BJc/TX7sISc_CjI/AAAAAAAABIg/M7ZGKcWYLdU/s220/129.%2Btrek%2Bde%2BSanta%2BCruz.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S_qZTA7rlFI/AAAAAAAABC4/T6mQ5bZ7Ujw/s72-c/_1.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>10</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1484377143870151357.post-9111079646526243534</id><published>2010-05-23T03:44:00.001+02:00</published><updated>2010-10-14T15:21:08.169+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Dolce vita'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Thailande'/><title type='text'>Dolce vita à Pai</title><content type='html'>Je quitte enfin Chiang Mai après trois petits jours, et avec Natalia je pars vers Pai, plus haut dans les montagnes. Le minivan tourne et nous ballotte dans les virages sinueux pendant trois heures. A l’arrivée une bonne et une mauvaise surprise. La bonne c’est que c’est mignon comme tout, touristique mais mignon ; la mauvaise c’est qu’il fait aussi écrasant de chaud qu’à Chiang Mai, alors que nous espérions y trouver un peu de fraîcheur. Nous nous installons dans une guesthouse recommandée par Benjamin et Chloé, croisés et recroisés au Cambodge et à Bangkok. Recommandée surtout pour son propriétaire australien très sympa et serviable, et ça se confirme. Entre autres infos utiles sur la ville, il nous indique un bar-piscine. Après le bonheur de la trempette de la veille, on n’hésite pas et il nous emmène gentiment dans son hybride de tuk-tuk et side-car, en faisant des détours dans le centre pour tout nous montrer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Arrivés là-bas, on trouve une piscine vraiment grande, dans une ambiance très cool, et qui voit-on barboter dans l’eau ? Raphaël et Eva, qui ont quitté Chiang Mai quelques jours avant nous et devaient normalement quitter Pai aujourd’hui. Une après-midi de glandouille rafraîchissante plus tard, nous rentrons en ville, et prenons chacun un scooter. A moins de 3 $ la journée, ce serait dommage de se priver.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Petit resto sympa, pendant lequel nous vivions notre premier black-out. A Pai, au moins une fois par jour et parfois pendant des heures, il y a une coupure complète de l’électricité. Donc plus d’eau fraîche à boire, plus possible de se réfugier sous la clim’ des magasins 7 Eleven … et pas d’eau au robinet non plus donc pas de douche ! La veille la coupure avait duré 9 heures, on prie pour ne pas subir ça pendant notre séjour. On termine dans un bar bien animé, et après un passage au cybercafé, au lit sous le tourbillon de deux ventilateurs, pour être sûr de bien couvrir toute la surface du lit ...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le lendemain je découvre que j’ai encore attrapé un nouveau problème de santé, sous forme d’éruption faciale très disgracieuse. Comme si je n’avais pas assez cumulé récemment … Un peu inquiétant mais j’accompagne quand même Natalia pour l’activité qui l’obsédait, monter à dos d’éléphants. Direction la campagne et la rivière sur nos scooters, on choisit la ferme qui nous inspire parmi toutes celles alignées, et c’est parti pour 1 heure 30 de balade en éléphant, sans la moindre nacelle à touristes. Monter dessus est&amp;nbsp;déjà&amp;nbsp;impressionnant, on pense qu’on va tomber alors que l’éléphant ne bouge pas d’un poil et qu'il sent probablement l’équivalent d’une fourmi lui marcher sur le dos. Et les premiers mètres ne sont pas rassurants, on pense qu’on va basculer d’un côté ou de l’autre, mais l’éléphant est tellement large, on a les jambes tellement arquées sur chaque flanc, qu’en fait on est bien calé. Enfin, pas super confortable non plus, et les énormes poils, visibles seulement de près, grattent monstrueusement. On arrive dans la rivière, le mahout nous conseille de lui confier toutes nos affaires, et au premier ordre l’éléphant nous envoie valser dans l’eau brune de la rivière. Le fond est très mou et vaseux, on préfère ne pas savoir ce que c’est. Vingt bonnes minutes à grimper sur le dos de l’éléphant, faire du rodéo, valser à l’eau, grimper encore, se faire arroser par la trompe … On finit par rentrer à la ferme, et on peut repartir trempés sur nos scooters, une odeur corsée d’éléphant sur nos fringues.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S_iHveiuYlI/AAAAAAAABCM/vAx-ChTLFF0/s1600/_1.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" gu="true" height="480" src="http://2.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S_iHveiuYlI/AAAAAAAABCM/vAx-ChTLFF0/s640/_1.jpg" width="640" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On s’offre un détour par la campagne alentour, et on rentre en ville pour s’enfiler un fried-rice et se glisser dans la piscine salvatrice, où nous attendent déjà Raphaël et Eva. Quatre heures et cinquante ronds dans l’eau plus tard, on repart en scooter pour explorer une cascade, dommage elle est sèche, et pour monter vers un temple sur la colline, pour profiter d’une vue magnifique sur Pai, sur la montagne d’en face, et le soleil qui surgit d’entre les nuages, après une petite pluie qui fait toujours plaisir à voir par cette canicule. Le temple n’est pas spécialement beau, mais on y trouve des peintures murales impressionnantes, qui montrent des scènes de torture et d’extermination par différents moyens, comme une photographie de l’enfer. Première fois que je vois ça dans un temple bouddhiste …&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S_iIP5ViitI/AAAAAAAABCQ/6MSvfUihiOY/s1600/_2.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" gu="true" height="480" src="http://3.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S_iIP5ViitI/AAAAAAAABCQ/6MSvfUihiOY/s640/_2.jpg" width="640" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Encore quelques kilomètres pour atteindre la cascade plus réputée, un énorme rocher où les enfants Thaï se jettent comme des inconscients dans les petites piscines. Sur la route de la cascade, en traversant un village, toutes les femmes nous font signe qu’elles vendent de quoi fumer, herbe ou opium. Absolument toutes et quasiment à ciel ouvert, c’est effarant quand on voit la répression qui existe et les risques pour ceux qui se font attraper. D’ailleurs la police ferait souvent des contrôles dans le coin, fermant sûrement les yeux sur les vendeurs locaux qui arrondissent les fins de mois, et se concentrant sur le touriste à qui on fera cracher des milliers d’euros, de la main à la main bien sûr.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Retour en ville, petit stress au moment de prendre la douche à cause d’une nouvelle coupure générale (éléphant du matin + transpiration : état sanitaire préoccupant), et on repart vers la guesthouse de Raphaël et Eva, où l’on retrouve par chance François, Damien et Elise, les savoyards rencontrés quelques jours plus tôt à Chiang Mai. On passe donc une soirée tranquille, ponctuée par les aller-retours au 7 Eleven pour acheter des bières et profiter de la clim’ un moment. Je finis par me sentir brutalement fatigué et avoir même froid alors qu’il fait encore 30°C à minuit. Je rentre donc rapidement et m’enfouis sous mes draps sans allumer la ventilo, espérant faire passer le mauvais trip. Le matin, le diagnostic est clair, je suis tombé malade, en plus du « problème facial » apparu la veille. Avec tous les accidents, chutes, infections et autres depuis plus d’un mois, ça commence à faire beaucoup. Faut-il y voir un signe ? Une accumulation de fatigue qui m'exhorterait à terminer ce voyage ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toujours est-il que je n’ai pas la grande forme. La journée se passe tant bien que mal autour de la piscine, de plus en plus bondée. Et le soir je ne trouve pas la force de rejoindre les autres, m’écrasant au lit pour plus de 12 heures. Le lendemain, quasiment tout le monde s’en va, sauf Damien et Elise. Je déménage dans la même guesthouse, plus sympa, et passe une nouvelle journée de glandouille en attendant que ça aille mieux. J’aimerais rester quelques jours à Pai, mais je me décide à rentrer à Chiang Mai pour trouver un hôpital moderne, où l’on me confirme le diagnostic infection + allergie. Ben voyons, ça devient une habitude. Enfin je me sens déjà mieux … on ne peut pas en dire autant de la situation politique en Thaïlande ! La situation a dégénéré à Bangkok, et de petits incidents éclatent dans le nord du pays, d’où sont originaires les Chemises Rouges qui sont essentiellement des paysans. En voulant me rendre à la gare pour acheter mon billet, je suis bloqué devant un pont où brûlent des pneus, avec des policiers prêts à intervenir. Un expatrié me dit qu’un coup de feu a été tiré sur un manifestant qui voulait mettre le feu à la maison du gouverneur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Là je ne sais plus comment faire, je suppose que la gare ne fonctionne pas. L’avion vers le sud coûte un peu trop cher (et je ne veux pas y arriver trop vite à cause de mon infection). Le soir on annonce un couvre-feu à 21h, il ne manquait plus que ça. Je décide de descendre doucement vers le centre puis vers le sud en bus, avec plusieurs petites étapes, pour me laisser le temps de guérir et en espérant que Bangkok se calme. Malgré mon overdose, et la promesse que je m’étais faite, l’étape suivant sera faite de temples, je n’ai rien trouvé d’autre sur la route ! Et qui sait, je trouverai peut-être enfin un charme à la Thaïlande qui pour l’instant me laisse de glace, exceptée l’ambiance relax de Pai … vivement les îles !!&lt;br /&gt;&lt;span style="color: white;"&gt;-&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: white;"&gt;-&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1484377143870151357-9111079646526243534?l=nico-autourdumonde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nico-autourdumonde.blogspot.com/feeds/9111079646526243534/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nico-autourdumonde.blogspot.com/2010/05/dolce-vita-pai.html#comment-form' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1484377143870151357/posts/default/9111079646526243534'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1484377143870151357/posts/default/9111079646526243534'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nico-autourdumonde.blogspot.com/2010/05/dolce-vita-pai.html' title='Dolce vita à Pai'/><author><name>Nico</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16407327367546621230</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/-0OWn9876BJc/TX7sISc_CjI/AAAAAAAABIg/M7ZGKcWYLdU/s220/129.%2Btrek%2Bde%2BSanta%2BCruz.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S_iHveiuYlI/AAAAAAAABCM/vAx-ChTLFF0/s72-c/_1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1484377143870151357.post-2095310551231736093</id><published>2010-05-20T05:21:00.001+02:00</published><updated>2010-10-14T15:05:20.070+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Thailande'/><title type='text'>Cuisine et cure de français à Chiang Mai</title><content type='html'>Je quitte le quartier backpacker de Bangkok en début de soirée, et je ne résiste pas à la tentation d’un taxi climatisé.&amp;nbsp;&amp;nbsp;Par principe&amp;nbsp;ce n'est pas trop dans mes habitudes, mais la fournaise est vraiment pénible. Direction la gare de Bangkok, pour un trajet de nuit vers Chiang Mai, la deuxième ville du pays, la plus culturelle par réputation et beaucoup plus relax que Bangkok. J’ai une joie presque bête et enfantine à prendre un train, parce que je n’ai pas eu l’occasion d’en prendre en plus de 10 mois de voyage, et qu’une nuit en train a toujours un petit quelque chose de spécial, indéfinissable. Contrairement au bus, on peut vraiment dormir, on peut se balader. J’entre dans mon Wagon 2nd Class Sleeper, avec ventilo mais sans clim, et là malgré l’énorme différence de prix j’ai peut-être fait une erreur, parce que le train va rester immobilisé en gare pendant plus de deux heures, sans explication du personnel, et la température est monstrueuse. En plus mon lit est en haut, et le ventilo juste à côté de moi ne m’envoie quasiment aucun air frais. Intenable … J’en profite quand même pour prendre des photos des Thaïs sagement assis sur le quai d’en face, attendant leur train très en retard et utilisant tout ce qu’ils peuvent comme éventail.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/TLb6gpSsLcI/AAAAAAAABGg/5DAOkczBE20/s1600/3.+dans+le+train+de+Bangkok+a+Chiang+Mai.jpg.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="480" src="http://2.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/TLb6gpSsLcI/AAAAAAAABGg/5DAOkczBE20/s640/3.+dans+le+train+de+Bangkok+a+Chiang+Mai.jpg.JPG" width="640" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A minuit le train démarre&amp;nbsp;enfin, et après quelques minutes de secousses, j’arrive à m’endormir et passe une nuit étonnamment bonne. Au réveil il reste encore de nombreuses heures avant d’arriver, c'est l’occasion d’admirer le paysage dans le wagon quasiment vide, de nombreux voyageurs ayant migré vers les wagons avec clim’. Je remarque que même en son coeur la Thaïlande est un pays très développé. On m’avait prévenu. Ah j’ai parlé trop vite, lors d'un arrêt des femmes montent avec des paniers pleins de nourriture à vendre. De l'Equateur à la Thaïlande, des scènes identiques ...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On arrive enfin à Chiang Mai vers 14h, je monte dans un «&amp;nbsp;taxi-remorque&amp;nbsp;» avec d’autres backpackers, et je choisis la guesthouse qui me paraît la plus conviviale. Gagné, ça grouille de gens, le petit coin pour backpackers. En fait de dortoir, on me donne une chambre double à partager, pour 2 €. Encore moins cher ça existe&amp;nbsp;? Au moment de partir découvrir la ville, je rencontre Elise et Damien, qui voyagent depuis déjà 1 an et encore pour 6 mois, et leur pote François qui n’arrive que pour ses vacances mais avec du saucisson. Plaisir intense et inattendu. S’ajoutent bientôt Raphaël, Pierre un belge, Eva une allemande qui parle un peu français, et deux suisses francophones. Bref ça ne parle que français et ça fait du bien. Sauf pour la pauvre anglaise Sophie qui se sent perdue malgré nos efforts pour parler anglais. On dîne tous sur un étal de nourriture thaï, sur le trottoir. En Thaïlande plus qu’ailleurs, je ne vois pas l’intérêt de manger dans un restaurant, la nourriture est la même et deux à trois fois plus chère. Puis direction le Freedom, un bar reggae tenu par un thaï rasta au moins aussi stone qu’il est sympa, pour une petite soirée sur la terrasse en bois, agrandissant le cercle chaque heure pour tous les gens qui arrivent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le lendemain je pars visiter quelques temples en ville avec François, il faut dire que Chiang Mai en compte&amp;nbsp;presque 300, donc malgré mon overdose j’en trouve encore quelques-uns qui m’impressionnent. Surtout nous montons dans un taxi-remorque pour aller visiter Doi Suthep, perché sur une montagne qui domine la ville. C’est très touristique, du tourisme local surtout, le temple est plein de vendeurs de toute sorte qui font leur beurre de la ferveur bouddhiste. Le temple n’est pas remarquable à mon goût, bien qu’il brille beaucoup. Au centre les gens tournent autour d’une stupa dorée or en tenant une fleur les mains jointes devant leur front, apparemment une spécificité du bouddhisme thaï, que je n’avais jamais vue ailleurs. Je vois avec amusement un occidental ventru s’adonner à ce rituel en suivant une petite thaï, apparemment sa copine qui l’a initié et instamment prié de faire comme elle. A moins qu’il ait décidé de se convertir au bouddhisme, cela m’amuse beaucoup, et j’ai déjà vu cette scène plusieurs fois, la dernière en date à Bangkok. Mais surtout, pas besoin d’aller dans un temple, et pas forcément en Thaïlande, pour voir cet attelage récurrent d’une jeune thaï avec un occidental bien plus vieux ou pas très attirant …&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S_PdCftsmPI/AAAAAAAABB0/aZd2kJpS7L0/s1600/_1.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="480" src="http://4.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S_PdCftsmPI/AAAAAAAABB0/aZd2kJpS7L0/s640/_1.jpg" width="640" wt="true" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De ce temple on a au moins une belle vue plongeante sur la ville et il fait plus frais, enfin un peu moins étouffant. Des étudiants sillonnent les allées pour proposer un sondage aux étrangers, visant à savoir si les événements politiques liés aux Chemises Rouges ont un impact sur la fréquentation touristique. Personnellement je ne regrette pas d’être quand même venu, puisque je suis passé à Bangkok juste au bon moment, et que le reste du pays ne connaît aucun problème.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous redescendons en ville, avalons vite fait un pad thaï dans un resto local, et l’après-midi se passe vite, entre cybercafé à un prix dérisoire (0,40 € de l’heure&amp;nbsp;!), massage exquis et petit tour en ville. Malheureusement&amp;nbsp;je me rends compte que Chiang Mai, malgré sa réputation de ville culturelle et son ambiance relax, n’a quand même pas grand-chose à offrir sinon ses temples. Ah si, les guesthouses et agences proposent de nombreuses activités comme les cours de cuisine thaï, les cours de massage, les treks dans les montagnes proches, les soins aux éléphants … mais elles sont toutes facturées très cher, des prix sans relation avec le coût de la vie en Thaïlande. Et je ne suis toujours pas très chaud pour partir en trek, mon pied n’étant pas encore bien remis. Donc déception rapide sur cette ville, confirmée par d’autres voyageurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je reviens à la guesthouse, grouillante de vie à l’heure de l’apéro, et je retrouve tout le petit groupe. On a perdu les deux suisses mais on a gagné Natalia, parigo-colombienne ou colombo-parisienne. Le scénario de la soirée est immuable&amp;nbsp;: dîner sur le trottoir devant un étal, et squat de la mini-terrasse en bois du bar reggae, accueillis par le patron toujours stone, rafraîchis par les bières thaï et les cocktails, et endoloris par les longues heures assis par terre. Beaucoup de monde qui dort à la Family Guesthouse, de nouvelles têtes bien sûr mais toujours un seul cercle. A part dasn le voyage, y a t-il une seule autre situation où les gens se mélangent aussi facilement ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le lendemain matin, quasiment tout le monde est parti vers diverses destinations. Je repars courageusement pour un petit tour en ville sous la fournaise. Je parle de la chaleur intenable depuis Vientiane, au Laos, mais il faut savoir que cette saison sèche, qui précède l’arrivée de la mousson, est la plus chaude depuis 15 ans. Et selon l’expression, il n’y a que trois saisons en Thaïlande&amp;nbsp;: chaude, très chaude, et trop chaude. Cela me fait un peu regretter d’être venu en Asie du Sud-Est à cette période, parce qu’en plus d’être sous la fournaise, on perd l’essentiel de la beauté du paysage, et de nombreux treks perdent de leur intérêt. Par contre il y a beaucoup moins de moustiques, argument qui ne me laisse pas insensible, vu que je suis l’une de leurs proies préférées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’atterris encore dans un temple, et assiste un moment à une cérémonie bouddhiste, avec des moines qui chantent et une vieille dame qui paraît être le centre d’intérêt. Je me promène surtout autour du temple et de la stupa blanche, et je découvre de nombreux principes de sagesse sur des écriteaux accrochés aux arbres, comme je l’avais déjà vu hier dans un autre temple.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S_Ph-a0T6CI/AAAAAAAABB4/EHbuNWKwM4U/s1600/_2.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="480" src="http://3.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S_Ph-a0T6CI/AAAAAAAABB4/EHbuNWKwM4U/s640/_2.jpg" width="640" wt="true" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je rentre doucement à la guesthouse, la bouteille d’eau dans une main et la serviette dans l’autre. L’après-midi se passe doucement, entre écriture peu inspirée du blog et glandouille. Le soir je retrouve Natalia et Gianna, l’américaine qui partage sa chambre. Soirée tranquille entre dîner sur l'étal habituel et discussions houblonnées, affalés sur les matelas de la guesthouse. Pas de bar reggae pour une fois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lever tôt le lendemain, Natalia et moi nous sommes inscrits pour un cours de cuisine thaï. On vient nous chercher avec quelques anglais de la guesthouse et trois autres voyageurs, et le camion nous emmène d’abord au marché pour une explication des différents produits de base. Le marché est magnifique, à la fois exotique pour nos yeux d’occidentaux et parfaitement propre et organisé. Pour ce qui nous intéresse directement, on trouve des pâtes à curry déjà prêtes, on voit la fabrication du lait de coco, les innombrables sauces qui font toute la particularité de la cuisine asiatique. Et côté viande, des têtes de cochons, des brochettes, des choses indéfinissables … et des criquets, des cafards, et autres insectes repoussants. Je me suis toujours dit que je devais essayer mais je n’ai pas encore sauté le pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S_SojtKXZSI/AAAAAAAABCA/-sPqKtCYDOo/s1600/_3.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="480" src="http://2.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S_SojtKXZSI/AAAAAAAABCA/-sPqKtCYDOo/s640/_3.jpg" width="640" wt="true" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Le camion nous emmène ensuite vers la ferme bio, en pleine campagne. Un endroit magnifique, bien qu’aussi brûlant qu’en ville. Et une belle machinerie commerciale, avec trois petits bâtiments permettant d’accueillir autant de groupes simultanément, avec un petit espace de cuisine fonctionnel pour chaque élève. Et dehors un potager bio, avec quasiment tous les légumes et herbes utilisés pour les leçons. On nous explique tout (pas de bol nous sommes tombés sur la seule prof qui parle un anglais horrible), on nous fait sentir, et on passe rapidement aux travaux pratiques. Chacun a choisi quatre plats et un dessert, prévus pour être mangés dans la foulée. On commence par un curry, vert, rouge ou jaune. Piler les herbes dégage des senteurs incroyables. Ça va très vite à faire finalement, rien de compliqué. Pour la suite j’ai choisi la soupe au poulet et lait de coco, encore un régal qui actionne méchamment le réflexe de Pavlov, puis le poulet au basilic. Voilà trois plats qui embaument, nous avons enfin le droit de goûter tout ça. Ajoutés au riz collant et au riz vapeur, forcément on a le ventre explosé, et sous la fournaise de midi, on n’en mène pas large. Après la sieste avec les fourmis, on reprend le cours avec le dessert, pour moi le fameux «&amp;nbsp;sticky rice mango&amp;nbsp;», un régal d’une simplicité bête et méchante. On ne résiste pas à manger le dessert, malgré les trois vrais plats mangés juste avant la sieste. Et on attaque le dernier plat, j’ai choisi le fameux pad thaï, à base de noodles. On repart chacun avec notre dernier plat dans un sac plastique, et un livre de recettes avec tous les plats. Reste à trouver les mêmes ingrédients en France, pas gagné …&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S_So9V_zVCI/AAAAAAAABCE/7-Fp49Uw9tE/s1600/_4.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="480" src="http://2.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S_So9V_zVCI/AAAAAAAABCE/7-Fp49Uw9tE/s640/_4.jpg" width="640" wt="true" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De retour en ville, je vais m’incruster&amp;nbsp;avec Natalia et Gianna&amp;nbsp;dans la piscine d’une guesthouse, sur les conseils de Phil, un quarantenaire canadien rencontré au cours de cuisine. La piscine est abritée du soleil, ultra-fraîche, c’est un bonheur AB-SO-LU. On rencontre par la même occasion Mike, le copain de Phil, le bon gars avec sa longue natte, que l’on imagine bien traverser le Canada au volant d’un énorme truck.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le ventre encore plein et le corps temporairement rafraîchi, le sourire aux lèvres, nous partons vers le temple de Wat Sisuphan. A Chiang Mai, plusieurs temples proposent des retraites pour apprendre la méditation de 2 jusqu’à 21 jours. Ici c’est une simple introduction&amp;nbsp;d’une heure&amp;nbsp;à la méditation, précédée d’une session de discussion avec un moine. Depuis le Laos, j’ai souvent eu des petites conversations avec des moines et novices, pour en savoir plus sur leur vie et leurs principes, mais à chaque fois je suis tombé sur des jeunes qui ne passaient qu’un court moment de leur existence comme novices, et voulaient surtout pratiquer leur anglais. J’étais disposé à leur rendre ce service, mais la discussion restait très terre-à-terre et ça en devenait lassant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ici nous avons droit à une discussion de fond, avec un moine jeune mais très réfléchi, qui parle un anglais correct. De nos simples questions sur certains de leurs préceptes, comme l’interdiction de toucher les femmes, il en vient à parler du karma, de ce qui provoque la création du karma. Pour bien comprendre il aurait fallu déjà avoir des bases, et passer des heures à discuter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S’ensuit l’introduction à la méditation, dans le temple même. Il s’agit simplement de se concentrer sur une chose, qui a du sens ou pas, jusqu’à ce qu’on continue à la voir même les yeux fermés. Ou de se concentrer sur sa propre position, assise, couchée ou debout. Se concentrer sans penser à rien, une façon d’exercer l’esprit. Pour ceux comme moi qui cumulent deux handicaps, avoir les jambes raides comme un piquet et l’esprit qui divague toujours d’une idée à l’autre, c’est pas gagné … Et le lien de cause à effet entre la technique et l’objectif de sagesse et sérénité m’échappe largement, il faut probablement des années. Mais au moins j’ai vu ce que c’est, et j'éviterai de me lancer dans une session de deux ou trois jours … sauf si un jour je deviens souple, sur un malentendu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous rentrons à la guesthouse en traversant quartiers populaires et marché de nuit avec&amp;nbsp;ses étals, et goûtons enfin à notre pad thaï cuisiné dans la journée. Pas facile de manger avec des baguettes dans un sac plastique … Mike et Phil sont là aussi, profitant de l’ambiance animée et jeune de la guesthouse, et ne nous laissent pas payer une seule de nos bières. Comme si la journée n’avait pas été assez pleine, nous filons tous au bar reggae, saluons le patron toujours en harmonie avec&amp;nbsp;la nature et&amp;nbsp;Bob M., et venons agrandir le cercle déjà bien grand sur la petite terrasse en bois. Mike et Phil continuent d’arroser sans que nous puissions y redire quelque chose, et la soirée se passe comme d’habitude, comme sur un petit nuage animé au milieu d’un quartier endormi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S_SpmF8NZbI/AAAAAAAABCI/1eZORXpKgVw/s1600/_5.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="480" src="http://4.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S_SpmF8NZbI/AAAAAAAABCI/1eZORXpKgVw/s640/_5.jpg" width="640" wt="true" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le lendemain, je décolle enfin de Chiang Mai, ville qui me plaît bien peu mais où j’ai rencontré plein de gens sympas.&amp;nbsp;Peut-être faut-il y passer un long moment pour la cerner&amp;nbsp;?&amp;nbsp;Avec Natalia, je pars vers les montagnes, espérant y trouver un peu de fraîcheur. On peut toujours rêver …&lt;br /&gt;&lt;span style="color: white;"&gt;-&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: white;"&gt;-&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1484377143870151357-2095310551231736093?l=nico-autourdumonde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nico-autourdumonde.blogspot.com/feeds/2095310551231736093/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nico-autourdumonde.blogspot.com/2010/05/cuisine-et-cure-de-francais-chiang-mai.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1484377143870151357/posts/default/2095310551231736093'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1484377143870151357/posts/default/2095310551231736093'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nico-autourdumonde.blogspot.com/2010/05/cuisine-et-cure-de-francais-chiang-mai.html' title='Cuisine et cure de français à Chiang Mai'/><author><name>Nico</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16407327367546621230</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/-0OWn9876BJc/TX7sISc_CjI/AAAAAAAABIg/M7ZGKcWYLdU/s220/129.%2Btrek%2Bde%2BSanta%2BCruz.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/TLb6gpSsLcI/AAAAAAAABGg/5DAOkczBE20/s72-c/3.+dans+le+train+de+Bangkok+a+Chiang+Mai.jpg.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1484377143870151357.post-262143693160448970</id><published>2010-05-14T18:40:00.001+02:00</published><updated>2010-10-13T23:48:17.113+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Thailande'/><title type='text'>Ça chauffe vraiment à Bangkok</title><content type='html'>L’avion se pose à Bangkok en début de soirée, j’arrive ainsi en Thaïlande, le douzième et dernier pays de mon voyage. Dernier parce que mes envies initiales, de poursuivre en Malaisie et en Indonésie, sont complètement irréalistes et intenables si je veux éviter de courir. J’ai voyagé plus lentement que bien des voyageurs, mais encore beaucoup trop vite, et je n’ai donc aucun remords à enlever deux pays de l’itinéraire, pour mieux prendre mon temps en Thaïlande.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je prends la navette vers le centre, absolument frigorifiée à cause de la clim. Je descends dans une rue assez calme entre la rivière Pra Chraya et la rue Khao San, le célèbre quartier des backpackers. Je prends la guesthouse recommandée par le Lonely Planet, qui propose en guise de chambre des petits carrés claustrophobiques avec le bruit de la rue en direct, pour 5 $&amp;nbsp;! Et autour les autres guesthouses proposent à peu près la même chose pour plus cher. Qui m’a dit que la Thaïlande était bon marché&amp;nbsp;? Assommé par la chaleur écrasante même en pleine nuit, je ne pars pas me balader et me réfugie sous la clim du cybercafé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après une nuit étonnamment bonne, le matin n’est pas plus frais, et je prends tout mon temps pour visiter le quartier backpacker. On ne m’avait pas menti, la Thaïlande est très développée et occidentalisée. Autour de ma guesthouse, deux ou trois rues piétonnes assez tranquilles, mais un peu plus loin se trouve l’infâme Khao San. Le pire visage du tourisme à outrance pour&amp;nbsp;occidentaux, des magasins partout, des vendeurs qui ne nous lâchent pas la grappe, des enseignes et de la pub partout, des chauffeurs de tuk-tuk et taxis insupportables qui ne se contentent pas de proposer leurs services et mais demandent «&amp;nbsp;Where you go&amp;nbsp;? what you’re looking for&amp;nbsp;?&amp;nbsp;» (ce que je cherche&amp;nbsp;? pas toi boulet&amp;nbsp;!). La laideur incarnée. Pas de photo pour illustrer ça, même avec un numérique ce serait du gâchis d’en prendre une.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Malgré mon pied encore très douloureux, je marche doucement vers le Mont Doré, un temple en haut d’une petite colline, assez beau et surtout qui donne une vue à 360° sur Bangkok. Contre toute logique et toute raison, je pars pour une longue balade urbaine vers le centre. Rien de très beau mais le Bangkok non touristique, des quartiers populaires et vivants. En voulant photographier une ruelle, tous les habitants qui s’y trouvent me regardent avec curiosité et sourire, et un homme s’empresse de me demander une photo avec son petit garçon, dans son vieux et beau camion. Une petite requête simple et bon enfant, comme j’en avais satisfaites plusieurs au Vietnam. La gentillesse des Thaïs ne paraît donc pas être une légende, même si elle reste moins évidente qu’au Laos et au Cambodge, et il faut impérativement sortir des coins touristiques pour la voir. Sinon c’est plutôt une indifférence blasée que l’on reçoit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S-17hyadh6I/AAAAAAAABA8/FEzbeqzDhjk/s1600/_1.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="480" src="http://3.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S-17hyadh6I/AAAAAAAABA8/FEzbeqzDhjk/s640/_1.jpg" width="640" wt="true" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Soudain la rue est pleine de policiers en tenue d’intervention, et de militaires. A peu près un tous les 50 mètres, arme au poing, avec des plots de béton qui peuvent faire office de barrage. Bangkok est agité par des troubles politiques, avec les manifestations des Chemises Rouges, et je comprends que j’arrive en zone chaude. Mais dans l’immédiat, il ne se passe rien, et tout le monde circule librement, véhicules et piétons, donc je ne me prive pas d’approcher toujours plus du centre. Et la vie semble suivre son cours normal, même dans cette zone sous haute surveillance. Je vois même un cours de gym collective sur le trottoir. Encore un ou deux kilomètres de marche - un bon centimètre sur ma carte, Bangkok est immense - et j’arrive en plein centre, à proximité de Siam Square. Autour d’un grand carrefour au trafic dense, et au-dessus duquel se chevauchent les passerelles piétonnes et métro aérien, se pressent des grands centres commerciaux, un centre culturel, et les barricades des Chemises Rouges. Je ne me prive pas d’aller jeter un œil du haut de la passerelle, d’autant que c’est calme malgré les discours permanents qui sortent des hauts-parleurs. Il y a quand même des contrôles à l’entrée des barricades, et même si je me doute bien que les étrangers ne sont absolument pas indésirables, je m’abstiens pour le moment d’aller voir de plus près.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S-174GZt7qI/AAAAAAAABBA/ELMv8c8pPNY/s1600/_2.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="480" src="http://2.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S-174GZt7qI/AAAAAAAABBA/ELMv8c8pPNY/s640/_2.jpg" width="640" wt="true" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vais me balader un long moment dans l’énorme centre commercial MBK, le plus populaire et surtout le seul qui puisse encore ouvrir malgré les barricades à 20 mètres. Je suis tout sauf un fou du shopping, mais c’est une balade pas désagréable avec le soulagement qu'apporte la clim’. Je rentre en bus, aidé par une jeune Thaï qui m’indique le bon bus et le bon arrêt sans même m’avoir demandé où je dors. Je passe une soirée tranquille dans mon quartier et retrouve Benjamin et Chloé, que j’ai croisés plusieurs fois au Cambodge, et qui partent le lendemain à l’Australie. Leur tour du monde est à peu près le même que le mien mais en sens inverse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le lendemain est culturel, je ne résiste pas à l’envie d’aller visiter le Grand Palais et le temple Wat Phra Kaew, qui sont les emblèmes absolus de la Thaïlande et de la royauté. Je m’étais pourtant promis de ne plus visiter de temple, mais il faut reconnaître que celui-là vaut le coup d’œil, avec une débauche de stupas, dorures, petits édifices plus beaux les uns que les autres … Juste à côté trônent majestueusement des édifices non religieux mais monarchiques, et au milieu, bizarrement, un grand bâtiment de style complètement français, comme un grand hôtel ou un casino des années fastes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S-18ObJtFbI/AAAAAAAABBI/kAr40wLnKTQ/s1600/_3.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="480" src="http://4.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S-18ObJtFbI/AAAAAAAABBI/kAr40wLnKTQ/s640/_3.jpg" width="640" wt="true" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je poursuis vers le temple voisin Wat Pho, toujours abordé par des chauffeurs de tuk-tuk ou par des gens qui se font passer pour la police du tourisme et me racontent les pires bobards pour m’envoyer là où je ne veux pas et me vendre quelque chose. Autant de menteurs, de harceleurs, d’escrocs croisés en deux jours, ça fait beaucoup et je me montre progressivement indifférent et méprisant avec tous ceux qui m’abordent sans que j’aie rien demandé, commençant à connaître par cœur leurs techniques et leurs mensonges, assez récurrents en fait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au temple Wat Pho, je vois surtout un Bouddha allongé absolument énorme, environ 50 mètres de long et 15 de haut, comme emprisonné dans son bâtiment et ses colonnes. Somp-tu-eux. Je rentre à peu près tranquillement à pied, ne prêtant pas la moindre attention aux «&amp;nbsp;Sir, where you go, where you’re from&amp;nbsp;?&amp;nbsp;». Je m’égare volontairement dans de petites ruelles qui mènent aux embarcadères et cachent les petits délices visuels habituels de l’Asie du Sud-Est. Enfin un peu d’exotisme dans cette&amp;nbsp;moderne&amp;nbsp;méga-cité !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S-18fTgrBgI/AAAAAAAABBM/8B-D2ORXzyU/s1600/_4.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="480" src="http://1.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S-18fTgrBgI/AAAAAAAABBM/8B-D2ORXzyU/s640/_4.jpg" width="640" wt="true" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je rentre tranquillement dans mon quartier, je mange comme d’habitude&amp;nbsp;dans la rue&amp;nbsp;sur les petits étals qui servent des plats excellents pour à peine plus d’un dollar. J’apprendrai le lendemain que de nouveaux affrontements avec les Chemises Rouges, ou des éléments incontrôlables peut-être, ont fait deux morts chez les policiers. Pas si calme que ça la situation, malgré les signes positifs de discussion.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le lendemain, je retrouve Fiona, arrivée de Siem Reap la veille. Je lui fausse vite compagnie pour partir à l’hôpital, un peu inquiet par les douleurs persistantes au pied gauche. Les hôpitaux privés à Bangkok n’ont rien à envier aux européens&amp;nbsp;: confort, hygiène, médecins pointus … Bangkok est même une destination prisée pour son «&amp;nbsp;tourisme médical&amp;nbsp;». J’en repars rassuré et retourne vers Siam Square. Cette fois je décide de contourner les barrages, je m’engage dans les rues commerçantes qui restent paisibles à moins de 100 mètres, et j'entre en plein dans le quartier de résistance des Chemises Rouges. Ils vivent là depuis un long moment, s’appropriant plusieurs kilomètres des principaux axes de circulation et organisant leur petite vie sur le bitume, sous des tentes. Un grand écran diffuse les discours qui se tiennent en direct à plusieurs blocs d’ici, ponctués par les applaudissements réguliers des militants qui approuvent. De temps en temps ils s’expriment&amp;nbsp;même&amp;nbsp;en anglais, pour expliquer leur combat et sensibiliser les étrangers qui se baladeraient par là. J’attire bien quelques regards étonnés, mais l’ambiance est bonne et je peux me balader sans problème au milieu d’eux. Une jeune Thaï sur son stand me propose même en rigolant d’acheter une chemise rouge, elle comprend bien que je ne veux pas, je veux pouvoir passer les check-points au retour&amp;nbsp;!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S-181Dcz0RI/AAAAAAAABBY/mR8K-4MW5Mw/s1600/_5.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="480" src="http://3.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S-181Dcz0RI/AAAAAAAABBY/mR8K-4MW5Mw/s640/_5.jpg" width="640" wt="true" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je retourne au MBK où je retrouve Fiona et son ami d’études qui vit ici. Après un dîner japonais dans un des innombrables restaurants du centre, on se fait un film en anglais dans un vrai grand cinéma, depuis le temps ça fait du bien. Avant le début de chaque film, une sorte de clip en l’honneur du roi est diffusé, et tout le monde se lève. Même si l’on est étranger et qu’on se moque de la royauté, mieux vaut suivre le mouvement et ne pas montrer le moindre signe de non-respect au roi. On peut se retrouver un prison pour presque rien … On rentre en taxi en pleine nuit, passant les check-points qui regardent attentivement les passagers de chaque voiture. Devant nous une voiture est arrêtée pour contrôle plus appuyé. Bah oui forcément elle est rouge, on n’a pas idée de circuler en voiture rouge&amp;nbsp;!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le lendemain je profite un long moment d’un wifi gratuit, y retrouve Fiona presque par hasard, et retourne vers le centre pour y visiter la maison de Jim Thompson, un américain ex-CIA qui s’était installé ici pour y développer le commerce de la soir. Sa maison est sublime, d’une architecture authentiquement thaï en teck, dans un petit jardin tropical. J’y retrouve Loïc, un français que j’avais rencontré à Sydney il y a quatre mois, avec sa copine. Une grosse coïncidence comme je n’en ai plus eue depuis longtemps&amp;nbsp;!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je les quitte et rejoins à nouveau Siam Square, hésitant à aller visiter Chinatown ou le parc Lumphini. Il est un peu tard, je quitte Bangkok dans quatre heures, donc je reste là et visite le Arts and Culture Centre, un bâtiment futuriste (et climatisé&amp;nbsp;!) qui exhibe surtout des photographies sur la Thaïlande contemporaine. Retour en bus dans ma guesthouse, dîner rapide sur un étal de rue, et je file à la gare en taxi. Je n’en peux plus de la fournaise de Bangkok, et de cette méga-cité bien peu agréable à vivre, enfin pour ce que j’en ai vu. Mais je devrai revenir de toute façon, juste à la fin. Maintenant direction le nord et Chiang Mai, pour un peu de fraîcheur j’espère et forcément plus de charme.&lt;br /&gt;&lt;span style="color: white;"&gt;-&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: white;"&gt;-&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1484377143870151357-262143693160448970?l=nico-autourdumonde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nico-autourdumonde.blogspot.com/feeds/262143693160448970/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nico-autourdumonde.blogspot.com/2010/05/ca-chauffe-vraiment-bangkok.html#comment-form' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1484377143870151357/posts/default/262143693160448970'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1484377143870151357/posts/default/262143693160448970'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nico-autourdumonde.blogspot.com/2010/05/ca-chauffe-vraiment-bangkok.html' title='Ça chauffe vraiment à Bangkok'/><author><name>Nico</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16407327367546621230</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/-0OWn9876BJc/TX7sISc_CjI/AAAAAAAABIg/M7ZGKcWYLdU/s220/129.%2Btrek%2Bde%2BSanta%2BCruz.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S-17hyadh6I/AAAAAAAABA8/FEzbeqzDhjk/s72-c/_1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1484377143870151357.post-821563528578386645</id><published>2010-05-09T08:53:00.001+02:00</published><updated>2010-10-13T19:06:34.393+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Cambodge'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lieu mythique'/><title type='text'>Encore des temples … mais les temples d’Angkor !</title><content type='html'>Je quitte Battambang tôt le matin, en boîtant à cause de mon accident la veille. Les bandages se multiplient et je suis bon à expliquer 10 fois pas jour que j’ai eu un accident de scooter, enfin deux ! Le bus m’amène vers le port tout près de là, j’ai choisi un voyage en bateau réputé très beau pour rejoindre ma dernière étape cambodgienne, et pas la moindre, Siem Reap. Pas la moindre parce qu’à côté se trouve la 8ème merveille du monde …&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je monte dans la longue pirogue, avec quelques autres voyageurs et beaucoup de cambodgiens. Le bateau est bien plein, il y a juste la place de s’asseoir et peu de place pour les jambes, pendant 8 heures ça promet bien du plaisir … Je m’attendais à des conditions de confort rustiques, mais pas à être aussi serré, vu le prix du voyage bien supérieur au bus, et plus long. Mais la clé d’un voyage riche en souvenirs et en images fortes, c’est d’éviter les déplacements trop faciles, et de brader le confort contre un itinéraire inédit. Le vrai voyage c’est d’y aller, pas d’arriver …&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La pirogue bien chargée démarre, et je découvre tout de suite une vie sur la rivière que j’ignorais, même en ville. Bien sûr les habitants qui habitent sur les rives s’y baignent et s’y lavent, rien de nouveau. Mais je vois aussi des cambodgiens vivre dans de petites pirogues, à peine 5 ou 10 mètres carrés tout en longueur. Tous les 20 mètres on voit ces petits tuyaux bleus qui plongent pour pomper l’eau brunâtre, on sait qu’ils font bouillir l’eau mais ça reste effrayant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S-ZTOvJenNI/AAAAAAAAA_4/_LF32ykCCAs/s1600/_1.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="480" src="http://3.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S-ZTOvJenNI/AAAAAAAAA_4/_LF32ykCCAs/s640/_1.JPG" tt="true" width="640" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La pirogue avance lentement et prudemment, l’eau est très basse en cette fin de saison sèche. Au bout de deux heures, la rivière se fait plus étroite, les rives moins hautes et dénuées de toute maison, nous sommes en pleine campagne mais ne pouvons rien voir des environs. Il y a juste quelques pêcheurs sur les bords, avec un matériel de fortune mais beaucoup d’adresse. Le bateau progresse très difficilement, à la limite de l’échouage. Au bout de cinq heures nous faisons enfin un premier arrêt, au confluent de deux rivières. Endroit très spécial, très sale, où l’on confond la terre ferme et l’eau, les maisons entièrement sur pilotis et celles accrochées à un bout de rive. La petite boutique où nous accostons vend juste de quoi grignoter et boire, et les toilettes sont un simple trou dans le sol, au-dessus de la rivière. Sachant que non loin de là, des locaux utilisent probablement l’eau pour se laver, faire leur lessive. Deux jours plus tard, je verrai justement un reportage sur TV5 Monde à propos des conditions d’hygiène autour du lac Tonlé Sap, précisément là où je me trouve. De nombreux cambodgiens n’auraient pas de vraies toilettes parce qu’ils ont toujours vécu sans, et n’en ressentent pas le besoin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ravitaillés, dégourdis, et les fesses désendolories, nous repartons sur la pirogue. Nous arrivons à un premier village flottant mais encore attaché à la rive. Les maisons sont très correctes et flottent grâce à uns structure de bambous et de grosses citernes immergées. Elles sont toutes reliées entre elles, et donnent l’impression d’une vie paisible qui perdurera longtemps, parce que ses habitants ont toujours vécu comme cela et ne veulent rien changer, malgré les petits inconvénients évidents. Partout sur les « balcons d’entrée » et dans les pièces principales, des hamacs qui se balancent frénétiquement, premier symbole d’une vie tranquille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S-ZULL0Ig3I/AAAAAAAAA_8/4KhuQlsCKrU/s1600/_2.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="480" src="http://1.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S-ZULL0Ig3I/AAAAAAAAA_8/4KhuQlsCKrU/s640/_2.JPG" tt="true" width="640" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous déchargeons un certain nombre de passagers cambodgiens et leurs marchandises diverses, et continuons le voyage, un peu plus légers et espacés. La rivière s’élargit beaucoup, devenant un fleuve puis un lac immense, le Tonlé Sap. En plein milieu du lac, seulement ponctué par quelques filets de pêche, le moteur a des ratés, cale plusieurs fois, mais le conducteur fait des réparations de fortune et nous repartons. Nous arrivons à un autre village flottant, celui-là en plein milieu du lac, avec des maisons toutes indépendantes les unes des autres, formant des rues et des boulevards plus ou moins anarchiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S-ZVNQs0K4I/AAAAAAAABAE/f4OKQIoYTlU/s1600/_3.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="480" src="http://2.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S-ZVNQs0K4I/AAAAAAAABAE/f4OKQIoYTlU/s640/_3.JPG" tt="true" width="640" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous sortons du lac, et la pirogue engageons dans un canal qui paraît tracé artificiellement. La circulation est difficile, nous croisons des dizaines de pirogues qui emmènent les touristes vers le village flottant sur le lac. Et comme le niveau de l’eau est très bas, toutes les pirogues veulent passer au milieu. Nous les frôlons donc en sens inverse, et sommes arrosés par les hélices qui affleurent et font gicler une eau horriblement brune et épaisse. En plus de cette circulation fluviale, les maisons sur pilotis se font de plus en plus nombreuses, rendant le trafic très compliqué. Notre conducteur, apparemment impatient d’arriver après neuf heures de voyage, tente un dépassement en force … pas de chance il y a avait un banc de sable au milieu et nous nous retrouvons échoués en plein milieu, l’air fins, laissant repasser devant nous le bateau de touristes japonais hilares (tiens, ils n’ont même pas pris de photos à ce moment, bizarre non ?). Nous finissons par arriver à destination, enfin, et sommes littéralement abordés par de nombreux chauffeurs de tuk-tuk, qui sautent sauvagement sur la pirogue avant même qu’elle ait touché le pont, dans le but d’attraper un client. Le genre « d’agression » que je déteste, mais le chauffeur qui me choisit comme proie est tout gentil et me propose le prix incroyable de 1 $ alors que nous sommes loin de la ville. Il serait indécent et même stupide de discuter ce prix, puisque je m’attendais à payer au moins 5 $, voire à être racketté étant donné notre dépendance complète. Leur stratégie est simple : essayer de nous emmener dans une guesthouse qui leur paiera une commission, et nous proposer leur service pour la visite obligée autour de Siem Reap : les temples d’Angkor. Des courses d’une journée, très lucratives.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour 1 $, je ne partage même pas mon tuk-tuk avec l’allemand sympa que j’ai rencontré sur la pirogue, et nous nous suivons dans deux tuk-tuks différents, histoire de satisfaire les deux chauffeurs qui nous ont abordé. Et finalement nous n’allons même pas dans la même guesthouse, parce que sa priorité est de trouver une guesthouse pas chère, alors que la mienne est d’être près du centre à cause de mon pied mal en point, entre autres blessures. Une fois installé dans une guesthouse correcte mais sans intérêt, je pars refaire le plein à la pharmacie, puis un rapide tour du centre. On ne m’avait pas menti, Siem Reap est très touristique, le centre est en fait réduit à trois ou quatres blocs où s’alignent les restaurants et bars branchés et occidentalisés. Aucun intérêt culturel donc mais ce n’est pas désagréable de temps en temps de se retrouver dans ce genre d’endroit, pour se faire un peu plaisir en tout confort. Aligner uniquement des lieux touristiques et occidentalisés enlèverait tout sens au voyage ; aligner uniquement des lieux hors des sentiers battus, au confort spartiate, serait un peu dur et lassant. Dans un long voyage, on ne fait pas que voyager, on vit aussi, donc il ne faut pas renier ce que l’on est, un occidental qui aime se faire plaisir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le jour suivant est entièrement paresseux, passant d’un bar cozy à un restaurant recommandé pour écrire le blog, reposer mon pied douloureux et surtout potasser ce qui va occuper l’essentiel de mon séjour ici : la visite des temples d’Angkor. J’embauche Vey, mon très sympa chauffeur de tuk-tuk de la veille, et nous convenons de partir à 5h le lendemain pour assister au lever de soleil sur le temple le plus connu et peut-être le plus majestueux : Angkor Wat. Le lendemain il est là à l’heure, et sur sa moto on se retrouve dans un trafic impressionnant pour une heure si matinale. Les temples d’Angkor sont quand même la huitième merveille du monde, ils drainent un public énorme (groupes d'asiatiques surtout), et le lever de soleil à Angkor Wat est un classique absolu. Une fois déchargé de 40 lourds dollars pour trois jours de visite, un prix astronomique pour l’Asie du Sud-Est, j’arrive avec mon chauffeur à Angkor Wat, au milieu d’une foule énorme qui se presse pour trouver un bon angle de vue avant le moment fatidique du premier rayon. Les tours du temple sont devant nous, les lueurs naissantes du soleil juste à gauche, la photo serait parfaite s’il n’y avait des centaines de silhouettes aux vêtements voyants devant moi, rendant difficile le cadrage d’une bonne photo en évitant ces tâches humaines disgracieuses dans un cadre si grandiose. Et le soleil apparaît enfin, me laissant un peu sur ma fin sur la magie habituellement attendue d’un lever de soleil dans un endroit spécial.&lt;br /&gt;Lieu mythique n°9 atteint.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S-ZXvfNLKHI/AAAAAAAABAI/QU_U9hDAWKg/s1600/_4.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="480" src="http://2.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S-ZXvfNLKHI/AAAAAAAABAI/QU_U9hDAWKg/s640/_4.jpg" tt="true" width="640" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour battre le lever de soleil sur l’île de Pâques il y a quelques mois, il faudra repasser. Enfin bon je l’ai fait. Vey m’a concocté un petit itinéraire sympa, et me propose de ne pas visiter Angkor Wat aujourd’hui, mais de filer à Angkor Thom à quelques kilomètres de là. C’est le deuxième site le plus réputé, d’un style différent, comprenant plusieurs temples, bassins, terrasses. A cette heure-là il y a encore peu de monde, et je commence par le Bayon, splendide avec ses visages ronds sculptés dans la pierre et ses différentes tours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S-ZZ_iJxFeI/AAAAAAAABAM/L6uo6LN8F1Y/s1600/_5.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="480" src="http://3.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S-ZZ_iJxFeI/AAAAAAAABAM/L6uo6LN8F1Y/s640/_5.jpg" tt="true" width="640" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je fais le tour du site, avec notamment le Baphuon restauré par une équipe française, me balade seul sur de petits chemins dans les arbres, jette un coup d’œil à une grande cérémonie qui draine de nombreux moines, et retrouve Vey qui m’emmène à une série de petits temples tous très différents, pour finir au célèbre Ta Prohm, un temple envahi par la végétation et qui a notamment servi de décor au film Tomb Raider. Des arbres énormes ont poussé sur la pierre, fragilisant les édifices pour finalement en devenir le soutien. Quand les temples d’Angkor avaient été découverts, le plan de restauration avait judicieusement décidé de laisser ce temple dans cet état d’envahissement, pour ne pas risquer son effondrement, ce qui donne maintenant un site magique, qui donne presque l’impression d’être un décor en carton-pâte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S-ZazkmicWI/AAAAAAAABAw/qLcSbE4VVZI/s1600/_6.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="480" src="http://1.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S-ZazkmicWI/AAAAAAAABAw/qLcSbE4VVZI/s640/_6.jpg" tt="true" width="640" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Malgré la chaleur écrasante à midi, et les demandes incessantes des locaux, adultes et enfants, qui essaient de vendre quelque chose, j’ai le courage d’en faire un de plus, le Banteay Srei, quasiment vide de touristes et vraiment très beau. Vey me ramène en ville, et m’aide à déménager mon sac vers une autre guesthouse beaucoup plus sympa, avec plein de gens, un bar en terrasse, tout ce qui peut rendre un séjour très sympa. Je glandouille donc toute l’après-midi, et le soir je retrouve Jola que j’avais quittée il y a dix jours à Kep après Rabbit Island. Je ne la suis pas avec sa copine hollandaise, je ne suis pas vraiment en état de sortir et de bouger.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les trois jours suivants sont consacrés à ne quasiment rien faire, sinon bouquiner alternativement le Lonely Planet et un vrai bon bouquin enfin déniché, boire des shakes au bar de la guesthouse, essayer des petits restos sympas … et filer à la clinique pour soigner mon pied qui fait une petite infection (sûrement par jalousie envers l’autre pied qui avait fait la sienne une semaine avant).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le dernier jour … revoilà Fiona. Elle sort d’une nuit de bus, mais je l’embarque pour aller visiter les temples que je n’ai pas encore vus. Mon pied est encore très douloureux, mais tant pis, pas question de rater ça. J’embauche Cobra, un chauffeur de tuk-tuk bien sympa que je connais depuis trois jours et qui traîne toujours dans la guesthouse. Nous commençons par le majestueux Angkor Wat, le plus célèbre de tous. Effectivement impressionnant mais peut-être pas le plus beau de tous. En milieu de matinée les touristes se font moins nombreux, la plupart le visitent à 6 heures après le lever de soleil. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S-ZbOuk7xJI/AAAAAAAABA0/mUshpY0DGLs/s1600/_7.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="480" src="http://3.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S-ZbOuk7xJI/AAAAAAAABA0/mUshpY0DGLs/s640/_7.jpg" tt="true" width="640" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On poursuit avec le Preah Khan, à quelques kilomètres de là et hors des principaux itinéraires touristiques. Ce temple est une succession de portes, plus ou moins en ruines. Nous y sommes presque seuls et par chance la pluie se met à tomber, ce qui nous permet de nous livrer à de petites expériences photographiques, entre pierre et pluie, silhouettes et noir et blanc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S-ZbkvDd2EI/AAAAAAAABA4/wBhIYEeVbqs/s1600/_8.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="640" src="http://1.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S-ZbkvDd2EI/AAAAAAAABA4/wBhIYEeVbqs/s640/_8.jpg" tt="true" width="480" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un petit effort supplémentaire pour visiter Ta Som et Pré Rup, encore très différents, et retour à la guesthouse sous un temps humide. Après-midi tranquille à trier les photos, et petite soirée au bar à discuter avec des français. Le lendemain on me prend à froid à 6h30, alors que mon bus part normalement à 7h30 pour Phnom Penh. J’ai choisi d’y retourner pour voler vers Bangkok et obtenir un visa plus long.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je quitte donc le Cambodge, tout juste le jour où mon visa expire, après un mois à l’avoir parcouru. J’en retiendrai surtout la grande gentillesse des gens, la beauté de leurs villages et maisons traditionnelles, l’horreur de ce qu’ils ont vécu il n’y a pas si longtemps avec les Khmers Rouges, de belles balades à deux-roues rythmées par les Hello et les sourires, de belles plages et de splendides îles. J’ai évidemment aimé les temples mais ils ne m'ont pas marqué plus que ça. Finalement j’ai été comblé par de petites choses simples, notamment à Kratie et Kom Pong Cham alors que ces étapes étaient presque anecdotiques. Je n’ai quand même pas été charmé autant qu’au Laos, peut-être à cause de l’absence de paysages particuliers, et d’une certaine redondance justement avec le Laos.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin je ne regrette pas d’avoir ajouté le pays khmer à mon itinéraire, et je le recommande vraiment. Maintenant je vole vers le chaudron rouge de Bangkok pour visiter mon dernier pays, la Thaïlande !&lt;br /&gt;&lt;span style="color: white;"&gt;-&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: white;"&gt;-&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1484377143870151357-821563528578386645?l=nico-autourdumonde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nico-autourdumonde.blogspot.com/feeds/821563528578386645/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nico-autourdumonde.blogspot.com/2010/05/encore-des-temples-mais-les-temples.html#comment-form' title='10 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1484377143870151357/posts/default/821563528578386645'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1484377143870151357/posts/default/821563528578386645'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nico-autourdumonde.blogspot.com/2010/05/encore-des-temples-mais-les-temples.html' title='Encore des temples … mais les temples d’Angkor !'/><author><name>Nico</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16407327367546621230</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/-0OWn9876BJc/TX7sISc_CjI/AAAAAAAABIg/M7ZGKcWYLdU/s220/129.%2Btrek%2Bde%2BSanta%2BCruz.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S-ZTOvJenNI/AAAAAAAAA_4/_LF32ykCCAs/s72-c/_1.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>10</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1484377143870151357.post-5024386186552692625</id><published>2010-05-02T09:27:00.001+02:00</published><updated>2010-10-13T18:41:46.876+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Cambodge'/><title type='text'>Petite étape et grosse poisse à Battambang</title><content type='html'>Je quitte Sihanoukville et entame une longue journée de bus, direction Battambang, avant-dernière étape au Cambodge. Quatre heures de bus jusqu’à Phnom Penh, une heure d’attente très bruyante pour changer de bus, et quatre heures à nouveau jusqu’à Battambang. Rien de particulier sur la route, sinon l’habituel trafic cambodgien, des femmes assises en amazone à l’arrière des motos (mais comment font-elles pour tenir si bien ?!), des enfants massés à l’arrière de pick-ups … Je réussis à acheter un journal cambodgien en français, Le Rénovateur.&amp;nbsp;Tiens !&amp;nbsp;le principal sujet est le port du niqab au Cambodge, &amp;nbsp;comme en France et en Belgique. Les autorités cambodgiennes se posent les mêmes questions, mais ici leurs conclusions diffèrent, parce que leur contexte est différent, et qu’ils ne se sentent pas menacés par l’intégrisme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’arrive enfin à Battambang en début de soirée, et je me trouve un excellent hôtel en plein centre. Battambang est la deuxième ville du pays, alors qu’elle a l’apparence d’une bonne grosse ville de province qui ronronne. Il n’y a pas énormément à faire, surtout se balader dans les rues bordées de belles maisons coloniales. Encore ? Mais il n’y a que ça au Cambodge ! Eh bien oui, c’est souvent ça qui revient. Personnellement je ne me lasse pas d’admirer et photographier ces villas d’une autre époque, mais j’entends beaucoup de voyageurs que ça lasse, et qui n’en voient pas une seconde l’intérêt. C'est à la fois dommage et compréhensible, s’ils ne sont pas français.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le premier jour je loue un vélo et me balade dans les rues, d’un temple à l’autre, le long des rives, m’arrête pour boire un jus de sucre de canne sur le trottoir, cherche un petit resto sympa tenu par des expats’, parcours les rues dans un sens puis dans l’autre, discute avec un père de famille émigré en Californie, erre du côté de la vieille gare pittoresque et son bidonville caché le long des rails. Je n’y resterai d’ailleurs pas longtemps dans ce bidonville, j’ai vite senti que je n’y étais pas totalement bienvenu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S90krd2KnnI/AAAAAAAAA_g/5hU9Ci7Gg2Q/s1600/_1.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="480" src="http://3.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S90krd2KnnI/AAAAAAAAA_g/5hU9Ci7Gg2Q/s640/_1.jpg" tt="true" width="640" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je termine la journée tranquillement, dans un magnifique bar le long de la rivière, dans une maison en bois. Et je rentre à l’hôtel pour m’enfiler un délicieux lok lak, ma spécialité cambodgienne préférée, du bœuf cuit dans de la sauce d’huître ( ?!?) avec des crudités, du riz frit, un œuf au plat, et l’incontournable sauce au poivre vert de Kampot. Ce plat est une vraie tuerie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le lendemain, je reprends un vélo, et pars à la recherche du temple Wat Ek Phnom. Je roule doucement sur une petite route le long de la rivière, longtemps, longtemps, je finis par comprendre que je suis du mauvais côté de la rivière. Mais j’arrive à me faire indiquer le chemin en prononçant maladroitement le nom du temple. En dehors des villes, il ne faut pas s’attendre à trouver quelqu’un qui parle anglais. Je roule toujours plus, sous le soleil qui cogne et sur la selle qui m’incommode. Régulièrement des enfants me lancent des Hello très souriants, je ne suis plus surpris mais j’apprécie toujours. Je tombe sur une procession funéraire, avec tout le village qui suit le cercueil sur son char, précédé d’un moine très recueilli. Je vois peu de tristesse en fait, chaque personne qui suit le cercueil se voit distribuer deux bouteilles d’eau bien fraîches, et a de ce fait le sourire en banane ! A ce sourire s’ajoute la surprise de voir un étranger ici, sur son vélo. Mais surtout ce que je remarque, c’est la musique stridante, grinçante, crachée à toute force par des hauts-parleurs qui grésillent. Plus grinçant et déprimant tu meurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S90mHVVtAtI/AAAAAAAAA_k/HYNSuWrWnL4/s1600/_2.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="480" src="http://1.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S90mHVVtAtI/AAAAAAAAA_k/HYNSuWrWnL4/s640/_2.jpg" tt="true" width="640" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je reprens mon pédalage douloureux le long de cette route qui sinue le long d’un petit canal, devant de belles maisons. La vie se déroule paisiblement. Alors que je pense à abandonner, découragé et endolori du postérieur, je finis par arriver au dit temple. Il n’est franchement pas impressionnant, à part une statue géante de Bouddha à l’extérieur, et un côté dépouillé au milieu de nulle part. Et il ne correspond absolument pas à la description faite par le Lonely Planet, sans compter que j’ai vu d’autres temples qui paraissaient plus beaux sur la route. Mais une vieille femme édentée me confirme le nom, c’est bien ici. Encore un conseil pourri du Lonely Planet, merci ! Enfin la balade en vélo valait le coup, malgré mon vieux vélo qui me fait souffrir et n’avance pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je repars donc illico, par la bonne route cette fois, en prenant mon temps. Un petit arrêt sous un parasol pour boire deux jus de sucre de canne, probablement une des habitudes cambodgiennes que je préfère, un régal malgré la quantité de glace qui remplit le verre. Je rentre en ville, explore encore les petites rues cachées et charmantes, qui abritent plein de petits restos d’expatriés. Je tombe sur un petit resto français au patron très sympa et à la carte excellente, je m’installe en terrasse et fais péter le budget.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le lendemain, mes blessures sont presque effacées, je loue un scooter dans le but d’écumer les principaux sites à visiter à l’extérieur de la ville. Je pars vers le temple Phnom Sampeau, par une route pleine de graviers et peu rassurante. J’aperçois le temple en haut de sa petite montagne rocheuse, je me lance sur la route très raide à scooter, après avoir reçu les conseils de prudence d’un jeune garçon qui voulait être mon guide. C’est vrai que ça monte sec, mais j’arrive en haut sans problème. A l’entrée des moines se chamaillent pour passer le temps, les temples sont assez beaux, et surtout la vue est superbe sur l’immense plaine tout autour. Deux canons sont encore sur le site, il y a 30 ou 40 ans ils pointaient vers une position des Khmers Rouges.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S90m0yMB_MI/AAAAAAAAA_w/yZKTUbQE8NA/s1600/_3.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="480" src="http://2.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S90m0yMB_MI/AAAAAAAAA_w/yZKTUbQE8NA/s640/_3.jpg" tt="true" width="640" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je croise trois jeunes cambodgiens qui m’abordent tout de suite. Je leur fais comprendre gentiment que je ne veux pas de guide (j'en ai un peu marre de me faire forcer la main en permanence, pour qu'on me montre des chemins très visibles). Mais ils disent seulement vouloir parler avec moi pour pratiquer leur anglais. Ça je ne peux pas refuser, d’autant qu’ils sont très sympas, mais j’ai l’impression d’en être à ma 100ème conversation basique de ce genre depuis deux mois (comment tu t’appelles, tu as quel âge, d’où tu viens …). Malgré toute la bonne volonté du monde et l’envie de les aider (parler anglais est crucial pour eux), ça devient un peu lassant. Mais ça reste dans l’habituelle gentillesse des cambodgiens, alors il est vraiment difficile de dire non.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donc on fait le tour des temples, j’observe un moine en pleine méditation, et on se dirige vers des grottes un peu plus bas. Rien de particulier à part plusieurs statues géantes de Bouddha, et un Bouddha couché de 15 mètres dont j’observe que les lèvres et ongles d’orteils sont teints en rose, comme maquillés. Ça fait rire les trois jeunes que je remarque ça en priorité, et pourtant c’est vrai !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On part ensuite vers les Killing Caves, comme son nom l’indique une grotte où des Khmers Rouges ont tué à tour de bras. Un des trois jeunes monte derrière moi sur le scooter, je m’engage sur la pente raide et pleine de graviers, et avant que j’ai le temps de comprendre quoi que ce soit, je me retrouve par terre, la jambe coincée sous le scooter. Super, deuxième accident en 10 jours. Je me relève sans mal, mais à nouveau écorché de partout, une ancienne et de nouvelles plaies ouvertes. La poisse me poursuit … Je prends donc congé des trois jeunes et repart vers Battambang pour aller nettoyer tout ça, brûlé par les plaies et pas trop rassuré par la route pleine de graviers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une fois tout ça nettoyé et bandé, eh bien je repars en scooter ! Au prix où je l’ai payé, et avec tout ce qui reste à faire, je n’allais quand même pas le rendre ! Je déjeune dans le même resto français que la veille, toujours aussi bon et sympa, j’achète de nouvelles provisions de bandage au passage, et pars vers une petite attraction sympa dans le coin, le train en bambou.&lt;br /&gt;En fait de train, c’est une simple planche en bois et bambou, posé sur de simples trains avant et arrière sur les rails, et un simple moteur du style tondeuse. C’est surtout utilisé par les locaux pour aller d’un village à l’autre et transporter des marchandises vers le marché. Et ils ont eu la bonne idée d’en faire la pub touristique, en faisant payer un prix salé aux touristes. Pas salé pour nos budgets, mais salé pour ce que c’est. Enfin bon, je cède à la tentation ludique, et monte avec un québécois, un anglais, une famille cambodgienne, et la toute petite fille du conducteur, d’1 an à peine. Apparemment il l’emmène une bonne partie de la journée sur son mini-train, et elle s’endort dans le vacarme assourdissant du moteur et des roues qui claquent sur les rails.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S90ocWKugNI/AAAAAAAAA_0/uCcRRMAeCnM/s1600/_4.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="480" src="http://2.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S90ocWKugNI/AAAAAAAAA_0/uCcRRMAeCnM/s640/_4.jpg" tt="true" width="640" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le trajet de vingt minutes n’apporte rien de particulier, sauf lorsqu’arrive un train en sens inverse. En deux temps trois mouvements, on nous fait descendre du mini-train, les conducteurs des deux trains le démontent en posant la plate-forme et les roues sur le côté, et le remontent aussi vite juste derrière. Impressionnant de simplicité. Arrivés au village suivant, on fait une pause de 10 minutes, et on repart. Pas l’attraction du siècle mais amusant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je repars vers le magnifique bar au bord de la rivière pour finir l’après-midi, et vais rendre le scooter un peu rayé. Ça va ils sont honnêtes, ils ne me demandent que 12 $. Après un dîner à mourir pour un prix ridicule, je repars à l’hôtel, et essaie d’oublier mes innombrables écorchures pour dormir. Demain, un long trajet en bateau m’attend pour rejoindre ma dernière étape cambodgienne, et pas la moindre …&lt;br /&gt;&lt;span style="color: white;"&gt;-&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: white;"&gt;-&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1484377143870151357-5024386186552692625?l=nico-autourdumonde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nico-autourdumonde.blogspot.com/feeds/5024386186552692625/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nico-autourdumonde.blogspot.com/2010/05/petite-etape-et-grosse-poisse.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1484377143870151357/posts/default/5024386186552692625'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1484377143870151357/posts/default/5024386186552692625'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nico-autourdumonde.blogspot.com/2010/05/petite-etape-et-grosse-poisse.html' title='Petite étape et grosse poisse à Battambang'/><author><name>Nico</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16407327367546621230</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/-0OWn9876BJc/TX7sISc_CjI/AAAAAAAABIg/M7ZGKcWYLdU/s220/129.%2Btrek%2Bde%2BSanta%2BCruz.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S90krd2KnnI/AAAAAAAAA_g/5hU9Ci7Gg2Q/s72-c/_1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1484377143870151357.post-3362097841381341133</id><published>2010-04-29T06:08:00.002+02:00</published><updated>2010-10-13T18:07:28.166+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Dolce vita'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Cambodge'/><title type='text'>De plage en île en plage ... la côte du Cambodge</title><content type='html'>&lt;/meta&gt;&lt;meta content="Word.Document" name="ProgId"&gt;&lt;/meta&gt;&lt;meta content="Microsoft Word 12" name="Generator"&gt;&lt;/meta&gt;&lt;meta content="Microsoft Word 12" name="Originator"&gt;&lt;/meta&gt;&lt;link href="file:///C:%5CDOCUME%7E1%5CADMINI%7E1%5CLOCALS%7E1%5CTemp%5Cmsohtmlclip1%5C01%5Cclip_filelist.xml" rel="File-List"&gt;&lt;/link&gt;&lt;link href="file:///C:%5CDOCUME%7E1%5CADMINI%7E1%5CLOCALS%7E1%5CTemp%5Cmsohtmlclip1%5C01%5Cclip_themedata.thmx" rel="themeData"&gt;&lt;/link&gt;&lt;link href="file:///C:%5CDOCUME%7E1%5CADMINI%7E1%5CLOCALS%7E1%5CTemp%5Cmsohtmlclip1%5C01%5Cclip_colorschememapping.xml" rel="colorSchemeMapping"&gt;&lt;/link&gt;&lt;smallfrac m:val="off"&gt;&lt;dispdef&gt;&lt;lmargin m:val="0"&gt;&lt;rmargin m:val="0"&gt;&lt;defjc m:val="centerGroup"&gt;&lt;wrapindent m:val="1440"&gt;&lt;intlim m:val="subSup"&gt;&lt;narylim m:val="undOvr"&gt;&lt;/narylim&gt;&lt;/intlim&gt;&lt;/wrapindent&gt;&lt;style&gt;&lt;!-- /* Font Definitions */ @font-face	{font-family:"Cambria Math";	panose-1:2 4 5 3 5 4 6 3 2 4;	mso-font-charset:1;	mso-generic-font-family:roman;	mso-font-format:other;	mso-font-pitch:variable;	mso-font-signature:0 0 0 0 0 0;} /* Style Definitions */ p.MsoNormal, li.MsoNormal, div.MsoNormal	{mso-style-unhide:no;	mso-style-qformat:yes;	mso-style-parent:"";	margin:0in;	margin-bottom:.0001pt;	mso-pagination:widow-orphan;	font-size:12.0pt;	font-family:"Times New Roman","serif";	mso-fareast-font-family:"Times New Roman";	mso-ansi-language:FR;	mso-fareast-language:FR;	mso-bidi-language:AR-SA;}.MsoChpDefault	{mso-style-type:export-only;	mso-default-props:yes;	font-size:10.0pt;	mso-ansi-font-size:10.0pt;	mso-bidi-font-size:10.0pt;}@page Section1	{size:595.3pt 841.9pt;	margin:70.85pt 70.85pt 70.85pt 70.85pt;	mso-header-margin:35.4pt;	mso-footer-margin:35.4pt;	mso-paper-source:0;}div.Section1	{page:Section1;}--&gt;&lt;/style&gt;&lt;/defjc&gt;&lt;/rmargin&gt;&lt;/lmargin&gt;&lt;/dispdef&gt;&lt;/smallfrac&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Après quatre jours pas désagréables à Phnom Penh malgré la fournaise, j’attrape un bus pour foncer vers la côte, et la promesse de longues et belles journées. Demain c’est le nouvel an Khmer, le bus est plein de cambodgiens habillés sur leur 31 pour rejoindre leur famille. Pour moi ce sera la troisième fois que je «&amp;nbsp;fête&amp;nbsp;» le nouvel an, après celui du 31 décembre et le Têt vietnamien. A chaque fois des inconvénients, des bus pleins, des prix gonflés, ça devient lourd …&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Mon objectif&amp;nbsp;est Kampot. Cette petite ville n’est pas exactement sur la côte mais toute proche, au bord d’une rivière. Elle ne manque pas de charme avec ses vieilles villas françaises, et elle est surtout connue pour sa production de poivre, vert quand il est jeune ou noir. Avec les fruits de mer à profusion sur la côte, c’est la promesse d’une gastronomie à faire saliver …&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;J’y arrive vers midi, sous un soleil écrasant, et m’installe dans une belle petite guesthouse où doivent me rejoindre Fiona et Jola, rencontrées la veille à Phnom Penh. En déjeunant au bord de la rivière, je rencontre Estelle, française qui étudie à Bangkok, Zoé grecque et Yul, hollandaise. Elles veulent louer un scooter pour l’après-midi, pour aller voir une grotte et une cascade. C’est le genre d’idée à laquelle je ne résiste pas. Après un petit tour de la ville pour constater qu’elle est très endormie, nous louons trois scooters mais Yul se sent subitement très mal, apparemment une réaction digestive ultra-rapide au déjeuner tout juste avalé. Je pars donc seulement avec Estelle vers la grotte de Phnom Chnork. Après quelques kilomètres d’une route chargée, étroite et chaotique, nous entrons sur un chemin de terre qui s’enfonce dans la campagne. Le paysage est splendide, fait de rizières aujourd’hui asséchées, de palmiers, et de maisons traditionnelles cambodgiennes encore plus belles que d’habitude.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S9g4S-9zV8I/AAAAAAAAA-M/wYTdCJcQle0/s1600/_1.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="480" src="http://2.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S9g4S-9zV8I/AAAAAAAAA-M/wYTdCJcQle0/s640/_1.jpg" width="640" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;A force de demander notre direction sur ce chemin plein de trous, un jeune garçon qui parle tout juste anglais se propose d’être notre guide. On sait vaguement qu’on en aura besoin, donc il laisse son vélo sur le côté et monte derrière moi sur le scooter. Cet endroit est magique, mais il faut surtout se concentrer sur le chemin défoncé. Nous arrivons à la grotte, et notre jeune guide a ameuté deux de ses copains qui parlent bien anglais. Nous entrons donc avec trois jeunes tchatcheurs qui se débrouillent pas mal comme guides, nous montrant les formes d‘animaux formées dans la roche par les ruissellements. Pas beaucoup plus à voir, à part une belle vue sur les rizières et palmiers alentour. Nous repartons par le même chemin à travers les rizières, je dépose notre guide qui a gagné son dollar, et repartons vers Kampot. Direction la cascade de l’autre côté de la ville. Comme il n’y a pas moyen de la trouver, et que personne sur le bord de la route ne parle anglais, nous montons en haut de la colline avec les scooters pour une vue spectaculaire. Au bord de cette route raide, quelques baraquements très pauvres, des adultes et des enfants plus enthousiastes que jamais à nous lancer des «&amp;nbsp;Hello&amp;nbsp;!&amp;nbsp;». C’est amusant de voir qu’au Cambodge, dès que l’on s’éloigne quelque peu d’une ville ou d’une route, immédiatement on déclenche dix fois plus de réactions et de sourires, comme si l’on passait dans un endroit reculé où ne passe aucun étranger. Ici ce n’est pas loin d’être le cas, les enfants sont enthousiastes mais quand même un peu farouches, n’osant pas nous approcher de trop près.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S9g5GiBMINI/AAAAAAAAA-Q/L7xEwJzjF8Q/s1600/_2.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="480" src="http://1.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S9g5GiBMINI/AAAAAAAAA-Q/L7xEwJzjF8Q/s640/_2.jpg" width="640" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Nous roulons vers Kampot en pleine nuit, aveuglés par les cendres qui volent à cause des champs en feu sur les côtés. Dans la guesthouse, je retrouve Fiona et Jola qui viennent d’arriver, accompagnées de Markus, un allemand qu’elles connaissent depuis les 4000 îles au Laos. Nous sommes rejoints par Estelle, Zoé et Yul, et à sept donc nous partons dîner dans un restaurant local, un des rares ouverts à cause du Nouvel An. Puis nous marchons à travers la ville obscure, presque démunie de lampadaires, et tombons sur une petite boum avec plein de jeunes cambodgiens qui dansent comme des fous sur de la techno commerciale crachée par une sono braillarde. Forcément ils veulent qu’on danse avec eux, qu’est-ce qui pouvait leur faire plus plaisir que des étrangers à leur boum&amp;nbsp;? On se force un peu parce qu’il faut bien, et un peu pour le fun,&amp;nbsp;et on prend congé pour rejoindre un bar tenu par des anglais, dans une rue calme et sombre. Encore des occidentaux, jeunes ceux-là qui se sont expatriés au Cambodge, et dans un coin très très calme, cela fait réfléchir.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Le lendemain est encore une journée scooter, sans Estelle qui nous quitte. Nous décidons d’aller au sommet de la montagne Bokor, où se trouvent les ruines d’une ancienne station de vacances pour les colons français, abandonnée à l’arrivée des Khmers Rouges et laissée à l’abandon depuis. Au pied de la montagne un péage-racket nous déleste de 5 $ chacun, et nous nous engageons dans l’ascension, d’abord sur une belle route asphaltée, puis sur un chemin en terre de plus en plus défoncé, reste de l’ancienne route. Première constatation, nous ne sommes pas seuls, de nombreuses voitures montent également, à bord de gros 4x4 pour la plupart. Probablement des familles réunies pour le Nouvel An, qui viennent visiter Bokor pour la journée. Heureusement on peut facilement les doubler dans la montée, parce que c'est le défilé, et le pire est à venir ...&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Le chemin est de plus en plus dur et&amp;nbsp;encombré par les voitures, jusqu’à ce que nous arrivions au sommet de Bokor. Là grosse déception, la cité fantôme recèle très peu de villas, seulement une église, un ou deux bâtiments, et au loin un énorme bâtiment qui a l’air d’attirer tout le monde. Petit tour dans l’église entièrement taguée, et séance photo avec une vue fantastique sur toute la côte et les îles au large.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S9g5wzhaVUI/AAAAAAAAA-U/RlybJrlAH6o/s1600/_3.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="480" src="http://1.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S9g5wzhaVUI/AAAAAAAAA-U/RlybJrlAH6o/s640/_3.jpg" width="640" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Pendant ce temps les voitures continuent d’affluer, et le sommet de la montagne devient un gigantesque embouteillage. On se rapproche comme on peut du grand bâtiment, zigzaguant entre les voitures et les grosses pierres. On gare les scooters comme on peut, et on traverse un terrain vague&amp;nbsp;en passant devant une des nombreuses familles qui pique-niquent et veut nous faire goûter un peu de leur mixture, à l’apparence spéciale mais excellente. Ce grand bâtiment est en fait l’ancien casino-hôtel, à l’architecture imposante et prestigieuse. La façade tire une sale tête, mais l’édifice tient parfaitement debout, défiant le temps. Et le plus grand jeu de tous les cambodgiens, et nous aussi bien sûr, est de se balader à l’intérieur&amp;nbsp;pour admirer ce vestige d’un autre temps, celui de la présence française et du luxe.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Et comme il fait chaud à l’extérieur, les familles s’installent à même le sol, pourtant très sale, de ce qui devait être un grand salon. Le sol est très sale, on frôle les 100 décibels tellement il y a de monde, mais ils sont contents de pique-niquer là, dans le plus pur style asiatique. Et qui dit gastronomie asiatique dit :&amp;nbsp;on fait des miracles culinaires avec presque rien, et en respectant l’hygiène alimentaire malgré la saleté ambiante. Certains font carrément griller des poissons sur un mini-barbecue à même le sol, on salive. A l’extérieur du bâtiment, le monde est encore plus fou, le parking vert est envahi de voitures garées dans tous les sens, les familles pique-niquent n’importe où, dans des positions qui nous paraissent&amp;nbsp;contraires au plaisir.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S9g6FTzauQI/AAAAAAAAA-Y/eio2Wr-CAvQ/s1600/_4.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="480" src="http://4.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S9g6FTzauQI/AAAAAAAAA-Y/eio2Wr-CAvQ/s640/_4.jpg" width="640" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;C’est plein, engorgé, on s’y sent déjà oppressé, mais les voitures continuent d’affluer. Je n’ose pas imaginer le gigantesque embouteillage quand ils décideront de repartir, et justement il paraît y avoir un bon créneau, donc on enfourche les scooters et on démarre. Joie de courte durée, 200 mètres plus loin, le chemin est paralysé, par les gros 4x4 qui essaient de se croiser sur ce chemin défoncé et étroit. Deux ou trois policiers font vaguement la circulation mais ne servent à rien. Tous les cambodgiens coincés dans leurs 4x4, essayant d’atteindre le sommet, semblent trouver ça normal, personne ne régule ou ne limite le flux de voitures. Un 4x4 bloque même toute la circulation, moteur qui fume. Nous là dedans on essaie de se faufiler, de doubler, d’éviter les grosses pierres, de préserver le scooter, de ne pas tomber, et on se prend des tonnes de poussière dans les bronches. Derrière Zoé et Yul sont à deux sur leur scooter, et débutantes, elles dégustent. On s’extirpe lentement de tout ça, on redescend la montagne, accueillant l’asphalte comme une oasis. Je me dis que ce n’était ni l’endroit ni le jour pour un débutant de s’initier à moto, comme Zoé par exemple.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;J’arrive à la barrière en bas largement en avance, avec Fiona, et nous attendons longuement les autres, beaucoup trop longuement. Finalement Jola et Markus arrivent et nous apprennent que Zoé et Yul sont passées devant nous dans une voiture, direction l’hôpital. Elles ont chuté plus haut, et Zoé s’est méchamment ouvert la jambe. Intuition malheureusement juste de ma part, mais j’avais prévenu les autres qu’une journée mal démarrée, avec deux ou trois bricoles le matin, était un mauvais signe. Je ne crois pas si bien dire, la journée n’est pas finie.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Nous repartons donc à Kampot, cherchons en vain Zoé à l’hôpital quasi-désert, et déjeunons d’un plat à fondre sur place, sur un petit stand sur le trottoir, avant de repartir vers la grotte Phnom Chnork. Je l’ai déjà vue la veille avec Estelle, mais l’environnement est tellement magique que je ne me fais pas prier pour servir de guide. Nous retraversons donc ce lieu magique, entre rizières et maisons traditionnelles, évitant les méchants trous, pour arriver à la grotte. Sans savoir pourquoi, j’ai l’impression d’être sur une île, peut-être le souvenir inconscient de celles que j’ai visitées récemment comme à Kom Pong Cham. Les digues de démarcation entre les rizières forment un réseau de petits chemins qui se croisent dans tous les sens, je voudrais avoir un vélo pour m’y aventurer et m’y perdre. La jouissance de ce paysage ne saurait être complète sans les regards étonnés et souriants qui nous entourent. Cela me fait penser à un article lu il y a quelques jours à Phnom Penh, qui regroupait le Vietnam, le Laos, le Cambodge et la Thaïlande sous l’appellation «&amp;nbsp;Pays du sourire&amp;nbsp;». Définition parfaite.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Nous arrivons à la grotte, nous sommes immédiatement abordés par un ou deux jeunes enfants qui se proposent comme guides. J'attends à l’extérieur, et profite du spectacle simple de paysans qui arrosent leur champ avant le coucher du soleil, portant courageusement des litres d’eau sur leurs épaules, et les déversant suivant une chorégraphie involontaire mais élégante.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S9g6fBBvk7I/AAAAAAAAA-c/1e5aE7VUbl0/s1600/_5.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="480" src="http://1.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S9g6fBBvk7I/AAAAAAAAA-c/1e5aE7VUbl0/s640/_5.jpg" width="640" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Les autres paraissent s’amuser comme des fous dans la grotte, guidés avec plaisir par les enfants qui dévoilent tous leurs secrets, leurs passages. Surtout Markus qui ressort le crâne légèrement ouvert et ensanglanté pour s’être cogné contre une paroi. Quand je disais qu’il y a des journées maudites … On rémunère les deux jeunes guides, on mitraille le coucher de soleil et on repart doucement, s’arrêtant souvent pour prendre des photos. Je roule devant bien que lentement, je vois un petit bout de bois se prendre dans ma roue, je freine doucement pour m’arrêter, le scooter se met brusquement de travers, et je me retrouve à terre sans avoir bien compris, une jambe sous le scooter.&amp;nbsp; Les trois jeunes cambodgiens qui marchaient là mettent un peu de temps pour réagir, mais finissent par me dégager. La peau du coude gauche bien arraché, quelques éraflures sur la jambe droite. Je douille mais remonte quand même sur le scooter, pour rentrer à Kampot. Quand je disais que la journée avait mal démarré … d’ailleurs récemment je me disais qu’après toutes les fois où j’ai loué un scooter en Asie, j’étais plutôt content de n’avoir encore rien eu. Les rues des villes asiatiques sont pleines d’occidentaux avec un bandage … &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Nous passons une soirée tranquille à l’hôtel, et retrouvons Zoé et ses points de suture, administrés par un docteur bizarre qui se marrait et lui disait de regarder. Le lendemain je décide de partir à Kep, avec Fiona et Jola. Markus repart en Allemagne, Zoé est coincée par sa blessure, et Yul aussi donc.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;A peine 30 minutes de bus et nous voilà à Kep, au bord de la mer. Kep est une station balnéaire huppée, qui était très prisée des colons français. C’est Nouvel An, de nombreux hôteliers décident d’augmenter leurs prix même s’ils ne sont pas pleins, va comprendre !&amp;nbsp;C’était pareil au Vietnam, je commence à en avoir marre de fêter le Nouvel An, d’autant qu’ici il ne se passe rien, même pas de feu d’artifice. Il faut donc prendre une guesthouse très excentrée sans vue sur la mer, mais pas désagréable. Nous revenons dans le centre de Kep en tuk-tuk, et nous nous baladons le long de plage, bondée de familles venues fêter le Nouvel An. L’attraction vient surtout de Fiona, les cambodgiens semblent n’avoir jamais vu de cheveux crépus et trouvent ça très marrant. Ce que nous trouvons très marrant, nous, c’est que les familles sont toujours en train de manger, assis en rond sur une bâche. On pousse un peu plus loin, et à notre grand bonheur nous sommes invités au pique-nique d’une famille assez nombreuse. On nous sert et re-sert en bières, en riz, viande et autres plats inconnus. Nous n’avons absolument pas faim mais ce serait impoli de ne pas manger, alors on se force et on&amp;nbsp;trinque toutes les 2 minutes comme ils aiment faire. Heureusement un des beaux-frères parle anglais, sinon nous étions bons à sourire bêtement pendant presque une heure.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S9g7XKurWLI/AAAAAAAAA-g/_tMShiKww98/s1600/_6.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="480" src="http://3.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S9g7XKurWLI/AAAAAAAAA-g/_tMShiKww98/s640/_6.jpg" width="640" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Nous prenons finalement congé, ravis de ce petit moment, et marchons vers le centre, sous des nuages noirs. Depuis plusieurs jours les nuages se font plus nombreux le matin, annonçant l’arrivée imminente de la première pluie, tant attendue. Et un bel orage éclate, accompagné d’une pluie torrentielle pendant une heure au moins. Cela ne rafraîchit pas tellement l’atmosphère mais c’est un bonheur à voir&amp;nbsp;! Un tuk-tuk accepte finalement de nous ramener à la guesthouse malgré la pluie, et nous terminons la soirée tranquillement dans la guesthouse.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Le lendemain matin c’est un autre tuk-tuk qui vient nous chercher, pour nous mettre dans&amp;nbsp;une grosse barque. Direction Koh Tonsaï, ou Rabbit Island, pour au moins une journée et une nuit de farniente dans un cadre de rêve, sur fond de sable et palmiers. A peine débarqués nous savons que nous passerons au moins deux nuits. Certes toute la plage est squattée par les guesthouses et leurs petits bungalows rustiques assez rapprochés, et en cette semaine de Nouvel An il y a du monde, un mélange de voyageurs occidentaux qui restent dormir et de familles venues pour la journée. Mais on se sent bien sur cette île, pas d’Internet, électricité uniquement le soir, bungalow au confort minimum, et «&amp;nbsp;salle de bains&amp;nbsp;» réduite à sa plus simple expression&amp;nbsp;: des jarres d’eau tirées d’une source, de l’eau supposée propre mais brune.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S9g71hAV4PI/AAAAAAAAA-k/8H-XeseDhJ0/s1600/_7.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="480" src="http://3.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S9g71hAV4PI/AAAAAAAAA-k/8H-XeseDhJ0/s640/_7.jpg" width="640" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;C’est donc parti pour trois jours d'intense farniente ou presque, de shakes à l’ananas, de poisson grillé à la sauce poivre de Kampot et citron vert (une tuerie !), de baignades au petit matin ou en pleine nuit sous l’orage qui gronde tous les soirs, de lecture dans le hamac, et de soirées autour du bar de&amp;nbsp;Sam avec plein de gens sympa. Pour dire de se bouger un peu, je fais quand même le tour de l’île avec Jola, découvrant quelques familles qui vivent de la pêche, dans une pauvreté impressionnante. Le lendemain nous montons au sommet de l’île, debout sur un ancien bunker Khmer Rouge pour difficilement apercevoir les autres îles. Mauvaise idée, je tombe deux fois dans la descente sur le chemin raide et glissant, et ouvre précisément les plaies déjà faites avec le scooter. La poisse …&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Finalement après trois jours, et deux nuits presque blanches au bruit assourdissant des grenouilles qui croassent juste sous mon bungalow, je quitte l’île en même temps que Jola. Fiona a réussi à se faire embaucher au bar et reste une semaine.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Je ne passe qu’une nuit à Kep, avec Jola nous dînons au Crab Market, qui n’est pas un marché mais une succession de restaurants de fruits de mer. Un dîner à se faire exploser la panse, des fruits de mer accompagnés de l’inévitable sauce au poivre. Le lendemain Jola part à Phnom Penh, je continue le long de la côte vers Sihanoukville. En attendant le bus qui ne viendra jamais, j’observe les mini-bus qui passent chargés à bloc, avec des gens sur le toit, et les bagages qui dépassent largement du coffre, en suspension au-dessus de la route&amp;nbsp;: une moto, trois cochons …&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S9g8U7p_ONI/AAAAAAAAA-o/9PIQNLPjsRA/s1600/_8.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="480" src="http://3.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S9g8U7p_ONI/AAAAAAAAA-o/9PIQNLPjsRA/s640/_8.jpg" width="640" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Je finis par avoir un bus deux heures plus tard, et arrive à Sihanoukville. C’est le nom que tout le monde&amp;nbsp;a sur les lèvres en pensant à la plage, mais c’est une ville moche, avec des plages très moyennes et du tourisme de masse. Sauf Otres Beach, une plage à 4 km. Plusieurs voyageurs me l’ont conseillée, mais elle était censée être livrée aux promoteurs. Un mototaxi m’indique qu’elle est bel et bien là, pas encore détruite, je ne réfléchis pas et m’y fais emmener, oubliant mon intention initiale de m’installer en ville pour aller voir un médecin et faire vérifier mes blessures.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;C’est une plage magnifique, très longue et pas bien large. Là aussi, les guesthouses sont alignées tout le long, mais sans que cela gâche le plaisir. Je m’installe au Sunshine Café, encore un bon conseil récupéré récemment.&amp;nbsp;Je passe quatre jours de farniente complet, passant tout mon temps dans les fauteuils confortables face à la mer, n’allant même pas tester les menus dans les autres guesthouses. &lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-GB"&gt;Lecture, blog, baignade, happy hour … &lt;/span&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Il n’y a pas grand monde mais toujours les mêmes, deux russes, un couple d’irlandais, une flamande, et le couple très sympa qui tient l’endroit, Monica et Kem. Trois jours de plaisir absolu, sauf mes blessures qui ne s’arrangent pas et m’obligent à quitter ce petit paradis pour repartir en ville. Je ne me suis jamais autant arrêté dans de beaux endroits, inconsciemment ça doit être la compensation d’un rythme trop chargé depuis le début de ce voyage, d’une incapacité à ne rien faire que j’arrive enfin à soigner.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S9g9Jy6WnSI/AAAAAAAAA-s/7pIo2riH4UA/s1600/_9.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="480" src="http://2.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S9g9Jy6WnSI/AAAAAAAAA-s/7pIo2riH4UA/s640/_9.jpg" width="640" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Une nuit à Sihanoukville, une visite chez le docteur, et je peux reprendre la route, en faisant tout de même l’impasse sur le trek que j’avais prévu. Pas grave ce n’est pas la bonne saison. Et je commence à trépigner en pensant à l’attraction principale du Cambodge, ses fameux temples …&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Allez on se fait une journée entière de bus pour s’en approcher&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="color: white;"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;-&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&lt;span style="color: white;"&gt;-&lt;/span&gt; &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1484377143870151357-3362097841381341133?l=nico-autourdumonde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nico-autourdumonde.blogspot.com/feeds/3362097841381341133/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nico-autourdumonde.blogspot.com/2010/04/de-plage-en-ile-en-plage-la-cote-du.html#comment-form' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1484377143870151357/posts/default/3362097841381341133'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1484377143870151357/posts/default/3362097841381341133'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nico-autourdumonde.blogspot.com/2010/04/de-plage-en-ile-en-plage-la-cote-du.html' title='De plage en île en plage ... la côte du Cambodge'/><author><name>Nico</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16407327367546621230</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/-0OWn9876BJc/TX7sISc_CjI/AAAAAAAABIg/M7ZGKcWYLdU/s220/129.%2Btrek%2Bde%2BSanta%2BCruz.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S9g4S-9zV8I/AAAAAAAAA-M/wYTdCJcQle0/s72-c/_1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1484377143870151357.post-3619654030089633485</id><published>2010-04-23T13:50:00.002+02:00</published><updated>2010-10-06T23:40:23.433+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Cambodge'/><title type='text'>Dans la fournaise de Phnom Penh</title><content type='html'>Après une succession de mini-étapes depuis que je suis entré au Cambodge, me voilà parti pour la capitale. A&amp;nbsp;Kom Pong Cham&amp;nbsp;je me lève tôt dans mon hôtel impersonnel mais pas cher, prends le petit-déj’ chez le couple de français récemment installé, jette un dernier coup d’œil au Mékong et à la croisette, et retrouve le mototaxi sympa qui m’avait amené hier. Il a tellement peur que je me laisse embarquer par un concurrent, qu’il attend devant mon hôtel une demi-heure avant le rendez-vous. Je monte dans un bus bien rempli, uniquement des cambodgiens, et trois heures plus tard, nous arrivons dans la capitale. Je n’avais pas vu de ville aussi active depuis bien longtemps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’envoie paître un mototaxi qui annonce un prix honteux, et j'en choisis un autre qui m’emmène à Sunday Guesthouse. Je ne regrette pas mon choix, c’est une belle guesthouse tenue par un jeune gérant qui parle parfaitement l’anglais et le français, et, ô suprême bonheur, je profite du wifi gratuit et rapide jusque dans la chambre, une rareté absolue ! De quoi me permettre de charger et sécuriser des tonnes de photos et vidéos, ce que je n’avais pu faire pendant de longues semaines. Le wifi gratuit et performant est une denrée rare au Laos et au Cambodge, mon PC va souffrir pendant quatre jours …&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’attends au moins la moitié de l’après-midi avant de sortir de la guesthouse, et me dirige droit vers le Centre Culturel Français. Ils diffusent&amp;nbsp;des films&amp;nbsp;gratuitement&amp;nbsp;plusieurs fois par semaine, dans une petite mais vraie salle de cinéma, c’est donc mon objectif principal. Et je fais bien de m’y précipiter parce que nous sommes à quelques jours du Nouvel An Khmer, et que le Centre Culturel sera fermé dès le lendemain pour une semaine. Je traîne donc longtemps à la librairie, où les livres neufs sont malheureusement trop chers, à la médiathèque, où les livres d’occasion ne sont prêtés qu’aux gens installés ici, et je profite donc de la dernière séance … un film que j’ai déjà vu, mais c’est toujours ça de pris ! Ce sera tout pour aujourd’hui, je n’ai presque rien vu de la ville mais je rentre à la guesthouse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le lendemain est une journée chargée, je décide d’aligner les visites culturelles et historiques, et de visiter Phnom Penh. Je commence avec le Musée National, un bâtiment magnifique qui expose uniquement des statues Khmer, autour d’un patio central fleuri et superbe. Les grandes statues, représentant souvent les divinités hindouistes, sont impressionnantes, mais avec toutes les petites statues montrant Shiva assis, Shiva debout, Shiva les bras écartés, Shiva se curant le nez … on est tenté de passer rapidement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S9GFI4E9jPI/AAAAAAAAA9g/ZHxhaZseCyQ/s1600/_1.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="480" src="http://3.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S9GFI4E9jPI/AAAAAAAAA9g/ZHxhaZseCyQ/s640/_1.jpg" tt="true" width="640" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faisait déjà chaud en entrant, mais en sortant à midi c’est intenable, une vraie fournaise. J’ai deux heures à patienter avant l’ouverture des autres sites, je vais me balader et déjeuner sur le front de la rivière Tonlé Sap, qui aligne les restaurants assez cozy, dont un Foreign Correspondents Club of Cambodia, le parfait repaire à expatriés avec un décor colonial jusqu’au moindre détail, mais aux prix très marqués aussi. J’en choisis un autre et je m’installe face à la rivière, et c’est le défilé des vendeurs qui commence, des enfants surtout. Si j’ai le malheur de lever les fesses 10 centimètres de mon fauteuil, trois mototaxis me hèlent immédiatement, toujours à l’affût d’un client potentiel qui va régler l’addition. Même en terrasse on a chacun un ventilateur, tellement c’est difficile à supporter. Une fois déjeuné, je décline tous les mototaxis, qui sont nombreux et proposent leurs services en permanence, mais ils n’insistent pas lorsque l’on refuse et gardent le sourire, probablement le principal gène cambodgien. Un tour dans une librairie d’occasion, en vue des jours à venir sur les plages et îles du sud, et je ressors avec le fameux Killing Fields, récit des horreurs khmers par un journaliste américain. Un roman plus mielleux aurait peut-être été plus indiqué, mais au moins je vais m’instruire. Les voyageurs qui viennent au Cambodge ont principalement deux choses en tête : les temples d’Angkor Wat, et l’histoire du génocide (et les plages aussi mais on le dit moins). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vanné et trempé par une petite demi-heure de marche sur la croisette, je peux enfin continuer les visites. Direction le Palais Royal, bâtiment magnifique ressemblant à un temple dans un parc vert et fleuri, une vraie oasis dont on ne nous laisse visiter qu’une petite partie. Sur le même site on trouve la Pagode d’Argent, encore un bel édifice entouré de quatre stupas et de verdure. A l’intérieur du temple, un énorme Bouddha en or de 90 kg et 9584 diamants. En me promenant autour du temple, visité surtout par des cambodgiens, je vois un jeune moine apparemment en vacances avec sa famille pour le Nouvel An. Il prend des photos avec son téléphone dernier cri, une clope dans l’autre main.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S9GFwcNo8VI/AAAAAAAAA9k/bkc1idlOQxs/s1600/_2.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="640" src="http://2.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S9GFwcNo8VI/AAAAAAAAA9k/bkc1idlOQxs/s640/_2.jpg" tt="true" width="480" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La température a à peine baissé, mais je continue à pied pour explorer quelques rues et le monument de l’Indépendance. A mon grand étonnement, Phnom Penh est une ville moderne et assez riche, débordant forcément d’énergie mais pas si bruyante et saturée de trafic que je l’avais lu. Quand on a vu Hanoi et surtout Saigon, plus rien ne paraît oppressant ! En tout cas j’étais venu à Phom Penh avec des images négatives, sans savoir dire d’où elles venaient, et je suis positivement surpris.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S9GGbjKyuKI/AAAAAAAAA9w/yArhcQdNjJw/s1600/_3.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="480" src="http://2.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S9GGbjKyuKI/AAAAAAAAA9w/yArhcQdNjJw/s640/_3.jpg" tt="true" width="640" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’attrape un mototaxi pour continuer sur ma lancée, direction le musée Tuol Sleng, un endroit dur mais à ne pas rater. Il se trouve dans la prison au nom de code S-21, installée par les Khmers Rouges pour interroger et torturer les supposés opposants et traîtres au régime, avant de les envoyer se faire exécuter à l’extérieur de la ville. Avant d’être utilisée comme prison, c’était une école, chaque salle de classe a donc été utilisée comme salle de torture, ou comme cellules collectives et individuelles. On peut voir des centaines de photos des martyrs avant ou après torture, puisque les Khmers Rouges prenaient un soin méticuleux à tout documenter et archiver. De nombreuses cellules, minuscules, sont encore en place. Des instruments de torture aussi, de vieux lits en fer. Et des photos, des témoignages sur les méthodes des Khmers. Seuls 7 survivants furent trouvés dans la prison à la libération par les Vietnamiens. Je ne peux y passer que deux bonnes heures avant la fermeture, mais une demi-journée est nécessaire pour tout lire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S9GHLmmR0zI/AAAAAAAAA90/DeBIUX-u0J0/s1600/_4.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="480" src="http://4.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S9GHLmmR0zI/AAAAAAAAA90/DeBIUX-u0J0/s640/_4.jpg" tt="true" width="640" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après une telle visite, il faut un bol d’air. Je m’offre une petite balade à travers les quartiers populaires. Je découvre un bar à télé, comme à Vang Vieng au Laos, mais pour les locaux et en beaucoup plus sobre. Je repasse la soirée tranquillement dans ma chambre, pas encore décidé à sortir après une journée aussi crevante. Mon PC lui n’a pas bougé, mais a encore plus chaud que moi, il tourne sans s’arrêter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le lendemain je suis d’attaque assez tôt pour continuer dans le registre des visites difficiles. Je pars en tuk-tuk avec un couple d’australiens vers le site Choeung Ek, aussi appelé The Killing Fields. La suite logique de la prison S-21, le lieu d’extermination de masse du peuple. Celui à l’extérieur de Phom Penh a été érigé en lieu de souvenir, mais il y en a plusieurs à travers le pays. Dès l’entrée on est mis dans l’ambiance, une grande stupa contient des centaines de crânes, autres os, et vêtements collectés, le tout stocké sur différents étages et visible à travers des vitres. On fait le tour du site, en passant entre les trous qui furent des charniers, et les panneaux indiquant ce qui y a été trouvé ou l’utilité de tel arbre dans le travail « d‘abattage ». Pour terminer, un petit musée donne un complément d’histoire, et expose la fameuse tenue Khmer Rouge, faite d’un pantalon et d’une veste noirs et d’une écharpe rouge. Malgré les innombrables crânes, on a du mal à imaginer que cette horreur s’est passée là, à l’endroit où l’on se balade tranquillement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S9GH7aAKBSI/AAAAAAAAA98/nSFvFOLlbiw/s1600/_5.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="640" src="http://3.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S9GH7aAKBSI/AAAAAAAAA98/nSFvFOLlbiw/s640/_5.jpg" tt="true" width="480" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après la prison la veille, j’ai ma dose d’histoire et de visites troublantes. Je rentre à l’hôtel et loue un vélo pour explorer un peu mieux la ville. Direction d’abord un restaurant réputé pour employer des gamins sortis de la rue, fermé. Un autre à quelques blocs également fermé, à cause des vacances de nouvel an. Après les contraintes du nouvel an vietnamien il y a deux mois, ça devient lourd. Pour compenser la frustration, je m’offre un petit resto français à prix raisonnables, puis je vais visiter le temple Wat Phnom, au sommet d’une petite colline qui fait office de rond-point gigantesque. Je passe ensuite devant l’hôtel Royal, ex-Phnom, et l’ambassade française, qui furent des lieux de refuge pour les étrangers lors de la prise de Phnom Penh par les Khmers Rouges. Direction le lac Boek Kak, qui est aussi le quartier des backpackers. J’essaie en vain d’en avoir une belle vue d’ensemble, et tombe sur des quartiers très populaires et pauvres, faits de baraquements et de rues défoncées en terre. C’est tellement délabré que je me demande, l’espace d’une seconde, si c’est une bonne idée de s’y aventurer, mais je ne vois que des regards bienveillants, ou au pire indifférents. Malgré l’extrême pauvreté, les gens sont souriants et n’ont pas une once de jalousie envers l’étranger riche&amp;nbsp;à vélo&amp;nbsp;que je suis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un peu plus loin je tombe sur un autre quartier tout aussi pauvre, mais qui vaut encore plus le coup d’œil parce qu’il s’étire le long d’une ancienne voie ferrée. Encore des baraquements en bois délabrés, trempant à moitié dans le marécage juste derrière, mais la pauvreté se voit moins sur les habitants eux-mêmes et leurs vêtements. Il y a comme un décalage entre cette femme que je vois, debout sur la voir ferrée avec sa tenue plutôt élégante, et sa baraque trois mètres derrière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S9GJIJXK70I/AAAAAAAAA-A/4Szq6WcaupU/s1600/_6.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="480" src="http://1.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S9GJIJXK70I/AAAAAAAAA-A/4Szq6WcaupU/s640/_6.jpg" tt="true" width="640" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je repars vers le quartier backpacker pour un petit verre dans une guesthouse sur pilotis avec vue sur le lac. « Juste un verre j’ai dit, tu peux remballer ton petit sachet ! T’es sourd ? Juste un verre ! ». Malgré son sourire persistant le barman finit par comprendre et me sert mon 5863ème shake depuis l’entrée au Laos. Je quitte ce quartier sans intérêt à part le lac difficile à voir, et repars vers la croisette au bord du Tonlé Sap. Je m’arrête bien vite pour profiter d’une spécialité toute cambodgienne : le massage par une personne aveugle. C’est la garantie d’avoir un massage professionnel sans proposition de « finition », et l’occasion de faire une bonne action. Et par préjugé, j’ai tendance à penser qu’un(e) aveugle a une sensibilité plus forte pour masser. Je ne suis pas déçu, ma masseuse parle un anglais impeccable, et réalise un massage de haute volée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il commence à faire noir, je continue à pédaler sur la croisette très chargée en trafic et dans les rues derrière, quand je tombe sur trois policiers qui m’arrêtent parce que je roule en sens interdit. Oups je n’avais pas vu ! Je sens venir la tentation de me faire payer une faute qu’ils tolèrent largement pour les locaux mais bizarrement pas pour les étrangers, comme l’écrit le Lonely Planet&amp;nbsp;lui-même. Comme ils parlent un mauvais anglais, je fais mine de ne pas bien comprendre, puis plaide la distraction, réelle d’ailleurs. Et l’on en vient au vif du sujet lorsque l’un d’eux me demande d’abord de ramener du coca pour tout le monde, puis 5 dollars. Je discute, dis que je n’ai pas d’argent sur moi, puis esquive en insistant lourdement sur le coca que je vais leur amener. Ca marche, ils me laissent partir chercher du coca … avec mon vélo ! Je pourrais donc m’en aller sans revenir, mais j’ai l’intention de rester dans le quartier pour dîner, et j’aurai plus de problèmes si je les recroise. Donc je vais acheter trois malheureuses canettes de coca deux blocs plus loin, leur amène, et ils me remercient chaleureusement avec un grand sourire. Cela me fait plus sourire que pitié, et je repars vers la croisette, surchargée en trafic et en piétons, pour m’arrêter à l’un des nombreux bar-restaurants qui s’alignent. Encore un bon dîner très français et générateur de salive, et je file rendre mon vélo au petit loueur, craignant qu’il garde mon passeport … et en faisant attention aux sens interdits et aux rues complètement noires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans la guesthouse, le manager m’annonce que les bus pour la côte sont pleins le lendemain, la faute au Nouvel An. Un rapide coup d’œil à mon PC pour vérifier qu’il n’a pas cramé, et je rencontre David et Paul, deux anglais très sympas. Nous cherchons en vain un bar dans le coin, essayons de nous incruster dans l’un rempli uniquement de locaux qui dansent, mais c’est apparemment une soirée privée. Un shake à l’ananas dans la rue, une voiture poussée à nos risques et périls, et une longue marche plus tard, nous trouvons enfin un petit bar sympa, mais vide. On évite difficilement de discuter de l’Amérique du Sud, que David a largement visitée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le lendemain est une journée très calme, que je passe essentiellement sur une terrasse en front de rivière, pour échapper à la chaleur. J’y rencontre Fiona et Jola, guadeloupéenne et polonaise que je n’arrête pas de croiser depuis le sud du Laos, et Else une flamande qui vit ici. Quelques bières ou shakes plus tard, nous bougeons vers un resto local, et revenons sur une autre terrasse pour profiter de la happy hour. Tout le temps que nous sommes en terrasse, c’est un défilé permanent d’enfants qui vendent des livres, bizarrement tous les mêmes, ou des bracelets. C’est évidemment de l’exploitation, et lorsqu’on leur demande où va l’argent qu’ils gagnent, la réponse est automatique mais pas convaincante : c’est pour payer l’école. Ces enfants sont jeunes mais très éveillés, ils parlent bien l’anglais et ont un grand sens de la répartie. Nous les « riches », sommes tentés d’acheter de temps en temps pour les aider, mais l’argent n’est évidemment pas pour eux, et un dépliant largement distribué dans le pays demande de ne surtout rien leur donner ou acheter, même lorsqu’ils sont accompagnés de leur mère, pour ne pas encourager cette exploitation. Et à un niveau plus inquiétant, d’après Else, « le trafic de jeune chair » ne se ferait pas bien loin d‘ici. Pour cela aussi, un poster omniprésent explique aux étrangers les risques qu’ils prennent s’ils se laissent tenter. Ambiance …&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après avoir quitté Fiona, Jola et Else, que je retrouverai très rapidement, je rentre vers la chaleur étouffante de ma guesthouse, à pied à travers les rues sombres pour un dernier coup d’œil sur Phnom Penh. J’ai une dernière nuit à passer au bruit du ventilateur avant de partir vers la côte et les plages. C’est surtout mon portable qui va respirer …&lt;br /&gt;&lt;span style="color: white;"&gt;-&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: white;"&gt;-&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1484377143870151357-3619654030089633485?l=nico-autourdumonde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nico-autourdumonde.blogspot.com/feeds/3619654030089633485/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nico-autourdumonde.blogspot.com/2010/04/dans-la-fournaise-de-phnom-penh.html#comment-form' title='8 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1484377143870151357/posts/default/3619654030089633485'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1484377143870151357/posts/default/3619654030089633485'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nico-autourdumonde.blogspot.com/2010/04/dans-la-fournaise-de-phnom-penh.html' title='Dans la fournaise de Phnom Penh'/><author><name>Nico</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16407327367546621230</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/-0OWn9876BJc/TX7sISc_CjI/AAAAAAAABIg/M7ZGKcWYLdU/s220/129.%2Btrek%2Bde%2BSanta%2BCruz.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S9GFI4E9jPI/AAAAAAAAA9g/ZHxhaZseCyQ/s72-c/_1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>8</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1484377143870151357.post-8586028425906822905</id><published>2010-04-20T13:32:00.002+02:00</published><updated>2010-10-06T23:18:22.519+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Cambodge'/><title type='text'>Kratie et Khom Pong Cham, langueur du Mékong</title><content type='html'>A Ban Lung, dans la province de Ratanakiri, lever à 5 heures pour attraper le bus à 6 heures, après un petit tour en moto avec le gros sac. C’est impressionnant de voir comme les villes remuent déjà à cette heure. Nous reprenons la route poussiéreuse d’il y a deux jours, à travers forêt et campagne, vers Kratie. Dans le bus c’est l’épidémie de têtes enfouies dans les sacs en plastique, et comme nous ne pouvons pas ouvrir les vitres à cause de la poussière, l’odeur se répand rapidement. La palme revient à un tout petit garçon assis juste derrière moi, la veine. Je suis un peu étonné parce que dans tous les pays pauvres que j’ai traversés, les locaux sont habitués à des trajets en bus difficiles, à cause des routes défoncées ou sinueuses, et de l’absence de confort à l’intérieur. Mais ici la route est plate et droite, et je n’ai jamais vu autant de gens vomir. D’après Benjamin, l’explication serait qu’ils ne voyagent quasiment jamais, et qu’ils ne sont donc pas habitués. Ça se tient. Mais ça sent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cinq ou six heures plus tard, nous arrivons à Kratie. Benjamin et Chloé descendent aussi, avec l’intention d’attraper un autre bus, tandis que Matthieu va à Phnom Penh pour soigner son coude.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est une petite ville qui témoigne de l’ancien prestige des années coloniales par ses façades et arcades décrépies, écrasée par une chaleur difficilement soutenable et rafraîchie par le Mékong. Les vieilles façades coloniales se concentrent autour du marché crasseux et pittoresque, ainsi que le long du Mékong, tandis qu’à une ou deux rues de là, ce sont les maisons traditionnelles, en bois et sur pilier, qui prennent leurs droits. Il suffit de marcher 200 mètres depuis le marché pour voir une vie extrêmement pauvre, avec beaucoup de déchets, des petits feux ici et là, mais toujours des gens souriants et curieux de voir des étrangers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je perds une bonne partie de l’après-midi à poster un article sur le blog, dans l’entrée de la guesthouse à peine rafraîchie par les ventilateurs, et au bruit permanent et divertissant de la rue et du marché. Je me libère enfin de ma corvée pour assister au coucher de soleil sur le Mékong. L’impression de langueur, d’une vie lente écrasée par le soleil, est encore plus forte à cette heure où le Mékong est rougi par le soleil couchant. Une silhouette de pêcheur sur sa pirogue vient se placer dans le reflet rouge-orange du soleil.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S82BpJNIGvI/AAAAAAAAA8o/OdHAdYh5rT0/s1600/_1.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="640" src="http://1.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S82BpJNIGvI/AAAAAAAAA8o/OdHAdYh5rT0/s640/_1.jpg" width="596" wt="true" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Je croise Benjamin et Chloé qui ont raté le dernier bus pour l’est du pays, et doivent patienter jusqu’au lendemain. Puis je vais manger local sur un des étals installés en front de rivière. Les femmes qui y cuisinent ne parlent pas un mot d’anglais, mais ont un menu traduit dans un anglais à peu près compréhensible, qui m’évite de faire un choix malheureux ou de retomber sur l’inévitable mais lassante soupe de noodles au bœuf. Souvent aussi, les jeunes enfants de la cuisinière savent parler un peu d’anglais, ça aide beaucoup. Deux heures dans un chouette petit café pour expats et voyageurs, et au lit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il n’y pas beaucoup de choses à faire à Kratie, mon réflexe quasi-pavlovien est de louer un scooter pour explorer les environs. Je pars le long du Mékong vers le sud, et me retrouve vite dans l’exotisme du Cambodge : des maisons traditionnelles au milieu des palmiers, des animaux qui traînent le long et au milieu de la route, des huttes en paille pour abriter les vaches, des paires d’yeux éberlués à mon passage (à moins de cinq kilomètres de Kratie, ils ne doivent pas voir plus d’un visage pâle par semaine), des voitures ou bus qui foncent en m’aspergeant de poussière et graviers, et le Mékong qui se partage entre eaux basses et longues bandes de sable. Je descends vers l’embarcadère du petit bateau qui fait traverser voitures, motos et piétons, et m’arrête sous un petit toit en paille pour prendre un jus de canne, créant le regard étonné et amusé des gens qui tiennent l’endroit. Quelques personnes arrivent en moto pour boire un verre et m’observent discrètement, pendant que j’observe le Mékong majestueux, quelques maisons flottantes et ses pêcheurs affairés entre deux bandes de sable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S82DxEi7S5I/AAAAAAAAA8s/PgkVqVPxbjU/s1600/_2.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="640" src="http://4.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S82DxEi7S5I/AAAAAAAAA8s/PgkVqVPxbjU/s640/_2.jpg" width="596" wt="true" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je traverse le petit village juste à côté, un petit paradis au milieu des palmiers, et reprends la route, mais je fais vite demi-tour devant les travaux qui promettent des tonnes de poussière, le souvenir des 80 kilomètres difficiles au Ratanakiri est encore là. Je rentre donc à Kratie, en explorant au passage les quartiers périphériques, d’une pauvreté hallucinante. Après une longue pause dans ma guesthouse, pour éviter le cagnard insupportable de midi, je repars le long du Mékong, vers le nord cette fois. Mon objectif principal, et c’est à peu près le seul centre d'intérêt touristique, est d’aller voir les dauphins Irrawady, une espèce rare à la tête très arrondie, qui baigne dans le Mékong près des 4000 îles au Laos, et à Kampi près de Kratie. Je roule plusieurs kilomètres sur une route étroite et chaotique, bordée tout le long de petites maisons. Une sorte de long village ininterrompu et plein de vie, des petits stands qui vendent des boissons sorties des glacières, ou de l’essence dans des bouteilles de Coca en verre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je fais un premier arrêt au pied d’une colline, au sommet duquel il y a un temple. Cela m’inspire moyennement, et le gérant de la guesthouse m’a dit qu’on risquait de me voler le scooter. Donc je poursuis tranquillement le long de la route, essayant de répondre à chaque sourire des adultes et à chaque Hello des enfants sur le bord, mais pour y arriver il faudrait rouler très doucement. J’arrive un peu trop vite au parking d’où l’on peut prendre le bateau pour voir les dauphins, et négocie le droit de m’asseoir face au Mékong avant d’acheter mon billet. Mais j’arrive à voir les dauphins depuis la rive, et le bonhomme qui gère l’entrée le sait bien, et m’oblige à acheter mon billet pour prendre le bateau. Sept dollars, c‘est un peu du vol, mais je suis là pour ça, donc je monte avec un vieux couple allemand, et la pirogue nous emmène pour un long moment à glisser sur l’eau, dans le calme absolu, au milieu du Mékong, traquant des yeux la respiration des dauphins en surface. C’est tout ce que l’on peut en voir, c’est une espèce de dauphins très calme et farouche qui ne saute jamais. J’arrive quand même à arracher une photo, et renonce à en prendre une meilleure pour profiter avec les yeux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S82O3I5J8tI/AAAAAAAAA9E/_N-SuvEOGh4/s1600/_3.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="480" src="http://2.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S82O3I5J8tI/AAAAAAAAA9E/_N-SuvEOGh4/s640/_3.jpg" width="640" wt="true" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On finit par ne plus voir de dauphins, et c’est le soleil couchant qui prend la relève, agrémenté des silhouettes de pêcheurs, toujours dans un calme absolu. Retour sur la berge, j’enfourche le scooter et poursuis ma virée toujours plus loin de Kratie, le long de cette route-village interminable. Et plus j’avance, plus l’impression d’être un extra-terrestre s’accentue, les regards sont de plus en plus appuyés et surpris. Certains enfants lancent les Hello très enthousiastes, d’autres restent la bouche grande ouverte à mon passage. Nous sommes très près de Kampi, le site touristique dédié aux dauphins, mais ils ne voient quasiment aucun étranger ici parce que les étrangers justement vont à Kampi en tuk-tuk et repartent, sans s’aventurer au-delà. C’est vraiment une sensation géniale de déclencher autant de réactions rien qu’en passant en scooter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les maisons sont un peu différentes de celles au Laos, plus grandes et un peu stylées. Devant la plupart d’entre elles, il y a un épouvantail, je n’ai aucune idée de sa signification. Un lien avec le nouvel an qui arrive, une volonté de chasser les mauvais esprits ? Par contre il n’y a aucune explication à trouver à la grande mode du pyjama. J’en avais vu une ou deux à Kratie, mais ici dans le village, c’est bien la moitié de la gent féminine qui se balade en pyjama, des toutes petites filles aux vieilles femmes, en passant même par les adolescentes. Il y en a pour tous les goûts, tous les motifs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je m’enfile tout le chemin en sens inverse jusqu’à Kratie, en évitant les buffles qui traversent lentement, et me rends compte que le plaisir de sillonner cette route m’avait emmené bien loin. Comme partout en Asie, je vois des petits bouts de chou sur les scooters, soit sur le bout de la selle les mains posées sur le guidon, soit derrière et s’accrochant à leur maman avec leurs petits bras. On s’étonne après que rouler sur une moto soit une seconde nature … Devant de nombreuses maisons, je vois des panneaux de partis politiques bien en évidence, pour indiquer l’appartenance de celui qui habite là. Il faut croire que c’est le signe d’une démocratie florissante, même si le Parti du Peuple Cambodien est ultra-majoritaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je repars manger sur les étals nocturnes au bord du Mékong, et je passe une soirée tranquille dans la guesthouse, pour me lever tôt et attraper le bus vers la mini-étape suivante, Kom Pong Cham. Après avoir bravé les intempéries du système de ventilation qui coule à grosses gouttes sur nos têtes, dans tout le bus, j’y arrive un peu avant midi, et découvre tout de suite une petite atmosphère très tranquille. Moi qui suis toujours réticent à prendre un mototaxi, et encore plus réticent à suivre leurs propositions de guesthouse, je me laisse rapidement embarquer par l’un d’eux, qui propose spontanément le vrai prix d’une course, et n’insiste pas pour m’emmener là où il veut. Assez rare pour être noté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour la première fois en neuf mois, je m’installe dans un grand hôtel traditionnel et obtient une chambre excellente pour un prix aussi faible qu’ailleurs. Le Mékong passe juste devant, et un simple coup d’œil de chaque côté me montre la même petite ambiance qu’à Kratie. Je déjeune dans un petit restaurant tenu par un anglais, face à la rivière. Le genre de petit endroit sympa, qui se démarque des restaurants locaux sans être trop occidentalisé. Je demande au patron anglais si la vie ici n’est pas trop calme ici, il me répond que les gens sont très gentils et la vie lente, et que ça suffit. C’est amusant de voir qu’il y a toujours au moins un expatrié dans chaque ville moyennement touristique. Je partage largement ce choix de s’expatrier et démarrer une vie simple dans un pays pauvre que l’on aime, mais je me demande toujours si je pourrais m’installer dans une petite ville un peu endormie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après un tour en ville et au marché, je loue un vélo pour explorer l’île de Koh Penh, juste en face. Pour y aller, il faut emprunter un pont en bambou assez impressionnant, qui est reconstruit chaque année en saison basse. Le pont fait bien 800 mètres de long, on n’y croise que des vélos et motos, et il n’est effectivement fait que de bambou. La sensation est assez spéciale lorsque l’on passe dessus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S82JX6EoaVI/AAAAAAAAA8w/tdEE-NX0dqk/s1600/_4.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="480" src="http://1.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S82JX6EoaVI/AAAAAAAAA8w/tdEE-NX0dqk/s640/_4.jpg" width="640" wt="true" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur l’île je suis en plein paradis, c’est un lieu atmosphérique. Des chemins interminables en terre parcourent l’île, bordés de maisons traditionnelles et de palmiers. Ces chemins sont parallèles mais séparés par de grandes plaines faites de rizières. Un petit réseau de chemins perpendiculaires traverse ces rizières et passe entre les maisons, permettant de passer d’un chemin principal à un autre et de se perdre dans ce labyrinthe. Mon passage déclenche beaucoup de regards et de Hello enthousiastes, adultes comme enfants, un adolescent me dit même « Welcome to Cambodia », et cette seule phrase résume tout ce que l’on peut voir dans les regards des cambodgiens : malgré les horreurs qu’ils ont enduré il y a 30 ans, malgré leur pauvreté subsistante, ils restent d’une gentillesse extrême, d’une nature positive, et montrent à quel point ils sont contents que les étrangers plus fortunés viennent visiter leur pays. Et quand on sort des sentiers battus, même très légèrement, ils sont encore plus étonnés et ravis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S82LQEi9CZI/AAAAAAAAA80/P9nvb43l43w/s1600/_5.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="480" src="http://4.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S82LQEi9CZI/AAAAAAAAA80/P9nvb43l43w/s640/_5.jpg" width="640" wt="true" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce décor paradisiaque et cet accueil sans égal font de cette balade un vrai bonheur. Je passe devant un mariage, sono à fond et jeunes filles pomponnées en jaune ou rose de rigueur. Je traverse les rizières pour passer sur un chemin différent, et m’arrête sur un petit stand qui presse du jus de canne. A ce moment-là je ne déclenche pas encore trop d’étonnement de la vendeuse et des deux hommes à côté, mais rapidement une dizaine d’adultes et enfants convergent, comme par hasard, pour boire aussi du jus de sucre de canne. Je ne m’en rends pas compte tout de suite, d’autant qu’ils restent discrets dans leurs regards vers moi, mais il est évident qu’ils veulent tous boire un jus de canne à côté de l’étranger qui s’est assis là sans complexe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je m’attarde volontairement, trop content d’être là pour observer le spectacle local et être moi-même le spectacle. Une femme voilée apparemment musulmane – c'est assez rare pour le dire - s’arrête et dévoile les petits poissons dans le panier sur le porte-bagages, poissons qu’elle vend rapidement. C’est amusant comme la vie s’organise autour de petits commerces ambulants et informels, différentes personnes étant réputées pour différents produits. Deux filles pomponnées en jaune, invitées au mariage, passent en scooter, ignorant tous les regards à leur passage. Deux garçons d’à peine 10 ans passent aussi en scooter, malgré leur âge et sur un chemin défoncé. Une fille débarque sur un vélo trop petit, une autre sur un vélo trop grand, petit frère à l’arrière, et se font servir leur jus de sucre de canne. Je finis par dégainer l’appareil photo, mais cela fait fuir une fille, et je ne peux prendre personne d’autre au dépourvu, pour fixer l’instant, donc je garde cela dans ma mémoire, et finis par repartir. Cent mètres plus loin, je croise des stands de jus de canne sans aucun client.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je pense savoir où je suis mais je garde un doute tellement l’île est grande, d’autant qu’une habitante, voulant probablement m’éviter un cul-de-sac, m’indique la direction inverse. Finalement je n’étais pas mauvais mais ces fameux chemins sont interminables. Tout le long je reçois toujours les Hello des enfants qui me tapent dans la main. Je finis par quitter l’île par le pont en bambou, à mon grand regret parce que j’aurais pu m’y balader toute la journée si j’avais su.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je regagne la terre ferme et Kom Pong Cham, pour l’explorer rapidement avant qu’il fasse noir. Comme Kratie, c’est une ville paisible, au bord du Mékong, avec ses villas françaises aux façades noircies, marquées par le temps et l’impossibilité de les entretenir, comme un riche héritage qui s’encrasse, la parfaite image de l’Asie assoupie sous le soleil. Mais en cette fin d’après-midi, le bord du Mékong est très animé. Il y a beaucoup de monde sur la petite croisette, des vendeurs de jus, des stands pour manger, toute l’adolescence qui parade en scooters, un match de football sur le petit banc de sable en contrebas, beaucoup de femmes habillées en pyjama, une session de gymnastique collective avec un instructeur sur l’estrade et la techno commerciale à fond.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S82NO4xOESI/AAAAAAAAA9A/Ttz5pKcrizI/s1600/_6.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="480" src="http://3.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S82NO4xOESI/AAAAAAAAA9A/Ttz5pKcrizI/s640/_6.jpg" width="640" wt="true" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je parcours cette croisette dans un sens et dans l’autre, sans me lasser de cette effervescence, et tombe finalement sur un petit resto qui ne ressemble à rien, tenu par un couple de français installé depuis huit mois. Ils me livrent le même diagnostic que l’anglais installé en face : la vie est simple, les gens sont gentils. Je profite du petit moment passé avec eux pour feuilleter un journal cambodgien en français. Je n’y lis quasiment que des articles parlant de la moralité à conserver, de l’interdiction éventuelle de certaines jupes à l’école, de couvre-feu pour les jeunes et de rafles policièes conséquentes à Phnom Penh. Voilà un pays qui se cherche dans la progression lente vers la « modernité ». Et je lis aussi que des voleurs ont été battus à mort par 300 personnes dans une rue de Phnom Penh.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Juste assez pour me poser des questions sur ce que je vais y trouver, puisque la capitale est mon étape suivante, après une bonne nuit dans mon hôtel impersonnel. On s’y retrouve demain (en temps de blog, pas en temps réel !).&lt;br /&gt;&lt;span style="color: white;"&gt;-&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: white;"&gt;-&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1484377143870151357-8586028425906822905?l=nico-autourdumonde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nico-autourdumonde.blogspot.com/feeds/8586028425906822905/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nico-autourdumonde.blogspot.com/2010/04/kratie-et-khom-pong-cham-langueur-du.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1484377143870151357/posts/default/8586028425906822905'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1484377143870151357/posts/default/8586028425906822905'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nico-autourdumonde.blogspot.com/2010/04/kratie-et-khom-pong-cham-langueur-du.html' title='Kratie et Khom Pong Cham, langueur du Mékong'/><author><name>Nico</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16407327367546621230</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/-0OWn9876BJc/TX7sISc_CjI/AAAAAAAABIg/M7ZGKcWYLdU/s220/129.%2Btrek%2Bde%2BSanta%2BCruz.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S82BpJNIGvI/AAAAAAAAA8o/OdHAdYh5rT0/s72-c/_1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1484377143870151357.post-9210488517004435583</id><published>2010-04-13T18:52:00.001+02:00</published><updated>2010-10-06T22:51:38.629+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Cambodge'/><title type='text'>Ratanakiri ... a vu, et pis est parti</title><content type='html'>Je quitte le paradis de Don Det au petit matin, direction la frontière avec le Cambodge. Dans le bus je retrouve Rachel et Vince, et le boulet danois. Coïncidence, puisque je ne les ai pas croisés en 5 jours à Don Det.&amp;nbsp;Au poste frontière, comme on pouvait s’y attendre, les douaniers cambodgiens nous rackettent de frais imaginaires pour arrondir leurs fins de mois, en nous donnant des explications honteusement cyniques. Vince essaie de discuter, de dire qu’il n’est pas dupe, et se voit répondre illico qu’il peut retourner au Laos. Comme je savais qu’il ne servait à rien de discuter, et que j’ai glissé le dernier dollar dans mon passeport, j’ai le droit à un bienvenue chaleureux en français et à un chewing-gum, va comprendre …&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, me voilà au Cambodge, 11ème pays de mon voyage. Nous attendons un temps interminable à la frontière, et le bus reprend sa route jusqu’à Stung Treng, où je descends avec un couple de français et un bruxellois, tandis que l’essentiel des voyageurs poursuit rapidement vers les principales villes du pays. Notre but à tous les quatre est de rejoindre la ville de Ban Lung, dans la province de Ratanakiri, au nord-est du pays. C’est une région réputée pour ses treks dans la jungle, en plus d'un lac et de quelques cascades … Après avoir traversé le marché crasseux et écrasé de chaleur, fait connaissance avec la monnaie locale, et mangé-poireauté dans une guesthouse, nous attrapons un bus pour Ban Lung, déjà plein de locaux qui nous regardent monter avec beaucoup de curiosité. Nos sacs sont entassés au milieu de l’allée, créant un parcours d’obstacles pour atteindre nos places. Et le reste de l’allée est occupé par des locaux sur de petits tabourets en plastique. Aussi pourri soit le bus, on est contents d’avoir un vrai siège.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S8SeqKh4FkI/AAAAAAAAA8Y/l9gvzycCFe0/s1600/_1.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="480" src="http://3.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S8SeqKh4FkI/AAAAAAAAA8Y/l9gvzycCFe0/s640/_1.jpg" width="640" wt="true" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;C’est parti pour trois heures trente de trajet, sur une route de terre qui secoue un peu mais surtout dégage une poussière incroyable, poussière qui s’insinue à l’intérieur du bus. Le paysage est bien sûr le même qu’au Laos, alternance de végétation anarchique et de terres brûlées pour gagner en surface cultivable. Les maisons traditionnelles diffèrent un peu, sont toutes en bois mais sans bambou, et sont toujours perchées sur des piliers pour éviter les inondations pendant la mousson. On passe devant toute une série de maisons identiques et régulièrement espacées, ressemblant à de grosses cabines de plage peintes en blanc. Après renseignement, ce sont des maisons attribuées par loterie aux anciens soldats ayant combattu les Khmers Rouges, pour repeupler des zones trop désertes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après avoir mangé notre quota de poussière dans le bus, et admiré le magnifique éclairage intérieur multicolore, nous arrivons en début de soirée à Ban Lung, où nous attend le gérant d’une guesthouse et quatre motos qui nous y emmènent. Une chambre double très correcte et propre à 3 $, ça s’apprécie. Je la partage avec Matthieu le bruxellois, ce qui la ramène à donc 1,5 $ chacun.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Première constatation frappante&amp;nbsp;: de nombreux cambodgiens parlent un très bon anglais. Une fois que le gérant nous a fait le couplet sur ses treks organisés, dans un anglais parfait, c’est sa petite fille d’environ 6 ans qui prend notre commande au restaurant, dans un bon anglais et avec un aplomb impressionnant, ne répétant pas des phrases apprises par cœur. Une future pro du tourisme … Nous allons rapidement nous coucher, au bruit inévitable du ventilateur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le lendemain, je décide avec Benjamin et Chloé de louer un scooter, pour aller visiter le village d’une minorité ethnique et son cimetière très particulier. Matthieu ne peut pas venir, une belle chute en vélo lui ayant amoché le coude deux jours auparavant. Le temps d’avaler une soupe de noodles en guise de petit-déj’, et d’observer un présentoir à clopes «&amp;nbsp;Alain Delon, the taste of France&amp;nbsp;», nous louons nos scooters, faisons le tour de quelques agences proposant des treks, et nous mettons en route vers le nord. On nous avait promis une route difficile, nous sommes servis. C’est une route en terre plus ou moins tassée et stabilisée, avec des trous partout, une poussière monstrueuse vole en permanence, surtout lorsqu’une voiture nous croise à toute vitesse sans se soucier de nous, nous plongeant dans un nuage aveuglant et asphyxiant. Par moment, c’est même extrêmement glissant et ça nous donne des frayeurs, lorsque la terre est plus abondante et pas tassée. J’ai la chance d’être seul sur mon scooter, mais Chloé est assise derrière Benjamin, pas très heureuse pour le coup.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous arrivons au village de Cachon, et provoquons toujours plus de regards étonnés, ou simplement souriants. Les Cambodgiens sont visiblement contents de voir des étrangers, voire bouche bée lorsqu’ils vivent hors d’une zone touristique, et je n’ai pas fini d’en faire l’expérience. Cachon est au bord d’une très large rivière, laissant de grands bancs de sable découverts. Comme partout, des gens se lavent dans la rivière, les hommes en short et les femmes en sarong. Trois enfants arrivent et nous regardent assez fixement, ils n’ont pas dû voir beaucoup d’étrangers avant nous. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous trouvons un premier cimetière, mais un panneau nous demande de ne pas entrer ni de prendre des photos, pour respecter leurs croyances. Et le cimetière de Tampoen, le plus réputé, est également fermé au public. Coup de chance, nous croisons une moto conduite par un cambodgien, avec un occidental assis derrière. Le cambodgien est donc forcément un guide, nous les rattrapons et il nous propose de les suivre pour visiter le seul et unique cimetière accessible dans les environs, avec son client du jour, un jeune bruxellois très sympa. Commence une superbe virée sur un chemin de terre qui s’enfonce profondément dans la nature, loin du village de Cachon. Nous traversons deux petits villages, passons de vieux ponts inquiétants voire de simples planches en bois au-dessus de l’eau, et au bout de 30 minutes au milieu de nulle part, nous arrivons au bord de la rivière. C’est l’occasion d’enlever en partie l’énorme couche de poussière qui colle à notre peau et à nos vêtements. Nous prenons une petite pirogue instable pour la traverser, et de l’autre côté nous sommes accueillis par des villageois, surtout des enfants en train de se baigner joyeusement dans la rivière et deux ou trois adultes qui se lavent. Tous nous regardent fixement, pas habitués et intrigués.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S8SeuCPSKKI/AAAAAAAAA8c/APJ2pxWeAUI/s1600/_2.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="480" src="http://4.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S8SeuCPSKKI/AAAAAAAAA8c/APJ2pxWeAUI/s640/_2.jpg" width="640" wt="true" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec notre nouveau guide, nous partons explorer le cimetière, aussi surprenant qu’on nous l’avait prédit. Autour des tombes on trouve des statues en bois représentant le défunt, avec tous ses outils de la vie quotidienne&amp;nbsp;: machette, téléphone portable (hé oui, même ici on en trouve), … Des pieds de buffle pendent au bout d’une ficelle, ils ont été coupés AVANT le sacrifice du buffle qui accompagne chaque enterrement, charmant. Et toutes sortes de décorations rustiques autour de la tombe. Le guide explique que les proches doivent venir pleurer le défunt pendant un an, suite à quoi ils s’arrêtent parce que l’esprit est censé s’être réincarné dans un nouvel être, après un passage obligé par l’enfer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S8Seyc7snAI/AAAAAAAAA8g/BPm8nYWwyRs/s1600/_3.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="640" src="http://2.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S8Seyc7snAI/AAAAAAAAA8g/BPm8nYWwyRs/s640/_3.jpg" width="480" wt="true" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous visitons ensuite le village, impressionnant de pauvreté. Les familles sont très nombreuses, les enfants sont partout, et ils nous regardent comme des bêtes curieuses, en souriant mais en restant à distance. D’après le guide, le village a fait venir un instituteur pour faire l’école aux enfants, mais il est paresseux et refuse de faire quoi que ce soit. Tous les habitants sont sous leur maison, à l’ombre, sur des hamacs ou allongés sur une sorte d’estrade.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S8Sez8jwc7I/AAAAAAAAA8k/xl1ZHquFy1k/s1600/_4.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="480" src="http://1.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S8Sez8jwc7I/AAAAAAAAA8k/xl1ZHquFy1k/s640/_4.jpg" width="640" wt="true" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous poussons un peu plus loin, pour apercevoir une immense plaine de rizières asséchées, plantée ça et là de cabanes sur piliers. La montagne en face est supposée maudite, causant une chaleur insupportable et fatale à son sommet.&amp;nbsp;Nous retraversons le village et la rivière en pirogue, et repartons à Cachon sur nos scooters par ce chemin, magnifique si l’on oublie les nombreuses terres brûlées. A Cachon le bruxellois et son guide repartent vers Ban Lung, et nous finissons par faire de même. A nouveau une heure et demie sur cette route de terre infâme, à essayer de respirer et voir devant soi, à croiser de gros 4x4 qui ne se soucient pas de nous. Ca me paraît d’ailleurs une constante dans les pays pauvres&amp;nbsp;: sur la route, c’est la loi du plus fort ou du plus gros, les deux–roues doivent s’écarter rapidement pour laisser passer les gros véhicules, qui prennent peu de précautions pour les doubler ou les croiser. Je n’oublierai pas le taxi qui m’a quasiment envoyé au fossé au Vietnam …&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Arrivés à Ban Lung, nous filons directement à Boeng Yeak Laom, un lac dans un cratère de volcan. Endroit magnifique, calme, serein, qui attire tous les locaux pour se rafraîchir. Et c’est quasiment propre, assez rare pour le souligner. Une douche serait difficilement venue à bout de notre couche de poussière, il n’y a que le lac pour se remettre du périple à moto.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S8SenKRE8AI/AAAAAAAAA8U/rqAtNdPtW6g/s1600/_5.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="480" src="http://3.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S8SenKRE8AI/AAAAAAAAA8U/rqAtNdPtW6g/s640/_5.jpg" width="640" wt="true" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Retour à l’hôtel où nous retrouvons Matthieu, et nous croisons un groupe de français qui revient du trek organisé par l’hôtel. L’organisation était moyenne, ce n’est pas un problème puisqu’il y a d’autres offres réputées en ville. Mais surtout ils nous expliquent que le trek a peu d’intérêt en ce moment, parce que tout est sec et grillé, alors qu'en principe&amp;nbsp;c’est &amp;nbsp;une vraie jungle, humide et périlleuse comme il se doit. Benjamin et Chloé ne sont plus partants pour le faire, et je me range vite à cet avis. En deux temps trois mouvements, nous passons de la recherche d’infos sur le trek … à la réservation d’un billet de bus pour s’en aller. Il y a bien quelques cascades dans le coin, mais nous avons tous eu notre lot de cascades dans le voyage, et la sécheresse ne promet pas de fantastiques débits d’eau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après quelques bières sur un bout de trottoir avec les trekkeurs, un resto et une mauvaise nuit sur un lit dur, nous partons très tôt le matin vers l’arrêt de bus, en moto avec tous nos sacs, pour quitter prématurément Ban Lung et la province de Ratanakiri. Dans un tour du monde, il n’est pas facile de trouver le meilleur climat dans chaque pays, mais visiter l’Asie juste avant la mousson n’est peut-être pas la meilleure chose, tant la sécheresse se fait sentir et enlève leur beauté aux paysages et aux rizières. Et cette année la sécheresse est vraiment méchante, le Mékong n’a jamais été aussi bas.&amp;nbsp;Le détour par Ratanakiri a pris du temps et de l’argent pour pas grand-chose, mais j’ai quand même fait une belle balade en scooter, et je sais où revenir la prochaine fois, plus tard dans l’année.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On se donne rendez-vous un peu plus bas, au bord du Mékong décidément omniprésent …&lt;br /&gt;&lt;span style="color: white;"&gt;-&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: white;"&gt;-&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1484377143870151357-9210488517004435583?l=nico-autourdumonde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nico-autourdumonde.blogspot.com/feeds/9210488517004435583/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nico-autourdumonde.blogspot.com/2010/04/ratanakiri-vu-et-pis-est-parti.html#comment-form' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1484377143870151357/posts/default/9210488517004435583'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1484377143870151357/posts/default/9210488517004435583'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nico-autourdumonde.blogspot.com/2010/04/ratanakiri-vu-et-pis-est-parti.html' title='Ratanakiri ... a vu, et pis est parti'/><author><name>Nico</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16407327367546621230</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/-0OWn9876BJc/TX7sISc_CjI/AAAAAAAABIg/M7ZGKcWYLdU/s220/129.%2Btrek%2Bde%2BSanta%2BCruz.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S8SeqKh4FkI/AAAAAAAAA8Y/l9gvzycCFe0/s72-c/_1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1484377143870151357.post-5755276731708370589</id><published>2010-04-10T10:11:00.001+02:00</published><updated>2010-10-06T22:15:59.610+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Dolce vita'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Laos'/><title type='text'>4000 îles, 1 hamac, et moi</title><content type='html'>8 heures du mat’ à Pakse, je me retrouve dans le même mini-van que Rachel et Vince … et ma chère ex-coloc-boulet danoise, sans s’être concertés. Enfin c’était prévisible, puisque descendant vers le sud du Laos puis le Cambodge, la prochaine étape est évidente, incontournable. C’est Si Phan Don, autrement dit les 4000 îles. Sur 50 kilomètres, le Mekong s’élargit pour mieux laisser affleurer 4000 îles au milieu de son lit. De vraies îles, il n’y en a pas 4000, mais si l’on compte tous les îlots seulement peuplés par un peu de sable et de végétation, on avoisine probablement 4000.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au bout de trois heures dans le van, genoux sévèrement calés contre le siège de devant, nous arrivons à Nakasang au bord du Mekong, et embarquons sur une petite pirogue instable. Dix minutes de traversée entre les îlots sauvages et très verts, et nous arrivons à Don Det, l’île qui a la préférence des backpackers au petit budget, alors que Don Khon, l’île voisine au sud, est un niveau au-dessus pour le confort et les prix. Don Det n’est traversée que par deux étroits chemins, l’un sur la rive «&amp;nbsp;sunrise », l’autre sur la rive «&amp;nbsp;sunset ». On ne peut circuler qu’à pied ou à vélo, et un scooter passe de temps à autre. Je me mets en recherche d’une guesthouse, pas très difficile puisqu’il y en a un nombre incalculable. Toute la rive « sunrise » est un alignement de bungalows rustiques et petits restaurants, de moins en moins rapprochés à mesure que l’on descend vers le sud, et intercalés par les maisons traditionnelles des locaux. Très touristique à première vue, sauf que le calme est parfait, la chaleur aidant, que l’on ne se fait pas racoler, et qu’il règne définitivement un petit goût de paradis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S8Ar1LdYohI/AAAAAAAAA7Y/201cAK3216s/s1600/_1.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="480" src="http://4.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S8Ar1LdYohI/AAAAAAAAA7Y/201cAK3216s/s640/_1.jpg" width="640" wt="true" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour éviter de trop marcher avec mon sac sous le soleil, je prends rapidement une chambre dans une guesthouse, une simple maison qui ne surplombe même pas la rivière. A 3,5 $ la nuit, on n’est pas obligé de trouver la perfection tout de suite. Je me fais un petit resto familial qui surplombe le Mekong très lent. La famille vit là, assise ou allongée par terre, dans 4 m² à l’entrée du restaurant, l’image classique de la pauvreté laotienne. Je me balade un peu sur le côté «&amp;nbsp;sunrise », et je retrouve Augustin, un espagnol que je croise partout depuis le nord du Laos. Je le rejoins pour une partie de pétanque contre un allemand et un hollandais qui étudient à Singapour. Nous perdons (normal, le terrain était mauvais) et devons payer la bière dans leur guesthouse. L’occasion pour moi de découvrir une guesthouse sympa, côté coucher de soleil, avec bungalow presque sur la rivière et salle de bains particulière (enfin, salle de bains … il faut le dire vite), au même prix. Je débarque donc le lendemain matin avec mon sac, et prends le bungalow d’Augustin qui part pour le Cambodge.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S8AsccHgm_I/AAAAAAAAA7c/Ke-FJ68qw4Q/s1600/_2.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="480" src="http://2.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S8AsccHgm_I/AAAAAAAAA7c/Ke-FJ68qw4Q/s640/_2.jpg" width="640" wt="true" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après avoir testé le&amp;nbsp;crasseux mais confortable&amp;nbsp;hamac, je pars avec Roland et Roderick, l’allemand et le hollandais, pour une petite virée à vélo. Nous descendons toute l’île de Don Det par le côté sunrise, traversons l’ancien pont français qui a gardé toute sa classe, et arrivons sur Don Khon après avoir payé le péage-racket. Nous sortons du village principal et roulons sur un chemin caillouteux à travers les rizières asséchées vers la cascade Li Phi. Belle cascade qui traverse un univers de roches déchiquetées, curiosité géologique dans cet univers d’îlots sableux et verts.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S8As7CWrRzI/AAAAAAAAA7g/y9vEmgjmZIg/s1600/_3.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="480" src="http://3.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S8As7CWrRzI/AAAAAAAAA7g/y9vEmgjmZIg/s640/_3.jpg" width="640" wt="true" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous retournons vers le «&amp;nbsp;centre&amp;nbsp;», au nord de Don Khon, passons devant quelques anciennes villas françaises, soit dévastées soit rénovées en hôtel, et nous basculons du côté sunrise pour une balade magnifique. Nous traversons un village modeste, qui ne compte aucune guesthouse pour touriste mais que des habitations traditionnelles et pauvres. On sent déjà la différence avec Don Det et Don Khon, les habitants sont légèrement plus curieux à notre passage et les enfants ravis de dire « sabaydiii&amp;nbsp;», certains nous tapant dans la main. Leurs maisons étant surélevées par des piliers, ils passent toute leur journée en-dessous, sur des hamacs souvent, pour se cacher du soleil et profiter d’un peu d’air. Nous passons devant d’anciens murs bâtis par les français dans la rivière pour canaliser les troncs d’arbre, et nous enfonçons dans la partie plus sauvage de l’île.&lt;br /&gt;Il fait une chaleur de bête, nous sommes maintenant seuls sur le chemin. Le Mékong est de plus en plus immobile, complètement stagnant à certains endroits pour le bonheur des buffles qui pataugent jusqu’au cou.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S8AunX7rLvI/AAAAAAAAA7k/bYafjI2BmIg/s1600/_4.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="480" src="http://3.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S8AunX7rLvI/AAAAAAAAA7k/bYafjI2BmIg/s640/_4.jpg" width="640" wt="true" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous dévalons le chemin un peu pentu et très caillouteux sur nos vélos de fillette, passons des petits ponts en bois, et traversons un hameau d’une pauvreté impressionnante, les habitants ont l’air encore plus curieux en nous voyant passer. Finalement nous arrivons à la pointe sud de l’île, dans un petit village toujours aussi pauvre, et le traversons jusqu’au bout à la recherche d’un petit resto familial qui aurait vue sur le Mekong. Nous le trouvons, et découvrons un paysage étonnant. Au sud de Don Khon, le Mekong est très large, parsemé de rochers et de bois mort, quasiment immobile et plaqué par un soleil encore plus impitoyable. A 500 mètres, sur l’autre rive, c’est le Cambodge. Paysage impressionnant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S8AvhPjXgCI/AAAAAAAAA7w/UId6uONp81A/s1600/_5.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="480" src="http://1.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S8AvhPjXgCI/AAAAAAAAA7w/UId6uONp81A/s640/_5.jpg" width="640" wt="true" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous accusons le coup sous le cagnard, mais l’eau est très stagnante et la baignade peu attirante. Le temps de faire marcher le commerce local et le petit resto familial, avec les enfants se baladant tout nus au milieu des canards et poulets, nous reprenons les vélos et repartons en sens inverse, à travers le hameau très pauvre et oublié du tourisme, le chemin désert, le petit village et ses enfants, et le village plus touristique au nord de Don Khon. Des palmiers, peu de touristes, de belles photos, et un bien-être indescriptible. Un tour en vélo que je referai à l’identique trois jours plus tard, tant la sensation y est spéciale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous retraversons Don Det jusqu’à la guesthouse, et je décide de pousser la balade plus loin, malgré les poignets endoloris par la position peu ergonomique du guidon-fillette. Je descends le côté sunset pour trouver la connexion avec le côté sunrise, et découvre un côté beaucoup plus sauvage, composé presque uniquement d’habitations traditionnelles, habitées par des familles ne vivant pas du tourisme, entre le Mékong et les rizières asséchées à perte de vue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S8Awd88UTgI/AAAAAAAAA70/ghKouyQcUhg/s1600/_6.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="480" src="http://1.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S8Awd88UTgI/AAAAAAAAA70/ghKouyQcUhg/s640/_6.jpg" width="640" wt="true" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je fais un petit resto avec Roland et Roderick, et nous ne trouvons pas grand-chose à faire. Les 2 ou 3 cafés un peu plus «&amp;nbsp;cool&amp;nbsp;» sont vides, même celui qui propose des «&amp;nbsp;happy shakes&amp;nbsp;» (au secours c’est l’effet Vang Vieng qui s’amorce&amp;nbsp;!). Retour à la guesthouse, pour tchatcher avec la fille de la vieille patronne, qui passe sa douzième heure de la journée dans son hamac à regarder des comédies thaï terriblement kitsch. Et je vais m’endormir dans mon hamac, avant de me réfugier dans mon bungalow pour échapper aux moustiques.&amp;nbsp;Le lendemain Roland et Roderick s’en vont. Dans la guesthouse il reste encore l’italienne Marianna que je connais un peu. J’entame trois jours de farniente, suivant un rythme quasi-immuable&amp;nbsp;:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;aller de mon lit au Mékong pour nager et profiter du calme du petit matin&amp;nbsp;;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;petit-déjeuner d’un gâteau de riz à la noix de coco et d’un shake à l’ananas&amp;nbsp;;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;passer deux ou trois heures dans mon hamac pour gérer mes photos, écrire, ou lire le Lonely Planet du Cambodge&amp;nbsp;;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;me balader à pied ou en vélo sur les petits chemins autour de Don Det&amp;nbsp;;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;taper dans la main des enfants à vélo&amp;nbsp;;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;me trouver un petit resto simple pour déjeuner&amp;nbsp;;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;acheter ma troisième bouteille d’eau de la journée&amp;nbsp;;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;retrouver mon hamac pour lire un petit roman en français trouvé dans la guesthouse&amp;nbsp;;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;boire un énième shake à l’ananas ou menthe et noix de coco&amp;nbsp;;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;nager dans le Mékong dans la torpeur de l’après-midi ou pendant le coucher de soleil&amp;nbsp;;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;nager jusqu’à l’îlot d’en face, m’asseoir dans l’eau pendant trente minutes et laisser les petits poissons tâter de quoi je suis fait&amp;nbsp;;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;prendre la même photo pour la cinquième fois parce qu’elle est vraiment belle ... et que j’ai oublié que je l’avais déjà prise&amp;nbsp;;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;observer le pêcheur qui lance ses filets depuis sa pirogue&amp;nbsp;;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;dîner tranquillement au restaurant de la guesthouse&amp;nbsp;;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;tchatcher avec la fille de la patronne, habituée à sa vie de farniente mais qui n’est pas contre un peu de divertissement&amp;nbsp;;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;me réinstaller dans mon hamac dans l’obscurité, pour regarder un film sur mon notebook&amp;nbsp;;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;imiter la petite fille qui vend des samoussas, pour transformer sa gentille insistance commerciale en un grand rire&amp;nbsp;;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;…&amp;nbsp;;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S8AxwrzU_aI/AAAAAAAAA74/uy3yZRHxqBo/s1600/_7.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="480" src="http://3.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S8AxwrzU_aI/AAAAAAAAA74/uy3yZRHxqBo/s640/_7.jpg" width="640" wt="true" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un matin je me décide à partir le lendemain et j'achète mon ticket de bus … pour changer d’avis le soir même parce que j’ai trouvé un nouveau livre en français et que j’ai besoin d’une nouvelle journée dans mon hamac crasseux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je finis quand même par m’en aller le surlendemain, un peu à regret parce que je quitte un petit paradis. C’est un peu touristique, mais le rythme de vie y est encore plus lent que dans tout le Laos, et on est cerné de tous côtés par le majestueux Mekong. Je quitte donc un paradis, et le Laos en même temps, qui est un petit paradis en lui-même. Ce pays est mon coup de cœur absolu dans ce voyage, je n’y ai trouvé aucun défaut. Ses habitants ont une mentalité exemplaire, ils sont gentils et chaleureux sans excès, sincères. Ils ne sont pas motivés par l’argent des étrangers alors qu’ils auraient des raisons de l’être. Ils fixent leur prix et ne veulent pas discuter, quitte à ne pas vendre ou à garder leur guesthouse vide. Ils gardent leur rythme de vie très lent et sans stress, et refusent de le changer pour gagner quelques kips de plus. Ils restent apparemment lucides sur les risques du développement touristiques, et stoïques quand ils en voient quelques mauvais effets.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut espérer qu’ils restent comme cela, même s'il faut aussi qu’ils résorbent une part de leur pauvreté. Lorsque je vois Luang Prabang, perle de l’Asie forcément touristique mais tout de même préservée, Muang Ngoi et les 4000 îles qui restent paisibles malgré les nombreux restaurants et guesthouses, je me dis que c'est possible&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le pays n’est pas grand, et sortir des sentiers battus pas toujours évident, mais je suis quand même passé à côté de certaines belles choses. Il faut donc revenir vite, avant que ce pays ne change. J’ai enlevé l’Inde et le Népal, pour les remplacer par le Laos et le Cambodge, et le but de ce changement de programme était entre autres de voir tout de suite des pays encore authentiques. Pour le Laos, c’est zéro faute, le Cambodge ne devrait pas décevoir non plus …&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je quitte donc le paradis de Don Det au petit matin, après un grand hug avec Mama et sa fille qui tiennent la guesthouse. Sur le chemin la petite fille aux samoussas accourt pour me dire «&amp;nbsp;Bye bye&amp;nbsp;». Je ne lui ai peut-être pas acheté beaucoup de samoussas, mais on a bien ri à chaque fois que je suis passé devant. Je monte dans la pirogue bien chargée en backpackers et bagages, et nous regagnons la rive à Nakasang, petite ville pleine d’agitation commerciale. Nous montons dans le bus, et direction la frontière avec le Cambodge.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sabaydiii&amp;nbsp;!&lt;br /&gt;&lt;span style="color: white;"&gt;-&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: white;"&gt;-&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1484377143870151357-5755276731708370589?l=nico-autourdumonde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nico-autourdumonde.blogspot.com/feeds/5755276731708370589/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nico-autourdumonde.blogspot.com/2010/04/4000-iles-un-hamac-et-moi.html#comment-form' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1484377143870151357/posts/default/5755276731708370589'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1484377143870151357/posts/default/5755276731708370589'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nico-autourdumonde.blogspot.com/2010/04/4000-iles-un-hamac-et-moi.html' title='4000 îles, 1 hamac, et moi'/><author><name>Nico</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16407327367546621230</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/-0OWn9876BJc/TX7sISc_CjI/AAAAAAAABIg/M7ZGKcWYLdU/s220/129.%2Btrek%2Bde%2BSanta%2BCruz.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S8Ar1LdYohI/AAAAAAAAA7Y/201cAK3216s/s72-c/_1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1484377143870151357.post-5676298562125591877</id><published>2010-04-07T11:49:00.001+02:00</published><updated>2010-10-06T17:36:35.174+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Laos'/><title type='text'>Easy Rider in Pakse</title><content type='html'>&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none;"&gt;Après trois jours très improductifs à Vientiane, ville agréable mais pas très excitante, je monte dans un tuk-tuk avec d’autres backpackers, direction le terminal pour prendre un bus de nuit vers Pakse, beaucoup plus au sud. Pour avoir eu un trajet de nuit très difficile au Vietnam, je sais à quoi m’attendre, mais qui sait, ça pourrait être pire … Et ça l’est&amp;nbsp;! Au lieu d’avoir trois rangées de couchettes simples, le bus a deux rangées de couchettes doubles, extrêmement étroites. Pour les couples ça passe, mais je plains ceux qui se retrouvent avec un voisin inconnu. Je m’en tire un peu mieux, je me retrouve encore tout au fond du bus, avec cinq couchettes juxtaposées. Je suis coincé dans le coin arrière, contre la vitre, mais au moins je n’ai qu’un seul voisin, et un asiatique en plus donc pas bien large d’épaules, ce qui permet de garder dix précieux centimètres d’espace vierge. Maintenant il faut s’endormir, allongé sur le dos, les bras repliés sur le ventre pour éviter un contact rapproché avec le voisin, la tête coincée contre le coin en plastique et à cinq centimètres de la vitre. La position parfaite pour s’endormir, quoi ! Sans oublier que la route est chaotique ...&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S7wyG9FTU4I/AAAAAAAAA6A/7YSToSebCRI/s1600-h/_1.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="480" src="http://2.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S7wyG9FTU4I/AAAAAAAAA6A/7YSToSebCRI/s640/_1.jpg" width="640" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Par je ne sais quel miracle, j’arrive à dormir deux ou trois heures, et nous arrivons à Pakse à 6h du matin. Dès la sortie du bus, je rencontre Rachel et Vince un couple de britanniques, et Janet une danoise. Nous trouvons un hôtel vraiment pas terrible, et pour payer moins cher Janet me propose de partager une chambre. Je me demanderai rapidement pourquoi, vu son comportement antipathique (et sa voix insupportable, son rire stupide, ses fréquents airs d’attardée … j’arrête là). Enfin Rachel et Vince sont sympas, eux, et c’est bien pratique de rencontrer du monde ici pour les jours à venir. La ville de Pakse n’a quasiment aucun intérêt en elle-même, sinon d’être un point de départ parfait pour le Plateau Bolaven tout proche, qui promet une belle virée en scooter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sans même aller dormir, nous nous renseignons sur les prix de location de scooters, tous plus neufs les uns que les autres et au prix ridicule de six dollars. C’est réservé pour le lendemain, pour une virée de trois jours sur le Plateau. Et histoire de gagner du temps sur la suite du voyage, je décide avec Rachel et Vince de prendre le scooter tout de suite pour aller visiter Champasak, les ruines d’un temple réputé à 40 kilomètres. C’est donc parti pour une nouvelle virée, la banane au visage malgré&amp;nbsp;la nuit presque blanche. Et&amp;nbsp;malgré le soleil qui brûle encore plus qu’à Vientiane, c’est l’escalade.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La route n’est pas la plus exotique, une route bien faite et droite avec un peu de trafic, mais même au Laos la route la plus importante reste un vrai spectacle, avec ses maisons précaires en bois et bambou, et la vie locale toute en simplicité et en lenteur. Je m’amuse à dépasser des bus locaux, provoquant l’étonnement ou l’amusement des locaux tassés à l’intérieur. Nous nous engageons sur une route plus petite et pleine de trous, et arrivons à l’embarcadère du ferry. Par embarcadère il faut entendre une simple petite plage de terre ocre, et par ferry une simple plateforme posée sur trois coques, qui permet aux véhicules et piétons de traverser le Mékong. Et autour, quelques bicoques de bois pour vendre boissons et snacks.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S7w20b6XvzI/AAAAAAAAA6E/RG1sYnOWB4A/s1600-h/_2.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="480" nt="true" src="http://2.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S7w20b6XvzI/AAAAAAAAA6E/RG1sYnOWB4A/s640/_2.jpg" width="640" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La traversée est rapide, sur l’autre rive un autre embarcadère aussi simple nous accueille, et nous parcourons la petite mais très étendue ville de Champasak, une seule rue longue de dix ou quinze kilomètres. Nous passons devant des temples, écoles, maisons traditionnelles, deux ou trois splendides villas françaises, des habitants assez curieux à notre passage, et nous arrivons au temple de Champasak. Quelques centaines de mètres en scooter et à pied, et nous déchantons rapidement&amp;nbsp;: deux palais en cours de restauration, non visitables et qui n’ont gardé que les murs extérieurs, un grand escalier qui se gondole avec le temps, un petit temple à flanc de montagne avec une statue de Bouddha, et c’est quasiment tout. OK on a une belle vue à des kilomètres à la ronde, bien qu’embrumée par les feux lancés par les paysans juste au-dessus de nous, mais je ne comprends pas bien pourquoi mon bouquin en dit tant de bien. Ce temple est supposé avoir été un préliminaire à Angkor Wat, le célèbre temple du Cambodge, donc on pense que l’on verra quelque chose du même style en plus petit, et en fait c’est assez inconsistant. On y consacre une journée et pas mal de frais, si l’on ajoute tout. Enfin il reste le plaisir de la virée en scooter pour se consoler.&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://draft.blogger.com/" imageanchor="1" style="clear: left; cssfloat: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none;"&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S7w5_BI20-I/AAAAAAAAA6I/l1HTmeMSGEY/s1600-h/_3.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="480" nt="true" src="http://4.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S7w5_BI20-I/AAAAAAAAA6I/l1HTmeMSGEY/s640/_3.jpg" width="640" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none;"&gt;Je perds la trace de Rachel et Vince dans le village, et alors que je m’arrête pour déjeuner dans un petit resto local, j’entends des pétards et je vois des dizaines d’hommes marcher sur la route. A leur façon de s’avancer et de faire du bruit, on pourrait presque prendre peur et croire à un raid punitif. Il sont précédés d’une sorte de moine à la tenue inhabituelle, encadrés par deux policiers qui exhibent leur mitraillette tels des miliciens, et suivis d’enfants qui lancent des pétards sur les bords, et des poignées de terre et de graviers sur les toits en tôle des maisons. Je m’écarte un peu du bord avec mes couverts, ne sachant s’ils vont profiter de leur marche pour «&amp;nbsp;se faire&amp;nbsp;» un touriste, mais je n’échappe pas à un ou deux graviers tombés du toit. Je les regarde en essayant de comprendre ce qu’ils font, et eux me regardent à la fois curieux de voir un étranger et amusés de me mêler un peu à leur tradition. Comme personne ne parle vraiment anglais dans le resto, je ne saurai pas ce que signifie cette procession, mais quelques minutes plus tard je la recroiserai en scooter, sans prendre de graviers cette fois.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S7w8o1FYd9I/AAAAAAAAA6Q/CXQaM0NULaE/s1600-h/_4.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="480" nt="true" src="http://1.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S7w8o1FYd9I/AAAAAAAAA6Q/CXQaM0NULaE/s640/_4.jpg" width="640" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je traverse ce beau et long village de Champasak dans l'autre sens, je reprends le ferry cette fois plein de touristes asiatiques dans leurs rutilants 4x4, mangeant les bols de noodles servis par une laotienne et sa cuisine ambulante en équilibre sur son épaule. Autour, de nombreuses petites embarcations, toutes précaires. Soit des bateaux de pêcheurs soit des bateaux qui font traverser les piétons et scooters pour quelques milliers de kips.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je m’enfile les trente derniers kilomètres sans m’arrêter, sans réussir à me rafraîchir tellement le vent est chaud. Je retrouve finalement Rachel et Vince qui m’ont cherché aussi, mon antipathique colocataire, et passe la soirée entre un cybercafé et une terrasse de resto avec deux flamands rencontrés dans le bus la nuit dernière.&amp;nbsp;Après une nuit très moyenne sur un matelas en béton, et avec tout le bruit dû aux fenêtres qui ne ferment pas, nous partons donc à quatre sur les routes du Plateau de Bolaven. Ce Plateau est réputé pour offrir de belles virées en scooter à travers la campagne, rythmées par le spectacle de belles cascades et par les plantations de café.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous faisons quelques kilomètres sur une grande route, dans une chaleur plus supportable que la veille, nous passons le péage où l’on nous applique la gratuité pour les motos sans tentation d’arnaque, et nous bifurquons en direction de Tat Lo, l’objectif de fin de journée. Nous nous arrêtons à la première cascade, très belle malgré le manque d’eau. On en trouve en fait une deuxième plus loin, cachée dans les arbres, et un petit village peuplé par une minorité ethnique. Ils vendent un peu d’artisanat mais sans insistance, et aucun touriste ne se balade ici, malgré le bus garé sur le parking. Impression d'une vie à l'arrêt.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S7xBnx4NRAI/AAAAAAAAA6U/I-N5WJ982jk/s1600-h/_5.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="480" nt="true" src="http://4.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S7xBnx4NRAI/AAAAAAAAA6U/I-N5WJ982jk/s640/_5.jpg" width="640" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Retour sur les scooters, nous reprenons la route, belle et goudronnée mais quasi-déserte. Nous traversons des petits villages traditionnels, qui ne nous étonnent plus mais dont on ne se lasse pas. D’autant qu’ici ils paraissent encore plus pauvres qu’ailleurs. Je trouve difficile au Laos de déceler la pauvreté profonde et subie, de la pauvreté «&amp;nbsp;normale&amp;nbsp;», celle en phase avec le niveau économique du pays et dont ils paraissent se contenter. En quelques kilomètres sur cette route, d’un village à l’autre, j’ai l’impression de passer de l’un à l’autre, d’un niveau de vie vraiment en dessous de ce qui serait acceptable à un niveau qui reflète l’envie de vivre au ralenti sans rien attendre. Je vois des gens qui paraissent bien se porter, qui ne sautent&amp;nbsp;jamais&amp;nbsp;sur le premier étranger venu pour lui vendre quelque chose, qui vendent leur nourriture et leurs boissons à des prix très honnêtes, et dix minutes plus tard je croise un enfant qui me réclame un stylo pour l’école.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous nous arrêtons dans un petit resto familial de bord de route pour une soupe de noodles, jetons un œil au minuscule marché de l’autre côté, et repartons. Comme Tat Lo n’est pas bien loin, et qu’il n’y a rien de spécifique à voir sur la route, nous décidons d’y aller chacun à notre rythme sans forcément nous attendre. Vu ma tendance à m’arrêter tout le temps pour prendre des photos, ça vaut mieux pour eux. Ma première pause est pour une partie de pétanque, sur un vrai terrain devant une maison. Ce serait un des passe-temps préférés des Laotiens, un vieil héritage de la colonisation française. L’un des joueurs pourrait se faire passer pour un joueur marseillais pur sucre, avec son tee-shirt remonté au dessus de son gros bide (&amp;nbsp;d’ailleurs les&amp;nbsp;gros bides&amp;nbsp;sont rares ici, les laotiens sont quasiment tous athlétiques, fins-secs-musclés).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne m’arrête finalement plus beaucoup jusqu’à Tat Lo, où je fais le plein en urgence, et un premier repérage des lieux avant que les trois autres ne me rejoignent. Depuis la route principale il faut s’enfoncer dans le village et un début de forêt, pour trouver les quelques guesthouses le long d’un chemin de terre. Nous prenons une guesthouse basique au bord de la rivière, tout près des belles chutes Tat Hang.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S7xEXrDPuBI/AAAAAAAAA6Y/7BLSS_ek0rQ/s1600-h/_6.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="480" nt="true" src="http://4.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S7xEXrDPuBI/AAAAAAAAA6Y/7BLSS_ek0rQ/s640/_6.jpg" width="640" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai évidemment l’immense plaisir de partager un bungalow avec ma chère coloc-boulet. Après avoir attendu&amp;nbsp;qu’une mama nous serve dans son petit resto&amp;nbsp;(une heure et demie montre en main, apparemment elle est célèbre pour ça), nous montons aux chutes Tat Lo, encore plus belles si ce n’est que le débit d’eau a dramatiquement chuté en deux heures, probablement l’effet d’une centrale hydroélectrique en amont. Pendant que nous nous délestons de notre belle couche de poussière dans une des piscines naturelles, un guide et son client se baladent dans l’eau à dos d’éléphant. Avant qu’il fasse complètement noir, nous poussons un peu plus haut en scooter pour voir les chutes de très près, et même du bord. De retour à la guesthouse pour une douche et un dîner, la fatigue des mauvaises nuits et du scooter me pousse au lit à 21h … enfin si le boulet qui me sert de coloc’ ne me faisait une crise parce qu’elle a vu un gros lézard dans la chambre. Un garçon de l’hôtel s’arme d’un bâton taillé et fait mine de le chasser. C’est ça, essaie toujours de l’attraper derrière mon lit&amp;nbsp;! Je m’endors vite sans crainte d’être câliné par le lézard, et le lendemain matin le boulet antipathique me dit qu’elle a entendu le lézard toute la nuit, ce qui l’a empêché de dormir. Je réprime un sourire …&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’engloutis un énorme petit-déjeuner, et pars découvrir le village en attendant que Rachel et Vince se lèvent. Petites scènes de la vie quotidienne, et matinale, d’un village au Laos&amp;nbsp;: des adultes se lavent dans la rivière, les hommes en short et les femmes en sarong&amp;nbsp;; une jeune fille trie le riz&amp;nbsp;; les enfants sont à l’école, dans la classe unique et très aérée&amp;nbsp;; une petite fille me fait un énorme sourire sans bien sentir ce qui lui sort du nez&amp;nbsp;; deux enfants comparent leur fusil en bois&amp;nbsp;à côté de papa qui travaille ; les habitants que je croise me répondent «&amp;nbsp;sabaydii&amp;nbsp;» avec un demi-sourire, mi-pudique mi-curieux. Un éléphant fait sa balade matinale au pas de course avec son maître sur le dos.&lt;br /&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S7xKMrFCBRI/AAAAAAAAA6c/AkEIQyCIZFE/s1600-h/_7.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="480" nt="true" src="http://1.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S7xKMrFCBRI/AAAAAAAAA6c/AkEIQyCIZFE/s640/_7.jpg" width="640" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none;"&gt;Je retrouve les autres, et nous repartons en scooter, direction la troisième chute Tat Hung à l’extérieur de la ville. Quelques kilomètres et nous arrivons dans un village vraiment très pauvre, à croire que les villages sont hermétiques et que le niveau de vie ne s’homogénéise pas d’un village à l’autre. Les gamins nous abordent en criant «&amp;nbsp;waterfall&amp;nbsp;» et nous pressent de nous garer là et de les suivre. Je sens qu’ils attendent un billet, c’est le genre de visite guidée un peu forcée que je voyais plus au Vietnam, mais rien de bien méchant. Les trois autres ont apparemment peur d’y aller et m’attendent sur la route, c’est donc seul que je suis les enfants à travers le village, qui paraît encore plus pauvre en son cœur. C’est un peu intimidant de croiser les adultes, qui ne me dévisagent pas mais ne sourient pas vraiment, notant forcément l’énorme décalage de richesse. Je finis par apercevoir la chute au loin, très haute et énorme mais quasiment sèche. Je fais demi-tour et retrouve les autres, et nous repartons pour une journée de scooter à travers le Plateau. De plus en plus, les enfants que nous croisons nous font signe, et lancent des «&amp;nbsp;Hello&amp;nbsp;» ou des «&amp;nbsp;Sabaydii&amp;nbsp;» avec de grands sourires, certains en bel uniforme d’écolier, d’autres trop jeunes pour aller à l’école. Quelques courts arrêts photo plus tard, nous faisons une vraie pause pour visiter un marché, mi-moderne avec ses coiffeurs et ses stands de vêtements et chaussures, mi-exotiques avec ses stands de fruits multicolores sur un terrain en terre ocre. Un bus démarre avec un scooter chargé à côté du chauffeur, des femmes essaient de vendre de la nourriture aux passagers qui ont la vitre ouverte (petit souvenir d’Equateur …).&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Nous repartons sur la route toujours aussi agréable, doublant des bus locaux ou des camions qui nous suivent des yeux au passage, et dans le village suivant nous avons la chance de passer à la sortie de l’école. Des dizaines et des dizaines d’enfants en uniforme, de chaque côté de la route, forment sans le vouloir une haie d’honneur et nous lancent des «&amp;nbsp;sabaydii&amp;nbsp;» déchaînés. Derrière moi, Rachel et Vince se risquent même à leur taper dans la main touten roulant. C’est bien simple, depuis deux heures j’ai l’impression de rouler d’une seule main, l’autre toujours en train de dire bonjour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none;"&gt;Arrivés à Paksong, nous déjeunons dans un petit resto familial et très chaleureux, accueillis par la patronne et divertis par le petit dernier qui se montre très curieux. Quelques centaines de mètres plus loin, nouvel arrêt dans un café familial pour le principal intérêt du plateau Bolaven&amp;nbsp;: son café. Ce sont les&amp;nbsp;colons&amp;nbsp;français qui ont décidé dans les années 1900 que le Plateau Bolaven serait un lieu de plantation parfait pour le café, puis tout fût bombardé par les américains pendant la guerre du Vietnam, puis tout fut repris, mené surtout par des grandes entreprises. Aujourd’hui des initiatives de commerce équitable voient le jour, ce qui ajoute&amp;nbsp;au plaisir de goûter à ce café excellent.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Nous sommes attablés à ce café, devant nous une jeune femme de la famille fait griller ses grains de café, nous permet de les sentir et d’en croquer un ou deux, et enfin nous sert un Arabica à mourir. Difficile d’obtenir un café plus frais, il vient d’être fait, à l’instant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S7xNMtk-3fI/AAAAAAAAA6g/WiQObmHaB6w/s1600-h/_8.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="480" nt="true" src="http://1.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S7xNMtk-3fI/AAAAAAAAA6g/WiQObmHaB6w/s640/_8.jpg" width="640" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous reprenons la route, passons devant des plantations de café et même de thé bio, et nous arrêtons à la cascade Tat Yuang. Encore une cascade très belle, dans un cadre très vert, mais il y a peu d’eau.&amp;nbsp;A la sortie du chemin chaotique, je perds de vue Rachel et Vince ... puis Janet mais c’est moins grave. Tout en tapant dans la main de deux petites filles ravies, je roule jusqu’à la cascade suivante Tat Fan, en fait une double chute absolument vertigineuse, puisque deux torrents parallèles se jettent dans une véritable abysse, un trou au milieu de la montagne. Je profite du café désert qui surplombe l’abysse, et je repars, cette fois direction Pakse sans arrêt prévu.&lt;br /&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S7xSy8xv6XI/AAAAAAAAA6k/AZ1k-lOzK0g/s1600-h/_9.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="640" nt="true" src="http://2.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S7xSy8xv6XI/AAAAAAAAA6k/AZ1k-lOzK0g/s640/_9.jpg" width="480" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none;"&gt;L’après-midi est déjà bien avancée, face à moi le soleil se fait plus bas et légèrement rougeâtre. Dans cette belle lumière et ce temps toujours chaud, j’enfile les kilomètres avec un bon reggae dans les oreilles, pour un dernier ride jouissif. Peu de signes aux enfants et pas de photo, à cette vitesse il vaut mieux éviter. Une petite sensation d’Easy Rider m'envahit, il ne manque plus que les mouches écrasées sur les dents …&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Retour à Pakse, je change d’hôtel pour un dortoir ultra-clean d’un très bon hôtel, je recroise Rachel et Vince qui ne comprennent pas non plus comment on a pu se rater, recroise le boulet qui a pris seule une chambre chère et pourrie dans l’ancien hôtel, et profite de la soirée pour mettre à jour le blog. Demain matin il faut partir déjà, direction le paradis …&lt;br /&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;Sabaydiiii&amp;nbsp;!&lt;br /&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: white;"&gt;-&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: white;"&gt;-&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none;"&gt;&lt;span style="color: white;"&gt;-&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1484377143870151357-5676298562125591877?l=nico-autourdumonde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nico-autourdumonde.blogspot.com/feeds/5676298562125591877/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nico-autourdumonde.blogspot.com/2010/04/easy-rider-in-pakse.html#comment-form' title='8 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1484377143870151357/posts/default/5676298562125591877'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1484377143870151357/posts/default/5676298562125591877'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nico-autourdumonde.blogspot.com/2010/04/easy-rider-in-pakse.html' title='Easy Rider in Pakse'/><author><name>Nico</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16407327367546621230</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/-0OWn9876BJc/TX7sISc_CjI/AAAAAAAABIg/M7ZGKcWYLdU/s220/129.%2Btrek%2Bde%2BSanta%2BCruz.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S7wyG9FTU4I/AAAAAAAAA6A/7YSToSebCRI/s72-c/_1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>8</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1484377143870151357.post-5632463183093868113</id><published>2010-04-02T06:10:00.001+02:00</published><updated>2010-10-05T17:19:15.767+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Laos'/><title type='text'>Vang Vieng, la décadence, et Vientiane, la capitale</title><content type='html'>Après un dernier tour, déjà nostalgique, dans les rues de Luang Prabang, je monte dans un mini-bus direction Vang Vieng. Coup de chance, le van est tout neuf et il y a toute la place pour les jambes, ce qui est rare en Asie quelque soit la taille du bus. L’autre inconvénient avec les bus, notamment au Laos, est leur prix élevé par rapport au niveau de vie. Et on nous raconte toujours des salades sur les temps de trajet, rendant l’heure d’arrivée très aléatoire et éventuellement problématique. J’ai donc choisi le mini-bus, plus rapide que les bus locaux qui ne sont que des camions avec deux bancs, et plus rapide que les gros bus soi-disant VIP.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après six heures à travers montagnes et villages, et après une pause toujours trop longue (les Laotiens ont le temps, toujours le temps), nous arrivons à Vang Vieng. Cette ville ne laisse pas indifférent&amp;nbsp;: soit l’on est un jeune voyageur et on ne pense qu’à faire la fête, sans chercher à apprendre grand-chose de son voyage, et on adore Vang Vieng&amp;nbsp;; soit on s’intéresse surtout au voyage et à la découverte, sans que la fête soit un objectif en soi, et l’on a toutes les chances d’exécrer cet endroit. Je n’en attends donc pas grand-chose, sinon de constater une certaine décadence occidentale, qui me fait régulièrement honte dans les lieux de tourisme de masse à travers le monde. Mais ça ne va pas me tuer non plus de passer un ou deux jours ici, et de constater par moi-même ce dont j’entends parler depuis que j’ai mis un pied en Asie du Sud-Est. Et je sais que Cintia, l’argentine quittée deux jours plus tôt à Luang Prabang, est là jusqu’au lendemain. Comme j’ai déjà dû l’écrire, et comme tous les voyageurs s’accordent à le reconnaître, les meilleurs moments d’un voyage sont souvent liés aux gens rencontrés. De belles rencontres dans des lieux moyens sont souvent plus mémorables que des lieux remarquables où l’on n’a rencontré personne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me mets d’abord en quête de Cintia, mais pas de trace d’elle, même pas dans la guesthouse où elle est censée dormir. J’y prends quand même une chambre, claustrophobique mais correcte et pas chère, et je fais un rapide tour de la ville. Dans le minuscule centre, on ne trouve que guesthouses, restaurants, cybercafés, agences de tourisme, et une spécialité très locale, les bars à télé. Dans ces bars au plancher surélevé, on s’allonge à moitié sur des coussins, sous une table basse, et on regarde des séries-télé, surtout la série Friends. Trois sur quatre diffusent Friends en continu du matin au soir, certains se différencient un peu en diffusant les Simpsons ou South Park. Mais chaque bar choisit sa série et n’en change pas d'un jour à l'autre. La première vision que l’on a de Vang Vieng est donc faite de jeunes voyageurs affalés devant Friends, en mangeant un burger et en descendant une bière Lao, pendant un temps indéfini. La seconde vision est pour le soir, j’y viens …&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S7Vl5NNH9dI/AAAAAAAAA5g/XcsDivR-qUM/s1600-h/_1.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="480" nt="true" src="http://1.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S7Vl5NNH9dI/AAAAAAAAA5g/XcsDivR-qUM/s640/_1.jpg" width="640" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et alors que voilà … Paul,&amp;nbsp;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #333333; font-family: Georgia, serif; font-size: 13px; line-height: 20px;"&gt;Siobha&lt;/span&gt;n, Sean, Colleen, Maria et Audrey&amp;nbsp;! J’avais rencontré tout ce groupe d’Irlandais en traversant la frontière Vietnam-Laos, et je les avais quittés au nord du Laos. Ils étaient pressés de descendre à Vang Vieng, pour être dans un lieu de fête le jour de la St Patrick. Je peux les comprendre, mais ils ont restés ici depuis huit jours. La capacité même psychique de passer une semaine ici m’échappe … Mais cela fait plaisir de les retrouver ici. Comme tous les Irlandais que j’ai pu rencontrer, ils sont sympas et faciles d’accès. Direction un bar irlandais pour manger un délicieux pad thaï et regarder du coin de l’œil le match Manchester Utd contre Liverpool. Avec Maria et&amp;nbsp;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #333333; font-family: Georgia, serif; font-size: 13px; line-height: 20px;"&gt;Siobha&lt;/span&gt;n, je tâte rapidement l’ambiance dans deux bars, et je vais finalement me coucher, toujours sans trace de Cintia.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lever tôt obligatoire, bruit et chaleur obligent. Il fait bien 5 degrés de plus qu’à Luang Prabang, et ça devient vraiment limite. Par un pur coup de chance, je croise enfin Cintia qui était dans la guesthouse voisine. Elle a mis huit heures pour arriver ici, les irlandais onze, et moi six. Allez comprendre … Elle resterait bien encore quelques jours, mais elle ne peut plus changer son billet d’avion. Ça laisse une après-midi pour aller faire l’activité reine et anti-culturelle de Vang Vieng, le tubing. Le tubing consiste à l’origine à descendre la rivière sur des grosses chambres à air. Puis les bars ont fait apparition le long de la rive, de plus en plus nombreux, pour rafraîchir les «&amp;nbsp;tubers&amp;nbsp;». Puis le tube lui-même est devenu inutile, puisqu’on peut marcher ou nager d’un bar à un autre. Donc aujourd’hui, quand on dit «&amp;nbsp;je vais faire du tubing&amp;nbsp;», ça veut dire «&amp;nbsp;je vais picoler et faire le con toute l’après-midi au bord de la rivière, en ne louant surtout pas de chambre à air&amp;nbsp;». La stratégie est simple&amp;nbsp;: on monte dans un tuk-tuk juste en maillot de bain, sans chaussure mais avec un sac étanche pour l’argent et l’appareil photo. Le tuk-tuk nous emmène 3 km en amont de la ville, et nous dépose au bord de la rivière où se trouve le premier bar. Je tourne la tête et découvre une enfilade de terrasses et de bars en bois qui surplombent la rivière, musique à fond, avec des poteaux fixant des câbles et des trapèzes pour sauter dans l’eau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S7VpmNsP6EI/AAAAAAAAA5k/fJcVe0Ipsjg/s1600-h/_2.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="480" nt="true" src="http://3.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S7VpmNsP6EI/AAAAAAAAA5k/fJcVe0Ipsjg/s640/_2.jpg" width="640" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il fait chaud et l’alcool coule à flot, servi dans des seaux de plage. La rivière est donc un recours indispensable, sauf pour ceux qui sont déjà imbibés et ne contrôlent plus rien (il y a déjà eu des morts). Les irlandais nous rejoignent, et on passe plusieurs heures entre les trois premiers bars, distants d’à peine 50 mètres, entre une bière, un seau de plage, et un saut dans la rivière avec le trapèze. Pour moi, deux sauts et deux méchants à-plats, un sur le dos et un sur le ventre, à plusieurs mètres de hauteur. Comment dire … calmé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cinq cent mètres en amont des bars, les locaux utilisent la rivière à leur façon habituelle, jouant, se baignant, se lavant, d’une façon sage et sans artifices. Deux mondes qui se côtoient mais restent à l’opposé ...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En début de soirée, dès qu’il fait noir, nous reprenons le tuk-tuk au même endroit, puisque nous n’avons absolument pas descendu la rivière, et revenons en ville pour se reposer un peu. Le spectacle de Vang Vieng est donc invariablement le même à cette heure&amp;nbsp;: des tuk-tuks débarquant des hordes de jeunes occidentaux éméchés, des filles courant en bikini dans les rues en riant, quelques-uns qui s’affalent dans les bars à télé pour cuver … On ne s’étonne pas si les locaux ici ne sont pas très chaleureux avec les étrangers, le spectacle qu’ils en ont n’est pas reluisant. Dîner rapide dans un bar tranquille avec des québécois et d’autres, et j’aide Cintia à trouver son arrêt de bus, elle a choisi l’option du bus local qui s’arrête en bord de route, pour arriver le matin à Vientiane et prendre son avion. Et la seule recherche de l’information exacte, à quelle heure passe le bus et où il s’arrête, est assez stressante. On finit par trouver l’arrêt de bus, signalé par rien du tout ... le charme des pays pauvres où tout est informel et basé sur la connaissance locale. Après la promesse de se recroiser un jour à Buenos Aires, je retrouve les irlandais dans le même bar tranquille et découvre vite le menu officiel et le menu caché, à base de happy shakes et autres space cakes ... l'autre spécialité de Vang Vieng. Les drogues circulent librement, et la police ferme les yeux pour quelques dollars. Certains bars affichent même ouvertement leur "happy menu".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S7VqEHWFLcI/AAAAAAAAA5o/1pU74uR0hi4/s1600-h/_3.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="640" nt="true" src="http://3.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S7VqEHWFLcI/AAAAAAAAA5o/1pU74uR0hi4/s640/_3.jpg" width="480" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je laisse Paul,&amp;nbsp;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #333333; font-family: Georgia, serif; font-size: 13px; line-height: 20px;"&gt;Siobha&lt;/span&gt;n&amp;nbsp;et Maria à leur sourire béat, et je vais retrouver ma chambre claustrophobique. Sommeil lourd rythmé par le ventilo, et réveil lourd dans le bruit habituel du petit matin, les coqs et les locaux y mettant chacun du leur. Je me réveille surtout avec un méchant mal de tête et de gorge, et méchant mal de tout le corps d’ailleurs, conséquence directe de mes deux mauvais sauts de la veille. En une journée et demie, j’ai donc pu confirmer tout ce que l’on m’a dit sur Vang Vieng. Mais il me reste à voir les environs, qui sont réputés magnifiques. Même depuis le centre, difficile de ne pas remarquer ce paysage vert de montagnes abruptes, si typique de l’Asie et presque omniprésent au Laos. Je loue un scooter, et roule quelques kilomètres à travers la campagne, sur un chemin de terre, entre rizières asséchées et rochers spectaculaires, jusqu’à la grotte Tham Phu Kham. Je retrouve Audrey l'irlandaise, les québécois, des israéliens, et plein de gens moins identifiés devant le Lagon Bleu, petit bout de rivière idyllique juste devant la grotte. Bonne ambiance, mais sans la folie décadente du tubing. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous partons explorer la grotte à dix au moins, armés de nos lampes et nos tongs. La grotte est gigantesque, composée de salles grandes comme des cathédrales, avec dans la première un Buddha couché sur un autel. Nous nous aventurons plus loin, évitant les quelques trous mortels à peine signalés. Aucun moyen de savoir où la grotte s’arrête, il faudrait un vrai équipement, mais ce que nous voyons en une heure d’exploration est déjà impressionnant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S7VqirYU8zI/AAAAAAAAA5s/20Ee1Je2RYM/s1600-h/_4.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="480" nt="true" src="http://4.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S7VqirYU8zI/AAAAAAAAA5s/20Ee1Je2RYM/s640/_4.JPG" width="640" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Retour à l’air libre et au lagon, pour faire trempette et repartir en ville. Comme à mon habitude je m’arrête tous les 100 mètres pour prendre une photo, d’autant plus qu’en cette fin d’après-midi la lumière est parfaite. Je m’arrête aussi longtemps sur le pont qui relie Vang Vieng, la rivière est un vrai spectacle, entre les enfants qui y jouent, les adultes qui s’y lavent, des femmes qui traversent avec des hottes sur le dos, un camion qui roule dedans sans problème, les pirogues qui fusent sur l’eau … Je ne m’arrête pas à Vang Vieng mais poursuit de l’autre côté de la ville, juste pour profiter du scooter, rouler à fond sur la route quasi déserte en observant le spectacle de la vie locale sur les bords, et prendre quelques belles photos des montagnes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S7VrNk3VbCI/AAAAAAAAA5w/kzbHEL8VdRU/s1600-h/_5.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="480" nt="true" src="http://2.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S7VrNk3VbCI/AAAAAAAAA5w/kzbHEL8VdRU/s640/_5.jpg" width="640" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Retour en ville, je rends le scooter, la banane sur le visage, et je finis par tester un des bars à télé mais plus pour écrire le blog que pour regarder Friends sur la télé trop petite. Un fêtard revenant du tubing s’affale sur la banquette voisine, cuité, la serveuse vient lui faire enlever ses chaussures et le regarde d’un air plein de mépris. Une fille qui zigzaguait depuis un moment dans la rue s’affale à son tour sur la banquette devant moi, s’endort vite la bouche ouverte. Un garçon de la table voisine vient lui mettre de la sauce chili dans la bouche. Retour de tubing …&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je retrouve une partie des gens de l’après-midi dans le même bar, Jaidee’s, mais je me force un peu parce que le mal de tête est assez dur à supporter. Une nuit lourde de plus, un réveil lourd de plus, et je prends mon bus pour l’étape suivante, Vientiane la capitale. Finalement je suis resté deux jours de demi à Vang Vieng, plus que je ne le pensais. J’aurais vraiment manqué quelque chose si je n’avais pas vu la nature environnante. Et pour le côté décadent, je me dis que tous les mauvais côtés du tourisme de masse sont ici à Vang Vieng, alors que le reste du pays est préservé et reste relativement intact, le meilleur exemple étant Luang Prabang.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le bus arrive quatre heures plus tard à Vientiane, sous un soleil de plomb. Il fait encore cinq degrés de plus qu’à Vang Vieng, mais ici nous sommes dans une vraie ville, sans nature à proximité immédiate. D’autres voyageurs m’ont dit qu’il n’y a «&amp;nbsp;rien à faire&amp;nbsp;» à Vientiane, mais je me méfie du sens de «&amp;nbsp;rien à faire&amp;nbsp;». J’essaie de prendre mon temps à chaque étape, et je ne vois pas mon voyage comme une succession de choses à voir et à faire. Il s’agit aussi de sentir l’air et de flâner sans but précis, pour déceler ce qu’un voyageur trop rapide ne peut déceler, et simplement pour prendre son temps et se reposer. J’ai lu pour ma part que Vientiane avait également le charme de l’ancienne colonisation, un niveau en-dessous de Luang Prabang. Et c’est le genre d’argument qui me suffit, mieux qu’une liste fournie de musées et de temples à visiter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après avoir trouvé un dortoir dans un bon hôtel, et évité la compagnie envahissante d’un israélien en mal de conversation, mon premier objectif est le Centre Culturel Français, dont le Lonely Planet dit le plus grand bien. Et comme tous les Centres Culturels Français sont très actifs en ex-Indochine, je le crois sur parole. Effectivement c’est une vraie oasis, avec de beaux bâtiments et un café à l’écart du bruit de la rue. Beaucoup de français bien sûr, mais aussi beaucoup de jeunes laotiens qui apprennent le français. Une médiathèque fournie où je me fais plaisir en lisant tous les grands hebdos. Et trois fois par semaine, un film en français, mon principal objectif puisque je suis privé de cinéma depuis presque huit mois et demi, presque une souffrance. Un film est diffusé demain soir, ce sera l’objectif inamovible de la journée. Ce soir, un concert électro donné par un jeune français, dont les piercings et tatouages ne laissent que de rares espaces vierges sur le visage. En Amérique du Sud il y avait les Alliances Françaises, en Asie il y a les Centres Culturels Français. A chaque fois des lieux stylés, des oasis où il fait bon traîner. La France essaie de garder une influence culturelle partout dans le monde, et elle le fait à chaque fois à sa façon, avec la french touch.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le soleil se couchant et la température déclinant à peine, je pousse la balade jusqu’à une sorte d’Arc de Triomphe de style légèrement chinois, curieux mais pas laid du tout.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S7VsHCNJWeI/AAAAAAAAA50/oTHp6Ay2ayc/s1600-h/_6.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="480" nt="true" src="http://4.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S7VsHCNJWeI/AAAAAAAAA50/oTHp6Ay2ayc/s640/_6.JPG" width="640" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je rentre à l’hôtel d’un pas lent dans la lourdeur persistante, achète mon énième bouteille d’eau, et ressors sur les bords du Mékong pour me faire dévorer par les moustiques en mangeant à l’un des innombrables petits stands et leurs matelas sur le sable. Peu de raisons de rester éveillé tard à Vientiane, sinon d’utiliser frauduleusement le wifi de l’hôtel d’en face. Je vais donc me coucher dans le dortoir déjà ronflotant, et je cale bien les boules quiès pour échapper au bourdonnement des trois ventilateurs lancés à pleine puissance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La matinée suivante est assez paresseuse, jusqu’à ce que je me décide à bouger, à l’heure la plus chaude forcément. Je fais un petit tour par le marché Talat Sao, pas le plus exotique que j’aie vu jusqu’ici mais un marché vaut toujours le coup d’œil. Ici c’est la quantité d’argent et d’imitations or qui mérite la photo, et peut-être aussi le vendeur qui dort et ronfle assis sur son tabouret, la tête penchée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je poursuis par le centre d’information touristique, un vrai de vrai avec information&amp;nbsp;impartiale&amp;nbsp;de qualité. Un vieil homme me répond même en assez bon français. Je pense à faire un trekking dans le parc tout proche de Phu Khao Koai, réputé pour ses éléphants sauvages et ses cascades. Mais le prix des treks organisés est vraiment dissuasif au Laos, et il est rarement possible de trekker sans guide, à cause des bombes&amp;nbsp;non explosées&amp;nbsp;lâchées par les américains pendant la guerre du Vietnam, et à cause des animaux sauvages dans le cas de ce parc. Le vieil homme me donne toutes les infos pour échapper aux agences, mais je devrai prendre deux guides, en plus de divers frais. Si je ne trouve personne c’est inabordable pour moi seul. Comme les autres voyageurs ne font que passer à Vientiane, et ont rarement inclus ce parc dans leur itinéraire, c’est quasiment mission impossible de trouver quelqu’un.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En route vers le centre, je visite le temple de Wat Si Saket, un des plus vieux et beaux que j’aie vus jusqu’ici. Il est encore en parfait état, mais son âge a tourné sa couleur jaune d’origine en un un bel orangé qui contraste avec les palmiers autour. En sortant du temple je discute avec un jeune moine, qui veut pratiquer son anglais comme tous ceux que j’ai pu croiser. Il me demande même mon e-mail pour continuer à correspondre. Il est vraiment moine,&amp;nbsp;pas novice,&amp;nbsp;même s’il ne compte pas l’être toute sa vie, à cause des nombreuses restrictions contenues dans les 220 préceptes (contre 10 pour les novices). Et en cas de non-respect, l’exclusion du temple et de tout autre temple peut aller vite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S7VstOpHNiI/AAAAAAAAA54/w0ndyHZi4II/s1600-h/_7.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="480" nt="true" src="http://3.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S7VstOpHNiI/AAAAAAAAA54/w0ndyHZi4II/s640/_7.JPG" width="640" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je m’arrête un long moment dans une pâtisserie réputée pour profiter du wifi et du balcon sur la fontaine de la place principale, et je repars au Centre Culturel Français pour voir un film. En fait de film français, c’est un documentaire en espagnol sur la crise argentine, sous-titré en français. Que demander de plus : un film,&amp;nbsp;l’espagnol que j’ai besoin de pratiquer et l’Argentine que j’adore&amp;nbsp;!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Retour à l’hôtel, dîner rapide dans un resto français (ils sont innombrables à Vientiane), usage frauduleux et immodéré du wifi (mon séjour à Vientiane a largement pour objectif de rattraper mon retard) et au lit dans le dortoir déjà rempli de nouvelles têtes, enfin de nouvelles formes sous les draps devrais-je dire.&amp;nbsp;Le lendemain est une journée hautement paresseuse, toujours occupée à rattraper le retard. Je me décide à visiter un temple pour me sortir la tête un peu du PC, mais trop tard c’est fermé. Dommage, j’ai failli faire quelque chose de bien de ma journée. Pas loin, essaie encore une fois&amp;nbsp;! Si j’ai quand même trouvé le temps d’étudier mon programme des jours à venir, et je vais finalement descendre beaucoup plus vite que prévu&amp;nbsp;: le trek à Phu Khao Koai est trop cher, sans certitude de voir les éléphants sauvages&amp;nbsp;; la grotte de Kong Lo entraîne des petites complications de voyage et beaucoup de frais pour pas grand-chose. Donc je prendrai le bus le lendemain soir pour Pakse et son fameux Plateau Bolaven.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le lendemain matin est encore très informatisé, mais je bouge à temps pour visiter le temple Haw Pha Kaew. En chemin je rencontre un couple français que j’avais croisé il y a quelques mois à la frontière Chili-Argentine, c’est eux qui me reconnaissent et me rappellent qu’on a discuté ensemble au poste-frontière. Le monde est petit, même quand on le traverse … Eux sont en voyage pour deux ans, mais malgré ça ils semblent avancer plus vite que moi, je ne sais pas comment ils tiennent le coup. Forcément on parle d’Amérique du Sud, à quel point elle nous manque malgré ses risques bien supérieurs à l’Asie. A force d’échanger nos impressions et nos conseils d’hôtels pour la suite, je manque d’arriver trop tard pour visiter le temple. Je pensais arriver à saturation, mais le style des temples au Laos ne me lasse pas, contrairement à ceux du Vietnam qui sont plus de style chinois et un peu kitsch. Celui-là est vraiment imposant et splendide, d’une belle couleur patinée par l’âge.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S7Vtf7Dqm1I/AAAAAAAAA58/xFaT995EsXU/s1600-h/_8.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="480" nt="true" src="http://3.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S7Vtf7Dqm1I/AAAAAAAAA58/xFaT995EsXU/s640/_8.JPG" width="640" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un dernier tour par la place centrale et dans les rues chaudes de Vientiane, et je rentre à l‘hôtel pour prendre mon bus de nuit vers Paksé. Tout le suspense est de savoir si ce trajet de nuit sera aussi éprouvant que celui fait au Vietnam, entre Nha Trang et Hoi An. Rendez-vous demain matin … sabaydiiiii&amp;nbsp;!&lt;br /&gt;&lt;span style="color: white;"&gt;-&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: white;"&gt;-&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1484377143870151357-5632463183093868113?l=nico-autourdumonde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nico-autourdumonde.blogspot.com/feeds/5632463183093868113/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nico-autourdumonde.blogspot.com/2010/04/vang-vieng-la-decadence-et-vientiane.html#comment-form' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1484377143870151357/posts/default/5632463183093868113'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1484377143870151357/posts/default/5632463183093868113'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nico-autourdumonde.blogspot.com/2010/04/vang-vieng-la-decadence-et-vientiane.html' title='Vang Vieng, la décadence, et Vientiane, la capitale'/><author><name>Nico</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16407327367546621230</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/-0OWn9876BJc/TX7sISc_CjI/AAAAAAAABIg/M7ZGKcWYLdU/s220/129.%2Btrek%2Bde%2BSanta%2BCruz.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S7Vl5NNH9dI/AAAAAAAAA5g/XcsDivR-qUM/s72-c/_1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1484377143870151357.post-3885751538982173962</id><published>2010-03-30T15:11:00.001+02:00</published><updated>2010-10-05T16:32:48.508+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Dolce vita'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Laos'/><title type='text'>Luang Prabang, la classe absolue</title><content type='html'>Je quitte ce petit paradis qu’est Muang Ngoi, et je monte dans la pirogue lourdement chargée en voyageurs et bagages. Assis sur une simple et étroite planche en bois, genoux contre genoux, le trajet d’une heure sur la rivière Nam Ou s’annonce beau mais douloureux. Et effectivement au bout de 20 minutes, une laotienne interpelle le conducteur parce que l’eau monte dans le fond de la pirogue. Le conducteur ne réagit pas tout de suite mais elle insiste, et il finit par accoster sur la rive, sur un banc de boue. Il se lance dans une réparation de fortune en fixant de la pâte sur des planches mal jointes, sur le côté du bateau, et enfonce quelques clous. Personne n’y croit mais tout le monde essaie de garder le sourire, craignant plus pour nos papiers et matériel de valeur que pour notre vie. Si jamais on coule vraiment on devrait pouvoir nager jusqu’au bord. On repart, un passager assis là-même où se trouve le problème fait la grimace, l’air de dire « c’est pas mieux ». Voilà un autre style de galère que je goûte beaucoup moins …&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Finalement l’eau à l’intérieur se stabilise, et nous arrivons à Nong Khiaw, autre beau village dans le style de Muang Ngoi, mais relié à la route. Avec quelques autres qui étaient sur le bateau, et quelques jeunes locaux, nous montons dans un bus local, en fait un petit camion avec deux rangées de bancs rudimentaires à l’arrière, sans bâches. C’est parti pour trois heures de trajet à travers les villages, entre les montagnes, sur une route correcte qui ne nous fait pas regretter d’avoir choisi la solution la plus rustique. Le paysage n’est pas saisissant, mais c’est rafraîchissant d’être là à l’arrière, profitant du décor sans le filtre d’une vitre de bus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S7HuJ7WkCJI/AAAAAAAAA40/Rn6dcjy4BJU/s1600-h/_1.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="480" nt="true" src="http://4.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S7HuJ7WkCJI/AAAAAAAAA40/Rn6dcjy4BJU/s640/_1.jpg" width="640" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous arrivons à Luang Prabang par un temps gris et lourd, à peine sorti du camion je saute dans un tuk-tuk avec quelques autres, direction le centre. Je n’ai pas beaucoup de bonnes adresses, c’est parti pour une longue marche en ville avec mon sac. Je commence à découvrir la beauté tant vantée de cette ville. C’était la capitale du Laos du temps de l’Indochine française, c’est maintenant la deuxième ville du pays après Vientiane, mais peut-être une des plus belles villes au monde par son élégance. Sa beauté s’explique essentiellement par deux choses : les innombrables et magnifiques temples bouddhistes, et l’architecture franco-coloniale qui date de l’Indochine. Tout cela a été parfaitement préservé contre les dangers de la modernisation et du tourisme de masse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De ce fait les prix s’en ressentent, on trouve de vieilles guesthouses, avec du cachet mais vraiment défraîchies, pour un prix déjà supérieur à la moyenne. Et dès qu’on attend un confort correct, avec une salle de bains acceptable, là ça grimpe très vite. Comme j’en ai marre de chercher et de transpirer avec mon sac, j’en choisis une vraiment vieille, avec chambres séparées par de fines cloisons en bambou et salle de bains déglinguée, pour un prix juste correct.&amp;nbsp;A elle seule&amp;nbsp;cette maison résume&amp;nbsp;Luang Prabang&amp;nbsp;: une architecture franco-coloniale typique de l’Indochine, un cachet fou avec ses vieilles boiseries foncées et parquets tordus, mais un état de conservation qui reflète l’usure du temps et la pauvreté du pays, et des palmiers autour, sous la torpeur du soleil embrumé et la lourdeur du climat asiatique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S7HvvGTEMMI/AAAAAAAAA44/0e6RQXCANEs/s1600-h/_2.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="480" nt="true" src="http://4.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S7HvvGTEMMI/AAAAAAAAA44/0e6RQXCANEs/s640/_2.jpg" width="640" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sous l’orage qui menace, je file dans un café utiliser le wifi, pour montrer que je suis encore vivant après de longs jours sans internet (pour mon plus grand bien). Et en consultant mes mails, mon intuition se confirme : Nikki, que j’ai quittée à Sapa il y a une semaine, est bien à Luang Prabang. Je la croise une heure après au marché nocturne, avec tout un groupe d’américains, suédois, française … Direction les étals du marché, dans une minuscule ruelle, pour un dîner énorme et pas cher. Buffet de riz, noodles, légumes, grillades, les stands de rue sont pour beaucoup dans la gastronomie asiatique, avec toute l’agitation qui règne autour, et malgré les apparences, une certaine hygiène qui maintient l’estomac en bon état.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S7HxCdB2jVI/AAAAAAAAA48/LMYlqOgAtlA/s1600-h/_3.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="480" nt="true" src="http://2.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S7HxCdB2jVI/AAAAAAAAA48/LMYlqOgAtlA/s640/_3.jpg" width="640" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le ventre plein et le portefeuille pas vide, direction le Hive, un bar branché. Au fur et à mesure de la soirée, des gens se joignent au groupe, une argentine, des irlandais … Bonne ambiance, mais le bar ferme à 23h30 ! Le bridage de la vie nocturne semble être une des clés de la préservation de Luang Prabang, pour garder un calme approprié à la classe de cette ville. Direction le seul lieu de fête encore ouvert, le bowling, dans un quartier périphérique, en tuk-tuk. Au risque d’être un peu condescendant, je suis assez étonné de trouver un bowling moderne avec tout l’équipement informatique habituel. Il y a un bruit effrayant à l’intérieur, tout ce que la ville compte de jeunes backpackers pas-prêts-à-dormir est ici, et nous sommes douze sur la même piste, jouant chacun une fois toutes les 15 minutes. Mais à part ça, bonne soirée. Au retour il faut négocier sec avec les tuk-tuks qui veulent profiter de notre éloignement, mais on s’en tire. Une fois descendu du tuk-tuk et quitté tout le monde, je m’offre une petite balade dans le centre de Luang Prabang, en pleine nuit, pour goûter encore mieux à l’extraordinaire sérénité de la ville.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis réveillé à 5h par un chant superbe et légèrement éloigné, apparemment ce sont des moines bouddhistes qui chantent. Je me dis que je devrais me lever et aller voir, mais mon demi-sommeil me tient fermement et me remet la tête sous l’eau pour trois heures. Après un bon petit déj’, je retrouve Nikki et nous nous mettons en recherche d’une autre guesthouse. Nous trouvons le plan parfait : seuls clients dans une belle maison, au calme devant la rivière, avec la meilleure douche trouvée depuis une éternité. Voilà un séjour qui démarre plutôt bien à Luang Prabang …&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le temps de goûter à un plat de bambou un peu décevant, je laisse Nikki à ses objectifs du jour et pars flâner en ville. Je traverse les petites ruelles fleuries du marché des produits frais, puis je descends vers le Mékong, ne me lassant pas de prendre les maisons en photo, visiter les galeries photo, visiter un petit temple, puis un autre&amp;nbsp;temple&amp;nbsp;grand et somptueux … et je reviens par l’autre côté de la péninsule, le long de la rivière Nam Khan. Partout, le silence, la tranquillité, l’élégance. Il y a très peu de trafic, on est bien malchanceux si l’on entend un coup de klaxon dans la journée. Les chauffeurs de tuk-tuk proposent leurs services à chaque fois qu’on les croise, mais il suffit de répondre non avec un sourire et ils n’insistent pas (le soir leur proposition se fait plus complète : « Tuk-tuk, weed, opium, marijuana ? »).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S7HzL2dYc-I/AAAAAAAAA5A/eQqm4COQ4vg/s1600-h/_4.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="480" nt="true" src="http://2.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S7HzL2dYc-I/AAAAAAAAA5A/eQqm4COQ4vg/s640/_4.jpg" width="640" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La colonisation est forcément contestable dans le principe et dans les faits, puisque l’occupant a une certaine tendance à piller les ressources sous prétexte d’amener l’instruction et la modernité. Mais dans le cas de l’Indochine et spécifiquement de Luang Prabang, en tant que français il est difficile de ne pas être fier lorsque l’on voit ce qu’on y a laissé. La France de l’époque a largement tiré profit de ses colonies, mais aujourd’hui le Laos tire une grande richesse, touristique essentiellement, de cet héritage. Il suffit d’ouvrir le Lonely Planet pour voir que le mot français est répété sur au moins chaque page, toujours pour indiquer un bel endroit à visiter ou le charme d’une ville, alors que les touches modernes ajoutées depuis, sont souvent décriées pour leur manque de goût voire leur aspect kitsch (notamment au Vietnam).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(Suite du quart d’heure chauvin, désolé mais ça fait du bien)&lt;br /&gt;Cette french touch est démultipliée à Kuang Prabang. Les maisons sont d’une classe folle et nous replongent dans l’ambiance délicieuse et raffinée de l’Indochine, ses belles villas, ses grands hôtels. Je l’ai déjà écrit mais il faut que je revoie le film Indochine. Certaines maisons sont parfaitement restaurées, et accueillent un hôtel huppé au goût irréprochable, d’autres sont défraîchies, ont perdu leur blanc d’origine, mais sont encore plus belles. Cette couche de saleté témoigne de leur âge, elle colle avec une certaine image de l’Asie. L’histoire transparaît mieux au travers de ce vieux bois et de ces façades blanches et sales.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S7H0XwAVYkI/AAAAAAAAA5E/dHpUMAFLluQ/s1600-h/_5.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="480" nt="true" src="http://2.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S7H0XwAVYkI/AAAAAAAAA5E/dHpUMAFLluQ/s640/_5.jpg" width="640" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le temps de me reposer un peu et de m’occuper du blog (écrire, trier-retoucher-renommer les photos … de plus en plus une corvée), je pars dîner sur les étals du marché nocturne avec Nikki et Ross, un anglo-iranien &amp;nbsp;plus âgé. Nous retrouvons tout le reste du groupe, et après un nouveau dîner gargantuesque pour vraiment pas cher, direction l’Utopia, bar exotique dominant la rivière, pour fêter la Saint Patrick. Bière verte pour respecter la tradition, alcool de serpent pour rester local … encore une fois le groupe grandit à vue d’œil, des gens viennent s’agglomérer à la table … belle soirée encore mais terminée tôt, restrictions locales obligent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A peine quatre heures plus tard, il faut se lever. Avec Nikki nous avons décidé d’assister à l’offrande aux moines, un spectacle à ne pas rater. Tous les matins au lever du soleil, les moines se mettent en procession, regroupés selon leur temple d’appartenance, et défilent dans la rue principale Sivangvong. Le long des trottoirs, des locaux et des touristes sont accroupis et leur offrent de la nourriture, presque uniquement du riz collant et des bananes. Ils viennent sans un mot, avec une grande urne, l’ouvrent devant chaque personne accroupie, et continuent à marcher sans un mot ni sourire. Quand l’urne est pleine, ils en rendent pour pouvoir continuer à accepter de tout le monde. C’est leur seule ressource pour manger. Pour éviter que cette procession devienne la parade de Disneyland, on voit régulièrement des posters expliquant aux touristes ce qu’ils peuvent faire et ne doivent pas faire pour respecter la solennité du moment, règles plus ou moins respectées à cause de la tentation de faire la plus belle photo possible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref nous sommes là à 5h, sur les conseils d’un jeune novice avec qui Nikki a discuté hier, et nous sommes quasiment seuls dans la rue, il ne se passe rien. Les novices et moines sont censés chanter avant la procession, comme je l’avais entendu de mon lit le matin précédent, mais la ville est toujours plongée dans un silence et un noir parfait. Nous retrouvons Erika, une autre américaine, et attendons, régulièrement sollicités par les femmes qui veulent nous vendre du riz, faisant un business de cette procession. D’ailleurs les posters eux-mêmes disent qu’il ne faut pas leur acheter, et hier le novice a insisté auprès de&amp;nbsp;Nikki&amp;nbsp;&amp;nbsp;pour qu’elle ne leur achète rien. Au bout d’une heure un premier groupe de moines apparaît, longeant le long mur blanc d’un magnifique temple, et prennent leur ration de riz des premières personnes accroupies. Puis d’autres groupes arrivent, plus fournis, et ce sont des centaines de moines qui marchent en file indienne dans la rue, créant une image spectaculaire dans la lumière encore faible du petit matin. Une fois tous passés, nous les retrouvons dans une petite rue parallèle, repartant dans l’autre sens, et la cérémonie se termine comme ça, sans tambours ni trompettes. Les moines et novices font ça TOUS LES JOURS, sinon ils ne mangent pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S7H1LscXxiI/AAAAAAAAA5I/hgEHUU5BUlU/s1600-h/_6.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="480" nt="true" src="http://2.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S7H1LscXxiI/AAAAAAAAA5I/hgEHUU5BUlU/s640/_6.jpg" width="640" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Erika nous quitte, elle prend un avion dans deux heures. Avec Nikki, direction une petite boulangerie française pour un petit déjeuner sans fin, les discussions passant des profils de voyageurs au 11 septembre. Le genre de grandes discussions qui prennent dans une soirée, mais là c’était au petit-déj’, pendant trois heures, en observant la ville se réveiller doucement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous rejoignons Matt et Jeff, encore des américains, pour aller visiter la grotte Pak Ou. On saute dans un tuk-tuk pour 30 minutes de trajet, on visite un petit temple où l’on rencontre un vieux moine édenté qui se marre dès qu’on dit un mot, on se fait brièvement inviter à boire une bière avec des laotiens attablés, et on monte dans une pirogue pour traverser le Mékong et arriver à la grotte. Une première cavité superficielle où l’on trouve des centaines de minuscules statues de Bouddha, laissées là par les pélerins, et une seconde vraie grotte avec deux salles, un autel et un Bouddha … et c’est tout ! Il y a des jours où l’on voudrait brûler son Lonely Planet, pas foutu de donner des indications sur l’importance et l’intérêt d’un lieu, et de dire s’il en vaut le déplacement et l’argent. Parce que sur le coup le déplacement n’était pas franchement donné. On a beau devenir sélectif et méfiant sur les sites à visiter, on a beau savoir lire entre les lignes du Lonely Planet, on se fait encore avoir de temps à autre par une visite vraiment nulle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous retournons donc vite à Luang Prabang, où je décide de rattraper le coup en visitant quelque chose de bien en ville. Je retrouve justement Cintia, une argentine, qui veut visiter le Musée National. On nous fait payer l’entrée sans nous préciser que nous avons vingt minutes avant la fermeture ... sympa ! Il faut donc visiter au pas de course un musée qui expose tout ce qui se rapporte aux anciens rois, dans le palace où ils ont vécu. Quelques belles pièces mais pas le musée du siècle. Et pas de chance, le splendide temple à l’entrée est en réfection. Ils ont poussé l’élégance jusqu’à utiliser un échafaudage en bambou, qui le rend presque encore plus beau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S7H15v2KZuI/AAAAAAAAA5M/gl7b9NpFM2g/s1600-h/_7.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="480" nt="true" src="http://2.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S7H15v2KZuI/AAAAAAAAA5M/gl7b9NpFM2g/s640/_7.jpg" width="640" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous poussons donc vers un musée d’art supposé gratuit pour se rattraper, mais il n’est pas gratuit et nous en avons marre de payer 3 $ par ci, 4 $ par là pour des sites oubliés juste après, donc direction un café cozy pour parler de l’Argentine devant un pichet de bière. Voilà deux valeurs sûres tiens, j’aurais dû y venir plus tôt !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je laisse Cintia sur de grandes considérations sur la musique argentine, et le temps de raser mon épaisse et récurrente barbe, je retrouve tout le monde pour une soupe de noodles près du marché nocturne, lieu incontournable le soir à Luang Prabang. Coucher tôt et lever encore matinal, pour prendre le petit-déj’ avec Nikki, Matt, Jeff et Cintia qui sont allés voir l’offrande aux moines. Direction la boulangerie française forcément, pour des croissants à mourir. C’est ça aussi l’avantage d’être dans une ancienne colonie française : les villes regorgent de restaurants, cafés ou boulangeries français.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette fois-ci, le petit-déj’ sera plus court, Nikki a décidé de poursuivre vers le nord, alors que j’ai décidé de m’attarder à Luang Prabang et de descendre vers le sud puis vers le Cambodge. Donc pas sûr qu’on se recroise en Thaïlande. En fait tout le monde s’en va aujourd’hui, quelques-uns étant déjà partis les jours précédents. Seule Cintia reste … jusqu’à ce soir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puisque Nikki s’en va, la magnifique chambre près de la rivière devient trop chère pour moi et je dois chercher une autre guesthouse. Après avoir refusé l’offre très directe d’un gérant qui me proposait de partager sa chambre, je trouve par chance un hôtel fait de dortoirs impeccables, lits énormes et pas chers. Je ne pensais pas que ça existait à Luang Prabang, la ville des guesthouse chicos ou défraîchies. Je n’avais pas eu de dortoir depuis Hanoi, ça commençait à me manquer. Je retrouve Cintia pour retourner au Musée National et voir ce qu’on a loupé la veille, et nous décidons qu’un séjour à Luang Prabang ne saurait se terminer sans un massage. J’opte pour la formule censée être la plus douce, je me retrouve massé par un homme puissant qui me massacre le dos. Plus il y a d’offre dans une ville, plus le risque&amp;nbsp;est grand&amp;nbsp;de tomber sur des masseurs improvisés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelques essais de photo sur le soleil rouge qui se pose sur le toit d’un temple, une dernière bière près du Mékong, et c’est maintenant Cintia qui s’en va, la dernière de tous ceux que j’ai rencontrés ici. Le chemin d’un voyageur seul a beau être rythmé par les rencontres et les au-revoirs,&amp;nbsp;ça fait un peu bizarre de&amp;nbsp;se retrouver planté là seul alors que j’ai passé plusieurs jours avec tout un groupe. Je me dis que je ferai bien de nouvelles connaissances sur les grandes tables du marché nocturne, mais non ce soir c’est assez calme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S7H2fWxbu8I/AAAAAAAAA5Y/epWyEx-8JUQ/s1600-h/_8.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="480" nt="true" src="http://1.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S7H2fWxbu8I/AAAAAAAAA5Y/epWyEx-8JUQ/s640/_8.jpg" width="640" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le lendemain je m’offre un long petit-déj-wifi au café l’Utopia, petit eden perché au-dessus de la rivière, et me décide enfin à visiter les principaux temples, à commencer par le Wat Phu Si, perché au sommet d’une grosse colline arborée en plein milieu de la ville. Le temple n’est pas remarquable mais la vue est splendide, presque à 360°. Je vais ensuite me perdre dans les petites ruelles, entre les villas françaises et les maisons traditionnelles Lao en bois et bambou. De retour sur la rue principale Sakkarin, j’entre à nouveau dans un de mes temples préférés, et entend des chants venant d’un des bâtiments. Cela ressemble fortement à la prière des moines, et les curieux sont libres d’y assister, tableau de recommandations à l’entrée de vigueur. Un vieux moine est en position de méditation, surélevé, face aux jeunes moines et novices qui chantent sans s’arrêter, un chant répétitif mais assez beau. Ils ont tous une position spécifique, leurs pieds (impurs selon la religion) soigneusement cachés sous la tenue orange. C’est réglé comme du papier à musique, de temps en temps un seul moine chante pendant quelques secondes, rapidement accompagné par les autres moines et novices. Mais derrière cette solennité, ce protocole bien établi, il y a une étonnante liberté des moines, j’en vois certains arriver bien après les autres et prendre leur place, d’autres sortir. Voyant que le chant se répète inlassablement, et fatigué par ma position par terre qui m’empêche d’avoir les pieds pointés vers les moines (sacrilège, offense !), je finis par sortir, et continue le long de la rue Sakkarin. Dans cette partie très calme et excentrée de la rue, presque une adresse sur deux est un temple. Je jette un coup d’œil rapide dans chaque et trouve à chaque fois la même cérémonie de chant, avec ou sans un vieux moine en position de (quasi) lévitation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S7H4JqwcVzI/AAAAAAAAA5c/_CSQfMo2__Q/s1600-h/_9.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="480" nt="true" src="http://3.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S7H4JqwcVzI/AAAAAAAAA5c/_CSQfMo2__Q/s640/_9.jpg" width="640" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’arrive au bout de la rue et au bout de la péninsule, je traverse la rivière par un pont en bambou, et je marche jusqu’à un village spécialisé dans l’artisanat textile. A peine sorti du centre ville ultra-raffiné, on se retrouve dans la vision classique du Laos : cabanes précaires en bois et bambou, chemin de terre accidenté en guise de rue … J’arrive un peu tard, le soleil se couche, mais je vois tout de même une ou deux boutiques élégantes, et deux femmes en train de tisser sur des métiers énormes en plein air. Dans la cour d’un temple, je prends deux ou trois clichés de deux petites filles qui ne demandent que ça, et je rentre vers le centre dans le noir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un temple éclairé avec goût attire mon regard, et j’y rencontre trois novices. Ils parlent un peu anglais et sont contents de pouvoir le pratiquer avec moi. C’est l’occasion d’en savoir plus. J’apprendrai surtout qu’ils n’ont pas l’intention de devenir moines. Ils n’ont absolument pas la vocation mais sont là surtout pour la qualité de l’éducation, qui est payée par leurs parents alors que le logement est fourni dans l’enceinte du temple et la nourriture obtenue par l’offrande matinale. Ils me listent les différentes restrictions de leur vie de novice, uniquement 10 principes alors que les moines en ont 220, et me précisent qu’ils ne prient (ou méditent ?) que trente minutes par jour. Ils me posent les questions usuelles que l’on pose à tout voyageur, un peu par curiosité et beaucoup pour exercer leur anglais, et je finis par m’en aller, content d’en savoir un peu plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après une ou deux heures de recherche d’information, et d’indécision complète, je décide de quitter Luang Prabang plus tôt que prévu, dès le lendemain, malgré mon adoration absolue pour cette ville, et alors que mon objectif de profiter des différents cafés cozy pour rattraper le retard sur le blog,&amp;nbsp;n'est absolument pas atteint. Avoir profité d’une ville superbe avec tout un groupe de voyageurs, et se retrouver finalement seul, m’empêche d’en profiter encore et me décide à poursuivre ma route. En plus je sais qui je vais retrouver à l’étape suivante, même brièvement. Une dernière soupe de noodles, un dernier tour au marché nocturne rempli d’artisanat de bon goût, une bonne nuit, une dernière séance photos à l’offrande des moines au petit matin et un dernier coup d’œil nostalgique à la classe absolue de Luang Prabang, et je saute dans un mini-bus, direction … l’inverse parfait, la décadence et la non-culture !&lt;br /&gt;&lt;span style="color: white;"&gt;-&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: white;"&gt;-&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1484377143870151357-3885751538982173962?l=nico-autourdumonde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nico-autourdumonde.blogspot.com/feeds/3885751538982173962/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nico-autourdumonde.blogspot.com/2010/03/luang-prabang-la-classe-absolue.html#comment-form' title='8 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1484377143870151357/posts/default/3885751538982173962'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1484377143870151357/posts/default/3885751538982173962'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nico-autourdumonde.blogspot.com/2010/03/luang-prabang-la-classe-absolue.html' title='Luang Prabang, la classe absolue'/><author><name>Nico</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16407327367546621230</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/-0OWn9876BJc/TX7sISc_CjI/AAAAAAAABIg/M7ZGKcWYLdU/s220/129.%2Btrek%2Bde%2BSanta%2BCruz.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S7HuJ7WkCJI/AAAAAAAAA40/Rn6dcjy4BJU/s72-c/_1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>8</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1484377143870151357.post-8422640510061066611</id><published>2010-03-26T08:44:00.003+01:00</published><updated>2010-10-04T19:18:41.814+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Dolce vita'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Vietnam'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Laos'/><title type='text'>Le vrai voyage, du Vietnam au Laos</title><content type='html'>Je quitte Sapa au petit matin, une moto m’emmène à l’arrêt de bus par un temps toujours brumeux et glacial. Il est temps de retrouver de meilleures températures plus au sud, je n’ai plus de vêtement chaud à porter depuis que j’ai perdu ma micro-polaire dans quelque hôtel backpacker d’Australie. Et je me sens un peu bibendum lorsque je porte mes six tee-shirts à la fois …&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La destination : Dien Bien Phu, connue pour la débâcle française, mais pour moi surtout porte de sortie du Vietnam, pour entrer au Laos. Le bus est bien vieux et bien pourri, rempli essentiellement de locaux sauf deux jeunes frère et sœur allemand qui m’apportent un peu de compagnie. C’est amusant comme parfois&amp;nbsp;je me&amp;nbsp;rassure de ne pas être le seul voyageur, lorsque&amp;nbsp;je fais des choix de voyage un peu originaux. Et comme parfois je suis heureux d'être le seul voyageur au milieu des locaux. Bref je ne sais pas ce que je veux !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le bus quitte Sapa et s’engage dans les lacets de montagne. Cette route est supposée être l’une des plus belles du Vietnam, mais nous n’y voyons pas à 20 mètres dans ce nuage. Rapidement de la fumée entre dans le bus, en provenance directe du moteur. Comme je suis assis à l’arrière, je suis le premier à en profiter. Nous finissons par appeler l’assistant du chauffeur et lui montrer, il fait signe que tout va bien. La fumée est brune, l’air devient irrespirable, le mal de tête commence, je suis obligé de pencher la tête par la vitre pour respirer, laissant l’air glacial s’engouffrer dans le bus. Je finis par croire que le moteur va prendre feu, là juste cinquante centimètres derrière moi, mais l’assistant n’est toujours pas disposé à s’arrêter. Finalement la route se fait moins pentue, le chauffeur n’utilise plus le frein moteur, et la fumée s’arrête. Une petite pause dans un patelin, devant un resto couleur locale qui n’inspire ni moi ni les deux allemands, et nous repartons. Nous avons eu tort de ne pas manger quelque chose, le reste du trajet va s’avérer encore plus difficile, d’une manière différente.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les cinquante kilomètres suivants sont plutôt agréables, dans une vallée bordée de montagnes imposantes. Mais rapidement nous arrivons dans une zone de travaux, que nous n’allons pas quitter pendant trois heures. Des dizaines de kilomètres de routes en cours de construction, de bulldozers, d’ouvriers travaillant à la main sur le bord de la route, de camps pour les travailleurs. Une énorme centrale hydro-électrique est en cours de construction, et la vallée va être inondée d’ici 2 à 3 ans. Villes à engloutir, routes et ponts à reconstruire plus haut. Trois ou quatre heures à rouler dans la poussière et la saleté, sur des routes de terre défoncées, en traversant des villages où les gens vivent dans une atmosphère irrespirable et&amp;nbsp;au rythme des camions. Comme en plus leur village va disparaître à court terme, on se demande ce qu’ils font ici, sinon travailler directement ou indirectement pour le chantier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S6xHv2Vu-TI/AAAAAAAAA3w/X92J0FWqQU4/s1600-h/_1.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="480" nt="true" src="http://3.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S6xHv2Vu-TI/AAAAAAAAA3w/X92J0FWqQU4/s640/_1.jpg" width="640" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après avoir quitté la zone de travaux, vu un camion couché sur son tas de pierres, et terminé par une route normale, nous arrivons à Dien Bien Phu après&amp;nbsp;dix heures difficiles, avec presque rien à manger, les jambes comprimées par le manque de place (ici les bus sont vraiment faits pour les asiatiques).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je partage une chambre avec Bioas et Salomé, les deux allemands, et après avoir difficilement trouvé un restaurant local correct où l’on puisse communiquer, nous partons rapidement au lit après avoir réclamé une autre chambre parce que l’autre était peuplée de souris. Je pensais enchaîner le lendemain avec un bus très matinal vers le Laos, mais c’est au-delà de mes forces et je vais m’offrir une petite leçon d’histoire française en visitant Dien Bien Phu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le lendemain matin, changement d’hôtel, et je pars découvrir la ville avec Salomé et Bioas. Dien Bien Phu est clairement hors des itinéraires touristiques, et ça se voit : encore plus qu’ailleurs au Vietnam, les gens sont étonnés de nous voir, les enfants n’arrêtent pas de nous dire « Hello ! » avec un grand sourire. En haut des escaliers de la tour de radio, dominant la ville, c’est surtout Salomé qui représente l’attraction pour les touristes asiatiques, sa peau très pâle et ses cheveux blonds sont leur idéal de beauté. Ils veulent absolument se faire prendre en photo avec elle et Bioas, les tenant fermement par la taille. Tandis que moi avec mes cheveux bruns et ma peau assez bronzée, ils ne me calculent même pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S6xJKmgY04I/AAAAAAAAA30/TCr_in1oTZU/s1600-h/_2.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="480" nt="true" src="http://3.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S6xJKmgY04I/AAAAAAAAA30/TCr_in1oTZU/s640/_2.jpg" width="640" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les horaires d’ouverture des musées étant pourris comme partout au Vietnam, nous pouvons juste aller voir un vieux pont français préservé, et nous rencontrons deux jeunes parisiens qui parcourent le pays à moto. Direction le seul vrai resto de la ville, où nous payons assez cher un plat fait des pires morceaux d’un poulet. Et les musées rouvrent enfin, nous visitons celui de la guerre, qui montrent quelques belles photos mais commentées de façon très naïve et patriotique. On enchaîne avec le cimetière des soldats vietnamiens, quasiment tous sans identité. Et on termine par la colline Eliane qui a vu les affrontements les plus féroces entre français et vietnamiens. Tout le réseau de tranchées a été reconstitué, c’est criant de vérité et c’est étonnant de voir que cette colline est maintenant entièrement encerclée par la ville. Nous faisons un petit tour par le supposé bunker où s’est suicidé le général français Pirot, en fait un simple panneau, et rentrons à l’hôtel sous la chaleur écrasante. Après le froid glacial de Sapa le contraste est rude. Une dernière soupe de noodles dans un resto local avec Salomé et Bioas, et je leur souhaite bon voyage puisque je pars très tôt le lendemain matin. Ce n’était pas désagréable d’avoir de la compagnie dans une ville comme celle-là …&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me lève aux aurores, au son d’une étrange et forte musique venant de la rue, apparemment&amp;nbsp;diffusée pour la gymnastique des bons camarades patriotes. En sortant à 5h, je ne vois personne faire sa gymnastique, la rue est déjà bien active. Cinq minutes de marche vers la station de bus, et je vois qu’il y avait peut-être un peu plus de voyageurs que je ne le pensais, une quinzaine d’autres voyageurs sont également venus de Sapa la veille et prennent le même bus pour entrer au Laos, en plus de quelques locaux. Le bus est le pire que j’aie eu en huit mois de voyage, il y a exactement vingt centimètres entre chaque siège. Coup de chance, je n’ai pas de voisin, mais même en m’étalant sur deux places j’ai du mal à trouver une position tenable. Le bus part et s’arrête à peine dix kilomètres plus loin pendant une demi-heure, c’était bien la peine de partir si tôt. Après avoir gravi une route de montagne dans l’aube brumeuse, nous arrivons au poste de frontière vietnamien. C’est une formalité pour nous, et pour un douanier c'est l’occasion de s’enrichir en proposant de changer nos derniers dongs à des taux scandaleux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je sors donc du Vietnam, après six semaines à le parcourir du nord au sud. J’étais arrivé un peu méfiant, à cause de nombreux échos négatifs reçus d’autres voyageurs. J’en sors ravi, n’ayant vu&amp;nbsp;quasiment que des gens gentils, souriants, toujours étonnés de voir un étranger alors ils en ont vu beaucoup avant, des gens voulant payer mon droit d’entrée sur un site sans même avoir discuté avant, des enfants lançant des Hello énergiques et souriants … J’oublie bien volontiers l’insistance des cyclos,&amp;nbsp;motos&amp;nbsp;et femmes Hmong de Sapa, la chaleur limitée (qui a des avantages) des habitants d’Hanoi, les petites tentatives d’arnaque (que l’on trouve bien banales quand on a voyagé un peu). Ce pays a été un vrai plaisir à visiter, bien que je m’attendais à être plus impressionné par les paysages dans l’ensemble. J’ai aussi été subjugué par la magie du Delta du Mékong, le décor surréaliste de Hoi An, la grandeur de la Baie d’Ha Long, l’authenticité des villages dans les montagnes du nord. Que du bonheur donc, mais je le quitte sans trop de regret parce que je sais que je vais vers encore mieux, le Laos.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Justement le voilà le Laos. Juste après le poste vietnamien, le bus passe le col et la route asphaltée devient un chemin de terre. Autour, des montagnes raides tapissées d’une végétation anarchique. Le bus s’arrête très vite devant un panneau indiquant des travaux. A cent mètres, des bulldozers en action, et pas de route. La route n’existe tout simplement pas ou plus, effacée par les coups de pelleteuse. Le chauffeur doit avoir l’habitude et nous fait descendre, il nous demande de marcher jusqu’au poste laotien pour faire les visas, parce que l’attente va être longue. Belle galère qui commence, le bulldozer s’arrête un instant pour nous laisser passer, et nous voilà à pied en pleine montagne laotienne. Ma première pensée est donc « Quelle galère », immédiatement suivie de « Mais non, c’est ça le voyage, c’est ça le vrai voyage, ces situations inattendues et en principe très désagréables, mais qui laissent les meilleurs souvenirs ». En l’espace de quelques secondes je suis en fait content d’être là, à pied vers un poste frontière en pleine montagne, le bus bloqué par l’absence de route, et je repense au titre de mon blog, citation célèbre de je ne sais plus qui : Le vrai voyage c’est d’y aller, pas d’arriver. Un trajet long et pénible de Sapa à Dien Bien Phu, et deux jours après cette situation dont je ne sais comment ni quand elle va se terminer, c’est le vrai voyage, la « récompense » de choix un peu plus originaux et moins faciles que l’avion. Beaucoup de voyageurs, moi inclus, veulent être de « vrais » voyageurs et se démarquer des touristes de base. Mais à certaines occasions je me suis demandé en quoi je me démarquais vraiment des touristes que je critique facilement, notamment quand je choisissais un tour organisé, par facilité ou par nécessité. Et là je tiens un élément de réponse, tout en continuant à penser que je suis bien peu aventurier. Les transports sont cet élément de réponse, la façon de se déplacer d’une ville à une autre. Je suis dans ce bus local pourri, dans cette galère, et je suis content d’y être. Ne nous réjouissons pas trop vite, mes efforts à faire sont encore nombreux pour être un voyageur non-touriste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S6xeyE5pAeI/AAAAAAAAA4A/6r3aPqWgwDg/s1600-h/_3.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="480" nt="true" src="http://2.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S6xeyE5pAeI/AAAAAAAAA4A/6r3aPqWgwDg/s640/_3.jpg" width="640" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Vingt minutes de marche et nous arrivons au poste laotien, sous le soleil qui chauffe et au milieu de nulle part. Il faut une heure pour avoir le visa, après s’être faits facturer tout une série de frais fantaisistes : heures supp' le samedi, pas de photo, détection H1N1 (une seconde avec un pistolet dur le front) … On en rit parce que ça ne représente pas grand-chose pour nos budgets d’occidentaux, mais on peut dire que les douaniers cherchent à remplir leur poche. Une fois le visa en poche, nous allons attendre au petit café en bambou, installé là très opportunément, et tout ce que le bus compte d’occidentaux fusionne un en joyeux groupe, tous devant une grande bière à 9 heures du mat’, faisant connaissance, partageant nos histoires de voyage. Un voyageur a toujours quelque chose à raconter, les pays qu’il a vus ou qu’il va voir. Il ne s’en lasse pas et ne lasse pas les autres voyageurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une heure plus tard, la table remplie de bouteilles, nous voyons le bus arriver à notre grand regret. Tout le monde lâche un « Oh nooo ! ». Le chemin a été reconstitué et le bus a pu passer. On était bien là, à boire des bières à côté du poste frontière en pleine montagne. Petit voire gros souvenir de voyage !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S6xO9Pk7OaI/AAAAAAAAA34/88Ipt8CunJc/s1600-h/_4.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="480" nt="true" src="http://2.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S6xO9Pk7OaI/AAAAAAAAA34/88Ipt8CunJc/s640/_4.jpg" width="640" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On remonte donc dans le bus, et il s’engage sur un chemin de terre sinueux et chaotique, en pleine montagne, au milieu de la végétation sauvage. Nous traversons des villages extrêmement simples, les maisons sont faites de bambou et de bois. Le contraste avec le Vietnam est marquant, on peut le considérer comme assez riche et développé par rapport au Laos, un des plus pauvres au monde. Mais c’est juste magique, splendide, et cela nous fait oublier que nos jambes souffrent dans ce bus pourri. L’assistant monte sur le toit en marche, en passant par une fenêtre. Ce détail ajouté à l’ambiance tropicale, me fait immédiatement penser au trajet en bus entre Manta et Puerto Lopez, en Equateur. Mon tout premier trajet en bus et peut-être le plus beau et le plus folklorique. Sur la route, certains enfants font des signes timides de la main, mais dans l’ensemble ils sont plutôt circonspects.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Etape obligée de tout trajet difficile, la crevaison. L’occasion de constater que le pneu était méchamment fendu, et qu'il est remplacé par un autre tout aussi douteux. Après l’Equateur, le Pérou et la Bolivie, ça ne me fait plus rien, ça m’amuse. Mais il faut reconnaître qu’au Pérou, même à 4000 mètres d’altitude dans des lacets vertigineux, ils se débrouillaient mieux pour changer un pneu, dix minutes chrono. Ici ils adoptent la technique dite du « je-creuse-en-dessous-du-pneu-pour-pouvoir-le-faire-sortir ». Intéressant mais pas très concluant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous passons d’autres villages tous aussi simples, pauvres et beaux, traversons quelques rivières à gué, et arrivons enfin à Muang Khua, splendide petit village qui vit autour de la rivière Nam Ou, entre deux montagnes. Deux ou trois guesthouses pour les voyageurs, des baraques en bois à flanc de montagne, des bateaux qui permettent de traverser ou poursuivre le voyage, des bus qui font trempette dans la rivière pour être lavés … et un calme, un calme idyllique. Des locaux attendent à moitié endormis devant leur petit commerce de boissons sans essayer de nous faire acheter. D’autres se baignent ou se lavent dans la rivière. Seul le vieux remorqueur noirâtre qui pousse la plateforme d’une rive à l’autre, fait un bruit de fou toutes les vingt minutes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S6xfWO2CSdI/AAAAAAAAA4E/pmqJQ9a12mY/s1600-h/_5.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="480" nt="true" src="http://4.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S6xfWO2CSdI/AAAAAAAAA4E/pmqJQ9a12mY/s640/_5.jpg" width="640" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une partie du groupe attrape immédiatement un bus pour poursuivre plus au sud, tandis que les&amp;nbsp;six irlandais se lamentent de rester coincés ici pour une nuit. Comme tous les irlandais que j’ai rencontrés, ils sont très sympas et ouverts, mais ils n’ont pas l’air de réaliser à quel point cet endroit est spécial, à quel point la nuit ici va être différente des autres. Pour ma part je reste très indécis sur mon itinéraire, faute de l’avoir préparé, mais je goûte au plaisir d’être ici. Le vrai voyage c’est d’y aller, mais aussi de s’arrêter en route, au milieu du trajet. Eviter de trop se focaliser sur l’objectif, et éviter de râler parce qu’on arrivera à destination un jour plus tard.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je prends une chambre dans une belle guesthouse perchée sur des poteaux à flanc de montagne, dominant la rivière, et les six irlandais me suivent. L’occasion de discuter toute la soirée et d’apprécier leur simplicité. Repas sur la terrasse, à la lueur de la bougie parce que l’électricité n’arrive pas de 18h à 22h comme promis. Je m’arme de mes boules quiès pour dormir, parce qu’un concert indescriptible de grenouilles se met en marche, accompagné du vieux remorqueur qui pousse encore la plateforme à une heure avancée. Je me lève tôt pour voir le lever de soleil, mais nous sommes plongés dans la brume, dans cette région c'est signe de beau temps&amp;nbsp;plus tard dans la journée. Quatre des irlandais attrapent un bus pour gagner du temps, les deux autres choisissent le bateau comme moi, direction le paradis. Nous montons dans une de ces petites pirogues pour quatre heures de magie sur&amp;nbsp;la rivière Nam Ou. Elle serpente entre deux rangées de petites montagnes, flanquées de dunes sableuses et terreuses envahies par la végétation. Au sommet de ces dunes on discerne régulièrement de petits villages, quelques maisons précaires en bois et bambou. Les habitants se baignent dans la rivière, s’y lavent, y pêchent, s’y déplacent en pirogue. Certains embarquent sur notre pirogue pour aller au village suivant ou au marché, un peu intimidés de se trouver en présence de tant d’étrangers. Nous faisons une pause dans un marché surréaliste, au bord de la rivière. Quelques stands de bambous plantés sur le sable, vendant des vêtements, des fruits, des objets utilitaires. La marchandise est très banale mais le seul emplacement du marché est magique. Question marchés exotiques, je pensais avoir ma dose depuis huit mois, mais je n’aurais jamais imaginé trouver ça. Nous repartons dans ce décor splendide, les fesses quelque peu endolories par la simple planche de bois qui sert de siège, mais les yeux grand ouverts, émerveillés par la magie de ce pays qui vit encore dans une autre époque,&amp;nbsp;ici en tout cas. Des buffles pataugent, laissant juste la tête hors de l’eau, des cochons se promènent, des vaches maigres broutent ce qu’elles trouvent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S6xU_Vs1KTI/AAAAAAAAA38/cvQOq6rWFb4/s1600-h/_6.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="466" nt="true" src="http://3.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S6xU_Vs1KTI/AAAAAAAAA38/cvQOq6rWFb4/s640/_6.JPG" width="640" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au bout de quatre heures nous arrivons à Muang Ngoi, ma destination, tandis que les deux irlandais Paul et Siobhan poursuivent jusqu’au village suivant. Muang Ngoi, c’est un petit village au bord de la rivière, accessible uniquement par bateau, dans un décor féerique de rizières, montagnes rocheuses à pic. Je me trouve un bungalow au-dessus de la rivière pour moins de 5 $ la nuit, hamacs et moustiquaire fournis, et me cale rapidement sur le rythme local : lent, silencieux, simple. Pas d’internet, électricité de 18h à 22h, quelques guesthouses, quelques restaurants, et une vraie vie locale avec ses maisons en bambou et bois. Les locaux se préoccupent peu des voyageurs, attendent toute la journée dans leur petit commerce en somnolant, en attendant que le temps passe. La vie paraît belle ici, avec très peu de divertissement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ma première après-midi se résume à mon hamac, à un petit tour du village pour découvrir la vraie vie. Les habitants sont un peu surpris de me voir sur les petits chemins de terre entre les maisons, et bredouillent des petits « sabaidii », d’une façon réservée et polie, sans sourire excessif. Cela fait une grande différence avec les Vietnamiens ultra-souriants et spontanés, mais je ne l’interprète pas mal, je vois ça comme le résultat de leur vie lente et nonchalante,&amp;nbsp;d'une méconnaissance des étrangers mais pas&amp;nbsp;d'un manque de chaleur. Ils sont encore plus perplexes lorsqu’on sort l’appareil photo, la modernité arrive difficilement ici, sauf la télé par satellite. Par contre ils sourient déjà plus lorsque l’on prononce deux mots en laotien, comme « sabaidii » ou « kop jai ». Je ne me lasse pas d’entendre ou de prononcer ce mot « sabaidii », un des plus beaux mots pour dire bonjour, un mot tout en sourire. Encore plus lorsqu’il est prononcé par les enfants, qui insistent sur le « i » final.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S6xgIKrO2jI/AAAAAAAAA4Q/7vBvx_zTG4o/s1600-h/_7.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="480" nt="true" src="http://2.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S6xgIKrO2jI/AAAAAAAAA4Q/7vBvx_zTG4o/s640/_7.JPG" width="640" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je replonge au fond de mon hamac pour profiter de la belle lumière de fin de journée, face à la rivière et aux montagnes, et n’en ressors que pour m’offrir un&amp;nbsp;succulent laap dans un petit resto. Le laap est une spécialité laotienne, de la viande émincée à la menthe et autres herbes, un dé-lice ! Je profite des rares heures d’électricité pour me faire un petit film sur le portable, sous la moustiquaire, et je m’endors devant, forcément. C’est bon de voir comme le temps est plus généreux quand on est coupé d’internet et de tout divertissement extérieur …&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Difficile de dormir tard malgré mes boules quiès, au petit matin les coqs paraissant dépasser les habitants en nombre. Mais quel bonheur de mettre un pied sur le plancher, largement espacé et qui laisse transparaître le talus, et d’ouvrir la porte du bungalow pour redécouvrir la rivière et les montagnes en face. Après une douche froide de rigueur dans la salle de bains très rustique, je prends bien une heure pour petit-déjeuner … la lenteur du service est de rigueur au Laos, et pester contre cette lenteur témoignerait d’une totale incompréhension de ce pays. Il faut bien 15 minutes pour que le sympathique patron de ma guesthouse vienne prendre ma commande, et 30 minutes pour qu’elle me soit servie. Comme j’étais prévenu avant d’entrer au Laos, et que mon programme de la journée est très léger, j’en souris et apprécie autant que possible ce temps « perdu », comme un de pied-de-nez envoyé au stress de nos vies occidentales, stress auquel j’échappe moi-même difficilement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le hamac est le prolongement de mon lit pendant une partie de la matinée, jusqu’à ce que je me décide à bouger un peu, pour faire une belle marche dans les environs, la seule possible sans guide. En repassant dans la « rue principale », je vois un vieil homme assis en tailleur sur la terre, devant quelques médicaments posés sur un bout de tissu, et pas de première fraîcheur. Il explique à un habitant l’utilisation d’une ampoule,&amp;nbsp;d’autres attendent leur tour. C’est la pharmacie mobile (et dérisoire), qui fait probablement le tour des villages le long de la rivière. Plus loin une vieille femme aiguise un couteau devant sa modeste baraque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je passe devant les écoles, primaire et collège, les seuls bâtiments en dur avec le temple. C’est justement l’heure de la récré, et en les voyant j’aurais rêvé d’aller dans une école comme celle-là. Je m’engage sur le beau chemin de randonnée, cerné par des montagnes vertes et vertigineuses. Je longe des rizières d’un vert éclatant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S6xhLchOUoI/AAAAAAAAA4U/ywdjOsVB6Qk/s1600-h/_8.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="480" nt="true" src="http://4.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S6xhLchOUoI/AAAAAAAAA4U/ywdjOsVB6Qk/s640/_8.JPG" width="640" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’arrive à une grotte. Coup de chance un allemand arrive et me prête une torche pour aller l’explorer. C’est extrêmement glissant et dangereux, mais magnifique. Je ne suis jamais allé aussi loin dans une grotte non aménagée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je poursuis jusqu’au premier village, à travers les rizières sèches broutées par des vaches bossues et maigres. C’est bizarre, j’ai l’impression de pénétrer à l’intérieur d’une île, alors que nous sommes en plein milieu d’un continent immense. Le village est splendide, les enfants réclament des photos et prennent leurs meilleures poses. On voit différents petits métiers devant les maisons,&amp;nbsp;entre autres&amp;nbsp;un grand tonneau qui sert à distiller l’alcool de riz. A part la dépendance agricole au climat, et les éventuels problèmes de santé difficiles à régler, leur mode de vie paraît parfait, basé sur peu de confort, aucun stress, pas de dépendance à la modernité. Seules les paraboles leur ouvrent une fenêtre sur le monde « normal », sans apparemment leur donner de tentation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S6xkmUB_uFI/AAAAAAAAA4Y/r4FRp57tRCg/s1600-h/_9.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="480" nt="true" src="http://1.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S6xkmUB_uFI/AAAAAAAAA4Y/r4FRp57tRCg/s640/_9.JPG" width="640" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le temps de me rafraîchir à l’unique et charmant petit café en bambou, avec vue magnifique sur les rizières, de discuter avec allemands, québécois, suédoise, et d'observer une sorte de criquet géant, je reprends doucement le chemin du village, pour y retrouver mon bungalow et le hamac, et terminer tranquillement l’après-midi. Je refais quand même un petit tour avant le coucher du soleil, et assiste à une partie de takraw, sorte de mix entre le volleyball et le football, qui demande une habileté impressionnante. Ces jeunes, bien qu’ils aient l’âge de chercher plus de divertissement, ont l’air d’aimer leur vie ici. Autour du terrain de takraw, des chiots se courent après et se mordillent sans relâche pour jouer. D’ailleurs, détail anecdotique mais révélateur, les chiens n’aboient jamais ici. Plus loin une femme bat des algues pour les cuisiner. Encore un choix cornélien pour choisir un petit resto dominant la rivière, et je file sous ma moustiquaire pour m’endormir devant un film sur mon portable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Réveil au son des coqs, et des voix des hôtes qui&amp;nbsp;franchissent sans mal&amp;nbsp;la fine couche de bambous qui sert de cloison, et petit-déj’ dans la partie la plus animée du village. J’ai décidé de partir ce matin, un peu à regret parce que mon hamac m’aurait bien supporté une journée de plus, mais je n’en peux plus d’attendre pour voir Luang Prabang. Et mon intuition me dit que je vais y retrouver quelqu'un ... Je saute dans la pirogue déjà bien chargée,&amp;nbsp;retour à&amp;nbsp;la civilisation !&lt;br /&gt;&lt;span style="color: white;"&gt;-&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: white;"&gt;-&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1484377143870151357-8422640510061066611?l=nico-autourdumonde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nico-autourdumonde.blogspot.com/feeds/8422640510061066611/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nico-autourdumonde.blogspot.com/2010/03/le-vrai-voyage-du-vietnam-au-laos.html#comment-form' title='16 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1484377143870151357/posts/default/8422640510061066611'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1484377143870151357/posts/default/8422640510061066611'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nico-autourdumonde.blogspot.com/2010/03/le-vrai-voyage-du-vietnam-au-laos.html' title='Le vrai voyage, du Vietnam au Laos'/><author><name>Nico</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16407327367546621230</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/-0OWn9876BJc/TX7sISc_CjI/AAAAAAAABIg/M7ZGKcWYLdU/s220/129.%2Btrek%2Bde%2BSanta%2BCruz.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S6xHv2Vu-TI/AAAAAAAAA3w/X92J0FWqQU4/s72-c/_1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>16</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1484377143870151357.post-6119465935913263583</id><published>2010-03-20T09:15:00.003+01:00</published><updated>2010-10-03T19:11:25.945+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Vietnam'/><title type='text'>Montagnes, Minorités, Marche, Moto, c’est le nooord du Vietnam</title><content type='html'>Tôt le matin, je quitte enfin ce Hanoi Backpackers Hostel que je ne supporte plus alors que j’y étais bien au départ, et une moto m’emmène loin, très loin du centre, vers un départ de bus dans un quartier populaire et très sale. Mon petit sac sur le dos, mon gros sac entre le guidon et mon chauffeur, c’est parti pour dix minutes d’équilibre instable dans la circulation chargée d’Hanoï. Je sens que j’ai encore ferré le plan foireux en réservant ce bus, mais le train était plein et c’est ce qui fait un vrai voyage, ces trajets un peu incertains où l’on est le seul étranger. Je sens aussi que j’ai été bien floué dans l’histoire, l’agence s’est pris une commission énorme sur le coup. Enfin bon, ça reste moins cher que le train, et je veux quitter Hanoi au plus vite pour y être resté trop longtemps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je reprends donc la route seul, cela me fait un peu bizarre puisque j’ai passé plusieurs jours avec Ann et Gabriela. Le paradoxe du voyage solitaire : on est content d’être seul pour rencontrer plus de gens, et l’on se sent un peu perdu lorsque l’on quitte un(e) ami(e) de voyage avec qui ça avait bien collé. On s’habitue vite au plaisir de passer son temps avec quelqu’un, d’avoir toujours quelqu’un qui demandera ce que l’on fait, qui proposera une activité ou une visite. Et pourtant en voyageant seul, on renonce à ce plaisir la plupart du temps, la majorité des rencontres étant agréables mais très temporaires. Parce que la liberté et l'absence de concessions passent avant tout. Et parce que le voyage consiste à aller de l'avant et découvrir, sans se brider par la compagnie distrayante et sécurisante d'un autre voyageur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ma destination : les montagnes du nord, près de la frontière chinoise. D’abord Lao Cai, sorte de hub local pour les trains et bus, puis Bac Ha. J’irai après à Sapa, la destination reine et très touristique de cette région. Les hôtels proposent tous un tour organisé vers Sapa au départ de Hanoï, mais je veux voir Bac Ha d’abord, y aller par moi-même et m’organiser sur place, la seule vraie façon de voyager finalement. Sauf lorsqu’un trek est difficile à organiser, ou que l’on veut gagner du temps, ou que l’on a un besoin impératif de rencontrer du monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je monte donc dans le bus, très correct pour un bus non touristique et rempli à moitié, pour neuf heures de bus. Comme je m’y attendais, je suis le seul étranger. Le bus s’arrête à midi dans un resto très couleur locale qui ne m’inspire pas, surtout après avoir vu les toilettes. Tant pis je déjeune d'un paquet de chips, ce ne sera ni la première ni la dernière fois. Nous arrivons finalement en fin d’après-midi à Lao Cai, et je trouve un tout petit hôtel devant la gare. Le jeune gérant parle un anglais parfait, la chambre est nickel, et il y a le wifi. Le rêve inattendu pour une ville si peu touristique où quasiment aucun voyageur ne dort. Et c’est ça qui est bon, s’arrêter une nuit dans une ville non touristique, se trouver un petit hôtel tranquille, et voir défiler les autres voyageurs et touristes dans leurs tours organisés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La nuit est courte, je dois prendre le bus à 6h30. Mais aucun problème pour se lever, à 5h la place grouille déjà d’activité, de bus qui font tourner le moteur et de touristes qui sortent du train de nuit. Je marche vers le terminal de bus et j’échappe aux jeunes arnaqueurs qui essaient de me pré-vendre un ticket au double prix. Comme le guichet ne me vend pas le ticket, c’est un peu difficile, je n’arrive pas à distinguer l’assistant du bus des arnaqueurs, mais je m’en tire quasiment au bon prix.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Deux heures et demie de bus dans les lacets, en montée continue, et nous arrivons de bon matin à Bac Ha, petite ville de montagne sous le soleil et très calme. Le temps de prendre ma chambre désuète dans un petit hôtel et de terminer ma nuit, je vais me balader en ville et je me demande instantanément ce que je suis venu faire là. Le Lonely Planet dit bien que c’est l’équivalent de Sapa en moins touristique, et un bon endroit pour se reposer, mais là quand même c’est très calme. Je tente une prise d’information dans un hôtel qui affiche la liste des treks avec guide, mais le réceptionniste se contente de me montrer une carte et me dit clairement qu’ils ne vendent aucun trek. Dans mon hôtel c’est pareil, ils font la publicité de treks qu’ils ne veulent pas vendre ! Je vais déjeuner dans le seul restaurant ou presque, et découvre avec plaisir qu’il y a un ou deux couples de voyageurs dans le patelin. Le paradoxe de celui&amp;nbsp;(moi en l’occurrence)&amp;nbsp;qui se veut vrai voyageur&amp;nbsp;autant que possible : sortir (un peu) des sentiers battus, mais se rassurer en y trouvant d’autres voyageurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me rends compte qu’il y a beaucoup de français, dont un couple avec deux jeunes enfants. Voyager avec des enfants au Vietnam, et dans certains endroits moyennement touristiques, il faut le faire, ne serait-ce qu’au niveau de la nourriture et des transports. Je discute avec un autre couple de français sans enfants, qui est là depuis deux jours, ils me disent qu’aujourd’hui&amp;nbsp;la ville&amp;nbsp;est animée.&lt;br /&gt;« Ah bon ? pourtant je me sens bien seul, et là tout de suite je ne vois pas un chat sur la place centrale.&lt;br /&gt;- Oui mais jeudi c’était pire. On a failli repartir immédiatement.&lt;br /&gt;- Ah parce que pire c’est possible ?&lt;br /&gt;- Humm … oui. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Finalement ils me racontent avoir sillonné les routes de montagne alentour en scooter, pendant deux jours. Ils m’expliquent un peu les possibilités (facile, il y a seulement deux routes qui sortent de la ville), et me confirment que le marché du dimanche matin, le lendemain donc, est une vraie raison de venir à Bac Ha. Rassuré, j’enfile mon assiette de noodles, pour ne pas changer, et je file louer une moto dans mon hôtel. Ça ils veulent bien faire, ouf ! Le Lonely Planet précise quand même que cet hôtel est le meilleur tour-opérateur de la ville, j’imagine l’asthénie des autres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je chevauche mon petit scooter manuel, la banane au visage et le casque très haut perché sur ma grosse tête, et je pars sur une petite route sinueuse de montagne, essayant d’éviter les nids-de-poule. Ça monte vite, je découvre rapidement un paysage de montagnes raides, plutôt brunes que vertes, et embrumées malgré le soleil écrasant. Un peu l’image que j’ai de la Chine en fait, une montagne qui reste majestueuse mais pourrait être plus esthétique. Mais les rizières, omniprésentes, sont là pour apporter une vraie beauté au lieu. Pas un mètre carré n’est oublié, toute la montagne est utilisée sauf les pentes vraiment trop raides. Et de belles teintes jaunes ou rouges ocre viennent nuancer ça et le brun dominant de la terre. Rapidement je croise des femmes issues des minorités ethniques, qui sont LE leitmotiv du tourisme dans cette région. Leurs tenues sont magnifiques, colorées, mais très lourdes à porter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S6REGnLUd0I/AAAAAAAAA1o/JP8DHIsyPx8/s1600-h/_1.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="640" src="http://3.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S6REGnLUd0I/AAAAAAAAA1o/JP8DHIsyPx8/s640/_1.jpg" vt="true" width="480" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je traverse quelques villages, attire tous les regards sur mon passage, vois de nombreuses tables de billard sous de vieilles cabanes au bord de la route, et arrive à Can Cau, réputé pour son marché du samedi. J’arrive un peu en retard, ils remballent tous la marchandise. Mais même trop tard je suis frappé par l’exotisme du marché : petites installations de bois sur une plateforme terreuse surplombée par la montagne, femmes en tenue traditionnelle, vaches qui se promènent en liberté sous les bâches. Certaines femmes reprennent la route à pied, avec les enfants pour certaines, d’autres attendent leur homme qui vient les chercher en scooter (même à deux sur un scooter, il reste de la place pour trois sacs de riz et deux sacs de légumes). Un bus arrive, immédiatement assailli par une dizaine de femmes et leurs lourds sacs de marchandises, et reprend la route, bondé à l’intérieur et sur le toit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S6RFCSIY51I/AAAAAAAAA1w/BmgsQmkfZUU/s1600-h/_2.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="480" src="http://3.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S6RFCSIY51I/AAAAAAAAA1w/BmgsQmkfZUU/s640/_2.jpg" vt="true" width="640" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je fais quelques aller-retours sur la route, pour prendre de belles photos et observer les familles qui s’engagent sur les chemins de montagne pour rentrer à la maison après ce marché sûrement lucratif. Je poursuis sur la petite route de plus en plus belle, passe un col, et descend vers la petite ville de Sima Cai, la dernière avant la frontière chinoise. Le plein d’essence pour un prix dérisoire, et je repars en sens inverse, m’arrêtant tous les cent mètres pour prendre une photo. Souvent dans un virage, des petites filles en tenue traditionnelle me font signe de la main et me lancent des Hello avec un grand sourire. C’est simple, je-ne-m’en-lasse-pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je reviens à Bac Ha et m’arrête rapidement dans un petit palais à visiter, avec documents français d’époque expliquant l’importance de la région et le profil sociologique des minorités ethniques. Je fais quelques tours en ville, m’incruste dans une cour d’école où est donné un spectacle de chant. Désolé, mon intention n’était pas de détourner l’attention des élèves spectateurs du spectacle, c’est eux qui m’ont regardé ! Comme j’ai encore une heure, je prends l’autre route qui sort de Bac Ha vers le village de Can Pho, et tombe encore sur un petit miracle de beauté : un village authentique, peuplé par une autre minorité avec d’autres tenues tout aussi belles. Des rizières plus colorées et magnifiquement empilées, un petit garçon sûr de son autorité qui chevauche un buffle d’une saleté impressionnante, des femmes qui rentrent des champs avec une énorme botte sur le dos, de petites maisons précaires en matériaux naturels. Je traverse le village, m’engage dans les lacets qui le surplombent, et je ne résiste pas à l’envie de tourner une petite vidéo sur le scooter. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;object height="344" width="425"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/Q5BKxQvRoN0&amp;hl=fr&amp;fs=1"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/Q5BKxQvRoN0&amp;hl=fr&amp;fs=1" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="425" height="344"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je photographie un garçon et une fille qui ramènent leurs buffles, il fait le show devant l’appareil et elle se cache. Je passe le col, observe le retour des champs des paysans, femmes dans leurs tenues traditionnelles et hommes dans des tenues banales. Tout ce spectacle est baigné par le soleil rougeâtre atténué par la brume omniprésente. Une carte postale absolue, un lieu magique gravé là, juste derrière mon front.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S6RGSnnaTbI/AAAAAAAAA14/MxfO14nccqo/s1600-h/_3.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="480" src="http://2.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S6RGSnnaTbI/AAAAAAAAA14/MxfO14nccqo/s640/_3.jpg" vt="true" width="640" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je redescends par les lacets et rentre à Bac Ha pour rendre le scooter. Je repars au même restaurant, sur la grande place face à l’hôtel, et découvre qu’il y a de plus en plus de voyageurs dans le patelin. En mangeant je fais la connaissance de Nikki, américaine au sourire large comme ça qui voyage trois mois en Asie du Sud-Est. Forcément nous parlons voyage, et comme elle a aussi l’Amérique du Sud qui palpite à la place du cœur, la discussion ne tarit&amp;nbsp;pas. Nous prévoyons de nous retrouver au fameux marché du lendemain, dès 7h pour échapper à la horde de touristes qui viendront en bus sur une matinée. L’afflux de voyageurs ce soir s’explique simplement par ce marché.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je commence à arpenter le marché à l’heure prévue, après un petit-déj’ à la terrasse du même restaurant, qui commence à bien me connaître. La place est déjà noire de monde depuis un bon moment, surtout traversée par les femmes des villages alentour, en tenue traditionnelle et portant une lourde hotte de marchandises, soit des légumes soit de la marchandise pour touristes. Je découvre un marché plus grand que je ne l’avais imaginé et fourmillant de vendeuses, locaux et touristes. Mi-exotique, parce qu’il y a des secteurs du marché qui valent le coup d’œil, et mi-touristique par rapport à celui de Can Cau vu la veille. Je fais un premier tour rapide et croise Nikki qui a raté son réveil. Nous reprenons une visite plus lente, les yeux grand ouverts face à toutes les curiosités. D’abord la partie « restaurants » sous les baraquements en bois, où les locaux sont plongés dans leur bol de riz ou leur soupe de noodle. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S6RHR7pMYFI/AAAAAAAAA18/Nq-Qhg-cLhY/s1600-h/_4.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="640" src="http://2.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S6RHR7pMYFI/AAAAAAAAA18/Nq-Qhg-cLhY/s640/_4.JPG" vt="true" width="480" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La partie boucherie, où l’on voit absolument toutes les parties de tous les animaux, notamment des têtes de cochons déjà bien entamées mais reconnaissables par l’oreille et le bout de groin qui restent étalés pour le plaisir des mouches. Des légumes exotiques et inconnus pour ma part, des vêtements, des accessoires en tout genre pour la maison ou l’agriculture. Nikki et moi savons que la partie la plus exotique est le marché aux animaux, il faut trouver un guide vietnamien anglophone pour savoir où il se trouve, et nous déchantons rapidement. Un endroit exigu et bondé de monde, locaux exclusivement. Des cris d’animaux et notamment de cochons fourrés sans ménagement dans des sacs. Des volailles écrasées dans de petites cages, deux chèvres qui se pressent contre un mur pour essayer d’échapper aux mains qui les palpent et les auscultent. Encore des cochons qui crient. Et des chiens, très nombreux. Des adultes et des chiots, attendant au bout d’une laisse d’être vendus. Eux sont calmes, mieux traités que les cochons et ignorants de leur sort prochain. Sauf un chiot qui hurle parce qu’un acheteur potentiel lui palpe le ventre pour évaluer son gras. J’avais commencé à voir que des chiens pouvaient être mangés au Vietnam, notamment en allant à la Pagode des Parfums depuis Hanoi, mais je n’imaginais pas que dans certains endroits leur commerce pouvait être aussi banalisé. On ne sait plus bien s’ils sont parfois traités comme animaux domestiques, ou uniquement comme future nourriture. Mais je n’ai jamais vu autant de stress animal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S6RIZDGJuBI/AAAAAAAAA2A/iJ1jped5bCA/s1600-h/_5.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="480" src="http://2.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S6RIZDGJuBI/AAAAAAAAA2A/iJ1jped5bCA/s640/_5.JPG" vt="true" width="640" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous revenons à la partie plus traditionnelle du marché, errant inlassablement dans les allées à la recherche d’une découverte culturelle et d’une belle photo à prendre. Un dernier déjeuner, toujours au même restaurant, et nous trouvons avec un peu de mal le bus qui va nous ramener à Lao Cai. Bus très local, très chaotique, mais au juste prix. A destination, le chauffeur nous facilite la tâche en nous déposant devant un mini-bus qui part à Sapa. L’autre destination des montagnes du nord, très touristique mais immanquable pour ses possibilités de trek dans les rizières et les villages.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pendant une heure de trajet assez chaud, le chauffeur faisant crisser les pneus dans chaque lacet, nous sommes entassés comme j’ai pu l’être au Pérou, et les deux petites vieilles engueulent l’assistant parce qu’il nous a fait payer un peu plus cher. Jouissif d’assister à ça, mais ça ne nous rendra pas notre argent. Nous arrivons en plein nuage et en plein froid à Sapa. Nous écartons rapidement la horde de rabatteurs qui nous proposent leur hôtel, et nous marchons vers Pinocchio Hostel. Nous sommes marqués à la culotte par une horde de femmes Hmong dans leurs tenues traditionnelles, qui cherchent à nous vendre leur marchandise. Elles sont très fines, commencent à sympathiser en posant beaucoup de questions sur qui nous sommes. Nous ne sommes pas dupes, mais pour rester gentils et ouverts il faut bien répondre aux questions (Comment tu t’appelles, quel âge tu as, d’où tu viens). Et nous découvrons au passage qu’elles parlent bien anglais, malgré leur mode de vie traditionnel dans les montagnes. Comme Nikki se se départ pas de son sourire et de sa gentillesse, forcément toutes les femmes rappliquent et nous escortent jusqu’à l’hôtel, glissant à la fin « You buy from me ? ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On nous donne une chambre parfaite pour un prix dérisoire, et le temps de traîner à la réception pour consulter nos mails, nous découvrons que toutes les femmes qui nous ont escorté nous attendent encore devant l’hôtel. Un seul objet vendu suffirait à gagner leur journée, donc elles sont prêtes à tout. La gérante de l’hôtel nous propose habilement un de ses treks pour le lendemain, nous sommes pris par la flemme de faire le tour des agences et nous signons. Nous sortons de l’hôtel et sommes illico escortés par&amp;nbsp;cinq femmes et leurs hottes. Je tourne la tête vers un café, et alors que revoilà … les&amp;nbsp;quatre hollandais rencontrés sur le tour de la Baie d’Halong. Je ne peux pas dire que j’avais fait intimement connaissance avec eux, mais ils étaient vraiment très sympas et je les avais revus à l’hôtel à Hanoï. Et ça me fait vraiment plaisir de les recroiser ici, mais ils quittent Sapa dans une heure. Le temps de discuter avec eux dans le café, nous voyons que les femmes Hmong ont lâché prise et n’attendent plus dehors (ou ont trouvé un autre touriste dans la rue à harceler). Nous remontons jusqu’à Baguette&amp;nbsp;et Chocolat, un restaurant au nom très prometteur qui a été à la hauteur avec ses pâtisseries à tomber par terre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Petit arrêt dans une galerie de photographies splendides prises dans les villages alentour (et qui me donnent bien des idées), léger repos à l’hôtel, et nous ressortons dans un petit restaurant. Sapa a beau être touristique, il faut reconnaître qu’on s’y sent bien, et que la plupart des restaurants savent recréer l’ambiance montagnarde typique, avec ses décors de bois, ses feux de cheminée et ses intérieurs cozy. Après ce restaurant délicieux, je laisse Nikki rentrer seule pour faire un petit tour de ville et traquer les belles photos de nuit. Pourquoi je ne peux pas m’empêcher de photographier un coin de rue dérisoire éclairé par un vieux lampadaire ? Moi je sais pourquoi je le trouve beau, mais ce réflexe photographique et tous les autres deviennent des obsessions : prendre des alignements de maisons ou de statues ou d'objets, zoomer à fond sur un élément original …&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le lendemain, nous sommes sur le pont à 9h pour commencer le trek de deux jours avec un guide. Hugin, néerlandais, et Raïssa, allemande, nous accompagnent. Nous faisons la connaissance de notre guide, qui est censé bien parler anglais mais a un accent asiatique à couper au couteau, si bien que nous nous concentrons pour capter un mot sur dix. Mais il est sympa, a l’air marrant, et joue les beaux gosses dans son pantalon de costume et sa chemise blanche, tenue inattendue pour trekker. Les femmes vendeuses nous attendent mais curieusement nous lâchent rapidement, et nous descendons les marches vers les rizières, en plein brouillard. Il ne faut pas dix minutes à Raïssa avant qu’elle s’étale de tout son long dans une rizière boueuse, presque au ralenti&amp;nbsp;et sous mes yeux.&amp;nbsp;Ça c’est fait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Malgré la brume le paysage est grandiose : les rizières, la rivière, les bambous immenses, les cabanes en bois à flanc de montagne, les cochons et les bœufs qui se baladent tranquillement, les enfants qui jouent sur les chemins escarpés. Ils ne sont pas à l’école ? Hé non, c’est Happy Woman’s Day aujourd’hui, la journée de la femme, et on n’a pas fini de nous le rappeler. Journée que je trouve totalement hypocrite chez nous, mais qui a peut-être plus d’intérêt ou d’utilité ici, dans un pays en voie de développement, où les traditions maintiennent encore un fossé béant, que dis-je un précipice, entre la vie des hommes et celle des femmes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S6RJ2FzkiuI/AAAAAAAAA2E/u_YOjFAViqU/s1600-h/_6.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="480" src="http://2.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S6RJ2FzkiuI/AAAAAAAAA2E/u_YOjFAViqU/s640/_6.jpg" vt="true" width="640" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous ne sommes pas seuls à trekker, il y a quelques groupes devant et derrière nous, tous marqués à la culotte par les femmes Hmong qui cherchent à vendre leur marchandise. Mais curieusement, à chaque fois que nous doublons ou sommes rejoints par un de ces groupes, les femmes Hmong n’en profitent pas pour changer de proie et s’accrocher à nous. Elles ont raison, il vaut mieux se concentrer proprement sur une seule cible, plutôt que virevolter tous azimuts. Les enfants que nous croisons disent toujours gentiment Hello, et ne demandent presque jamais rien, c'est&amp;nbsp; très agréable quand on a connu d’autres pays comme le Maroc par exemple.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S6Ra58FgqdI/AAAAAAAAA2k/ggW2KsxtehA/s1600-h/_7.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="480" src="http://2.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S6Ra58FgqdI/AAAAAAAAA2k/ggW2KsxtehA/s640/_7.jpg" vt="true" width="640" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous marchons trois heures à travers rizières et petits villages, dans l’humidité omniprésente. Nous ne sommes pas à la bonne période pour observer le vert éclatant des rizières, mais le décor est tout de même magique. Les bœufs rustiques et les cochons se promènent en oute liberté et ont l’air heureux comme tout. Le mot heureux paraît étrange, et fait bien rire Nikki et Raïssa, mais je ne peux m’empêcher de repenser au marché des animaux de Bac Ha la veille, où ils criaient de tous les côtés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S6RQwOGLi0I/AAAAAAAAA2I/FtrPt_KV3sw/s1600-h/_8.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="480" src="http://4.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S6RQwOGLi0I/AAAAAAAAA2I/FtrPt_KV3sw/s640/_8.jpg" vt="true" width="640" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous arrivons dans un petit resto rustique en bord de rivière pour déjeuner. La pause déjeuner s’allonge bizarrement, et ce que nous craignions se confirme, il n’y a qu’une heure de marche l’après-midi, et le kilométrage annoncé dans la description du trek était largement gonflé. Nous le faisons comprendre à Duwan, notre guide, qui nous fait prendre un détour en hauteur pour éviter d’arriver trop tôt. Enfin ça ne change pas grand-chose, nous arrivons tout de même en milieu voire en début d’après-midi dans la maison qui nous accueille. Maison très supérieure à la moyenne, billard, nombreux lits en mezzanine, cela sent l’accueil de touristes à la chaîne, mais on ne peut pas dire que ce n’est pas une nuit chez l’habitant puisque le couple vit vraiment ici, au rez-de-chaussée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme il est très tôt, nous partons à quatre, petit groupe déjà très soudé, à la découverte du village Ta Van. Un tout petit gars de 3 ans à peine nous suit comme si nous étions ses copains, mais il ne bronche pas un mot et ne sourit pas. Belles photos de visages au passage, et l'une de mes plus belles depuis le début.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S6RS_XjZGaI/AAAAAAAAA2M/9YYNe8gcpos/s1600-h/_9.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="480" src="http://2.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S6RS_XjZGaI/AAAAAAAAA2M/9YYNe8gcpos/s640/_9.jpg" vt="true" width="640" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A notre grand étonnement, les gens ici se débrouillent très bien en anglais, même des&amp;nbsp;très vieilles&amp;nbsp;femmes, et ils nous expliquent tous qu’ils ont appris en parlant avec les touristes. Stupéfiant ! Ils comprennent à peu près tout ce que nous disons, et ont eux-mêmes un vocabulaire très suffisant pour entretenir une bonne conversation. Petit tour par des boutiques d’artisanat, tout ce qu’ils fabriquent est vraiment beau et pas cher. De temps en temps je voudrais pouvoir acheter plus, mais à moins de dépenser une fortune en poste, ou de méchamment alourdir mon sac, ce n’est pas possible. Nous croisons trois filles en tenue traditionnelle qui parlent encore mieux anglais que les autres, et posent volontiers pour la photo. Elles savent exactement où nous marcherons demain matin, et ont bien prévu de nous suivre …&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De retour à la maison d’hôtes, nous découvrons qu’il y a un autre groupe de marcheurs. Cela casse un peu le charme, mais ils sont très sympas et un nouveau grand groupe fusionné se forme immédiatement. Il commence à faire très froid, mais le repas est divin et l’alcool de riz coule à flot. Comme c’est la Journée de la femme, chaque homme autour de la table est prié d’y aller de son speech (comment ça j'ai encore fait mon cynique !?!). Nous finissons par quelques jeux et nous couchons tôt sur la mezzanine, sous les moustiquaires inutiles par ce froid.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lever assez tardif, dans le bruit continuel de la pluie fine qui tombe. Cela promet pour le trek … Le petit-déjeuner traîne en longueur, à croire que le guide a encore du temps à perdre pour éviter d’arriver trop tôt. Nous reprenons enfin le trek sous la pluie fine, et arrivons rapidement sur des petits chemins détrempés, boueux, ultra-glissants. De nombreuses femmes Hmong sont là pour nous suivre, et notamment les trois filles qui avaient posé devant nos appareils la veille. Ces femmes tiennent la main de ceux qui ont l’air le plus en difficulté, puis rapidement prennent&amp;nbsp;chacune&amp;nbsp;un marcheur&amp;nbsp;en charge, les filles surtout. Moi j’ai le droit de me débrouiller tout seul, sauf dans les endroits très chauds. Ces femmes font une tête de moins que nous, se baladent en petites bottes et ne tombent jamais, nous supportant d’une main solide alors que nous avons de bonnes chaussures de trek. A chaque pas nous manquons de nous étaler de tout notre long dans la boue, sauf lorsqu’elles donnent leur main.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S6RUGQywKzI/AAAAAAAAA2Q/AbA-W_IzF0c/s1600-h/_10.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="640" src="http://4.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S6RUGQywKzI/AAAAAAAAA2Q/AbA-W_IzF0c/s640/_10.jpg" vt="true" width="480" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le trek ne dure que trois heures mais est éreintant tellement il faut se concentrer sur chaque pas pour tenir debout. Nous traversons une forêt de bambous, arrivons à une petite cascade sur une belle pente rocheuse. Les femmes Hmong sont d’une réelle gentillesse, mais elles savent aussi ce qu’elles font. Elles savent qu’elles seront récompensées de leur aide précieuse, et effectivement lorsque nous arrivons au point de déjeuner, les choses s’emballent et nous sommes très sollicités. Et nous n’imaginons pas une seconde leur refuser un achat, ce serait juste indécent. Pour elles, un seul achat justifie une journée de marche derrière un touriste. Je comprends mieux leur inusable insistance dans les rues de Sapa.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après un déjeuner sous la cabane à bambou au bord de la rivière, dans le froid, nous quittons l’autre groupe, et marchons encore trente minutes, pour rejoindre la voiture qui nous ramène à Sapa. Sauf Hugin qui a choisi l’option trois jours, et rit un peu jaune en voyant qu’il va poursuivre seul avec le guide, alors que nous rentrons tous à Sapa.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Changés et réchauffés à l’hôtel, nous nous offrons un petit tour indispensable chez Baguette&amp;nbsp;et Chocolat, avec deux slovéniens sortis de je ne sais où. Malheureusement Nikki nous quitte, elle doit rentrer à Hanoi par le bus et le train, mais Raïssa reste avec moi à Sapa une journée de plus. Je l’emmène voir la galerie du photographe, histoire d’hésiter encore un peu sur l’achat d’un beau portrait. Mais l’achat et l’envoi d’une photo va encore me coûter un bras, et j’ai un nombre incalculable de photos qui méritent d’être tirées en grand format.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après un tour à l’hôtel pour se réchauffer, nous ressortons pour dîner, et il faut renoncer à l’idée de profiter des petits barbecues de rue, le froid est juste intenable. Nous choisissons donc un petit restaurant cozy, et finissons dans un pub, étonnament tenu par de jeunes sœurs Hmong. Elles gardent leurs tenues traditionnelles, mais semblent définitivement conquises par une vie plus fun à l’occidentale, monopolisant la table de billard et jouant les garces branchées. Raïssa et moi arrivons quand même à jouer et à battre quelques paires d’adversaires pour conserver la table. Retour à l’hôtel pour une grosse nuit, après ce trek plus fatigant que prévu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le lendemain, la gentille et efficace gérante de l’hôtel nous annonce bizarrement que nous devons changer d’hôtel parce qu’il y a un problème d’eau, et forcément nous met sous le nez la carte d’un autre, supposé encore mieux. Là nous aurions peut-être dû nous poser plus de questions, à suivre … Après un petit-déjeuner à tomber, dans la French Bakery, et un déménagement tout confort dans la voiture de la gérante, nous nous décidons enfin à trouver un scooter à louer pour explorer les villages typiques des horizons. Il fait toujours très mauvais, et encore plus froid. Le temps de faire le plein, et de réclamer un autre scooter pour Raïssa parce que ses freins ne marchent pas (le loueur les trouve très bien !), nous partons enfin dans un froid glacial, avec des gants mais un équipement sommaire, pour le village de Ta Phin. Il faut rouler tout doucement, pour ne pas chuter dans les lacets glissants mais surtout pour avoir un peu moins froid. J’ai une barre au niveau du front tellement le froid me saisit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après 30 minutes de moto sur la route puis sur un chemin de montagne magnifique, nous arrivons à Ta Phin, habité par la minorité ethnique Dzao reconnaissable aux chapeaux rouges. De nombreux habitants sont dans les champs, et même des enfants assez jeunes qui retournent un champ en pente avec un outil rudimentaire, les pieds nus dans leurs sandalettes de plastique alors qu’il fait 5°C. Il est des jours où l’on réalise vraiment sa chance d’être né dans un pays riche … D’ailleurs tous les enfants se promènent quasiment pieds nus et assez peu vêtus, ils paraissent insensibles au froid. Mais pas insensibles au passage d’étrangers comme nous, partout nous déclenchons des regards d’étonnement, comme si nous étions les premiers à nous aventurer ici alors que le village est réputé pour son authenticité. C’est peut-être encore l’effet étranger-sur-une-moto qui joue ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S6RWQHsy4LI/AAAAAAAAA2U/WgKg7YKMdTk/s1600-h/_11.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="640" src="http://4.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S6RWQHsy4LI/AAAAAAAAA2U/WgKg7YKMdTk/s640/_11.jpg" vt="true" width="480" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une vieille femme édentée essaie de nous envoyer à son magasin, dans un anglais assez correct, puis plus loin une autre femme plus jeune qui insiste lourdement. Nous sommes prévenus, le harcèlement commercial fait loi ici aussi. Frigorifiés, nous entrons prendre un café dans une petite maison précaire en bois. Quelques jeunes policiers ou assimilés sont là pour se réchauffer, et je vois rapidement un vieil officier arriver pour les débusquer et les&amp;nbsp;renvoyer à leur poste. Ils filent en se marrant, me proposant gentiment une cigarette au passage. Toujours ces petits gestes inattendus dont je ne me lasse pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A peu près réchauffés, nous traversons le village par une rue défoncée, passons entre des champs et rizières splendides, et arrivons à une grotte, où nous sommes harcelés comme jamais par des gamins qui veulent nous louer leur torche. Assourdis par leur insistance, nous repartons et nous arrêtons dans le village, un peu effrayés d’être assaillis par les femmes Dzao qui vendent leur artisanat. Curieusement elles nous laissent presque tranquilles, plus intéressées par le mini-bus qui arrive, synonyme de vrai touriste dépensier. La petite place est pittoresque avec ses maisons en bois et ces femmes qui fabriquent leur artisanat. L’ambiance d’hiver donne une teinte encore plus authentique à ce décor.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S6RXvoYmetI/AAAAAAAAA2c/sukG8j__6pQ/s1600-h/_12.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="480" src="http://1.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S6RXvoYmetI/AAAAAAAAA2c/sukG8j__6pQ/s640/_12.jpg" vt="true" width="640" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous repartons par le même chemin de montagne pittoresque et plein de trous, par la route sinueuse et pleine de camions, et repassons par l’hôtel pour nous réchauffer un moment. Nous repartons pour le village de Cat Cat, un autre village typique posé à flanc de montagne juste en-dessous de Sapa. A première vue le village apparaît plus comme une succession de petites boutiques d’artisanat, puis progressivement dévoile sa touche spéciale, comme arrêté dans le temps. Des enfants peu habillés malgré le froid, qui jouent aux billes dans les marches à côté d’un jeune cochon, des hommes qui travaillent le fer au feu, des femmes en tenue traditionnelle qui remontent de la vallée avec leurs hottes chargées de bois. Nous descendons jusqu’à la fameuse cascade tant vantée par le tourisme local … mouuuuais. Nous remontons par un long chemin détourné autour d’un grand rocher. Il fait meilleur et nous sentons de plus en plus une ambiance spéciale dans ce village, ajoutée à une belle lumière de fin d’après-midi d’hiver. Ni Raïssa ni moi ne savons dire à quoi c’est lié en particulier, mais il y a quelque chose de spécial dans l’air, et nous ne nous attendions pas à trouver une belle balade pour remonter de la vallée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S6RZmWsx0TI/AAAAAAAAA2g/jtcEwkBYrbw/s1600-h/_13.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="480" src="http://4.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S6RZmWsx0TI/AAAAAAAAA2g/jtcEwkBYrbw/s640/_13.jpg" vt="true" width="640" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toutes les bonnes choses ont une fin, il faut enfourcher le scooter et la rendre à Sapa. Comme après chaque journée passée en scooter, je ne peux m’empêcher d’avoir la banane et d’apprécier ce petit plaisir. Puisque ce bonheur ne suffisait probablement pas, nous sommes affamés et filons au marché pour manger vraiment local sur un de ces petits étals. Des nems à fondre sur place, un poulet doux-amer qui me met le feu en bouche, du riz frit au poulet comme on n’en n’a rarement mangé, et un jus de citron chaud pour se réchauffer, tout cela nous laisse un sourire persistant. C’est toute la magie de la cuisine de rue asiatique, parfois on tombe mal, et parfois on touche au nirvana pour un prix dérisoire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Retour à l’hôtel où nous avons emménagé le matin-même, et l’on se rend compte que notre chambre est glaciale, avec des trous énormes dans la porte et les boiseries des fenêtres. Le temps de prendre une douche, chaude sur un coup de chance, nous demandons à la gérante une autre chambre à l’intérieur du bâtiment. Nouvelle chambre obtenue, mais l’on se rend compte une heure plus tard qu’une fenêtre est cachée derrière un meuble, grande ouverte et difficilement fermable. Comme celle de la salle de bains qui ne peut être fermée. L’enfer. Finalement nous apprenons que la gérante, malgré sa gentillesse, son efficacité et l’excellente recommandation qu’elle a gagnée du Lonely Planet, s’est faite virer par la propriétaire, a donc regagné son autre hôtel, vieux celui-là et pas du tout adapté aux étrangers, et a tenu à nous y emmener en invoquant un supposé problème d’eau. Comment font-ils pour endormir même les voyageurs les plus méfiants ? Je l’aime déjà moins cette gérante, malgré l’énergie folle qu’elle déploie pour gérer ses affaires et ses enfants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On va vite au lit en enfilant quatre couches de vêtements, et je me lève tôt, objectif la sortie du Vietnam ou presque. Raïssa repart de son côté à Hanoï, pour voler vers l’Allemagne.&amp;nbsp;C’est la fin de six jours dans les belles montagnes du nord, colorées surtout par ses habitants. Et à nouveau une excellente compagnie que je dois quitter, ça doit être un bon signe ...&lt;br /&gt;&lt;span style="color: white;"&gt;-&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: white;"&gt;-&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1484377143870151357-6119465935913263583?l=nico-autourdumonde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nico-autourdumonde.blogspot.com/feeds/6119465935913263583/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nico-autourdumonde.blogspot.com/2010/03/montagnes-minorites-marche-moto-cest-le.html#comment-form' title='16 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1484377143870151357/posts/default/6119465935913263583'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1484377143870151357/posts/default/6119465935913263583'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nico-autourdumonde.blogspot.com/2010/03/montagnes-minorites-marche-moto-cest-le.html' title='Montagnes, Minorités, Marche, Moto, c’est le nooord du Vietnam'/><author><name>Nico</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16407327367546621230</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/-0OWn9876BJc/TX7sISc_CjI/AAAAAAAABIg/M7ZGKcWYLdU/s220/129.%2Btrek%2Bde%2BSanta%2BCruz.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S6REGnLUd0I/AAAAAAAAA1o/JP8DHIsyPx8/s72-c/_1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>16</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1484377143870151357.post-3455188388894044192</id><published>2010-03-16T12:07:00.001+01:00</published><updated>2010-10-03T17:43:47.928+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Vietnam'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lieu mythique'/><title type='text'>Arrêt sur voyage à Hanoï</title><content type='html'>6h30 à Hué. L’œil pas net et le teint blafard, je monte dans le bus qui m’emmène à l’aéroport. J’ai choisi de monter d’une traite dans le nord, à Hanoï, et le billet d’avion que j’ai trouvé à 40 € me permet d’éviter un trajet de bus nocturne qui aurait forcément été pénible. Le vol est vite passé, à l’arrivée il fait très gris et pas bien chaud, c’est encore l’hiver alors que le soleil était écrasant à Saïgon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je monte dans une navette Vietnam Airlines, pour éviter les minibus qui rabattent les voyageurs vers des hôtels « pirates », c’est-à-dire des hôtels qui prennent le même nom qu’un hôtel réputé, détournent les clients grâce aux taxis, motos et minibus, et se débrouillent pour arnaquer autant que possible ceux qui sont tombés dans le panneau. Un jeune couple de français un peu râleurs discute du prix avec le chauffeur qui leur annonce 45 000 dongs. Je me suis assis sans rien demander, et il ne me fait payer que 35 000 dongs. Je n’ai pas tout compris mais cela me convient !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le transfert de l’aéroport au centre de Hanoï est quasiment plus long que le vol. De chaque côté de l’autoroute, les images traditionnelles du Vietnam sont bien présentes : rizières, silhouettes au chapeau conique courbées en deux pour re-semer le riz, buffle massif tirant une charrue les pattes plongées dans la boue, vélos attendant à chaque coin de rizière … mais d’énormes poteaux publicitaires sont plantés ça et là, gâchant un peu le spectacle, et révélant le mouvement en avant du Vietnam. Après une traversée interminable de Hanoï, le bus arrive enfin dans le centre. Au coin d’une rue, je vois&amp;nbsp;au moins&amp;nbsp;cinq motos démarrer simultanément en trombe et se lancer aux trousses de notre bus, affamés par la perspective de décrocher un client. Je marche les 500 mètres qui me séparent de mon hôtel, dans une petite ruelle plein d’hôtels pas chers pour backpackers. Comme à Hué, j’ai choisi un pur, avec dortoir, bar, ambiance, et plein de gens à rencontrer. En fait c’est le même propriétaire australien qu’à Hué, je vise une valeur sûre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je m’écrase trois bonnes heures pour récupérer, et au réveil un américain de mon dortoir me signale que la bière est offerte sur la terrasse. C'est un argument de poids, la visite de Hanoï attendra, en plus il fait toujours mauvais et froid. Première journée passée donc à dormir et à enfiler des bières avec d’autres backpackers, ça fait du bien de perdre une journée de temps en temps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le lendemain, je m’offre une première balade rapide dans la vieille ville, ramification de petites rues bondées de petits magasins, avec motos roulant dans tous les sens bien sûr. Je me trouve un petit café avec une vue splendide sur le lac Hoan Kiem, et sa fameuse Tour aux Tortues en son centre, le temps d’en lire un peu plus sur Hanoï, et de réfléchir aux jours à venir puisque mon visa expire bientôt. Après un petit resto dans la vieille ville, et un poulet aux cinq saveurs à tomber par terre, je pousse ma balade vers le marché Dong Xuan, dans un énorme bâtiment, qui me fait immanquablement penser aux marchés d’Amérique du Sud, avec son organisation par type de marchandises, son bazar organisé, ses odeurs … ici c’est surtout le poisson séché et les crevettes séchées qui valent le détour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S59bVWV_NHI/AAAAAAAAA04/QAYooaogUgs/s1600-h/_1.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="480" src="http://1.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S59bVWV_NHI/AAAAAAAAA04/QAYooaogUgs/s640/_1.jpg" vt="true" width="640" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je remarque que je ne suis pas beaucoup sollicité pour acheter, et que les vendeuses ne sont pas très souriantes. Comme dans les rues d’ailleurs, on sent les gens assez peu chaleureux mais ils nous laissent tranquilles. En tout cas on est très loin des gens désagréables dont j’avais entendu parler. Dans le sud et le centre du pays, il y avait une vraie chaleur et une vraie gentillesse, mais plus d’insistance à essayer de nous vendre quelque chose. Une fois le marché arpenté dans tous les sens, je retourne au lac pour visiter le temple Ngoc Son, qui se trouve sur un petit îlot sur le lac. C’est bondé mais assez mignon, et on y trouve même une tortue géante empaillée. Le lac abrite-t-elle vraiment deux ou trois de ces tortues géantes, ou est-ce une légende savamment entretenue en introduisant ces tortues de temps en temps ? Comment peuvent-elles survivre dans ce lac en plein milieu urbain et pollué ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S59ca5a2acI/AAAAAAAAA1A/w7WtMk3-L-c/s1600-h/_2.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="480" src="http://3.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S59ca5a2acI/AAAAAAAAA1A/w7WtMk3-L-c/s640/_2.jpg" vt="true" width="640" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je poursuis ma balade le long du lac jusqu’au quartier de l’Opéra, et je passe au Centre Culturel Français puis à la Cinémathèque, dans le but de satisfaire ma faim grandissante de films. Je tombe mal, le programme est limité ces jours-ci. Au retour, la Tour aux Tortues et le temple Ngoc Son sont illuminés et irradient le lac. Soirée tranquille à l’hôtel, au rythme de la happy hour. Je rencontre un vieux backpacker britannique, qui continue à voyager, fréquenter les hôtels pour backpackers et les bars, malgré ses 68 ans au compteur. D’ailleurs il vient de traverser le Vietnam sur une petite moto, même pas peur ! Respect, j’espère pouvoir en faire autant à cet âge. Il m’accompagne pour un peu de gastronomie de rue, un magasin de casques la journée qui se transforme en barbecue le soir. Ça y est je suis un vrai froggie, j’ai goûté à mes premières cuisses de grenouille ! Une fois rassasiés, nous allons dans la vieille ville pour goûter à un rituel social très spécifique : le Bia Hoi Hanoi. Il s’agit de cafés locaux, agglutinés sur certains carrefours, où l’on peut boire de la bière fraîche et vraiment pas chère, et demander par une formule spéciale à ce que le verre soit rempli à nouveau. Assis sur une mini-chaise en plastique sur le trottoir, devant un café qui ne paie pas de mine, nous apprécions de partager cette tradition.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le lendemain je prends mon temps pour émerger, et me dirige vers le Temple de la Littérature. A l’extérieur des écrivains, jeunes ou vieux en tenue traditionnelle, usent de tous leurs talents de calligraphes. A l’intérieur une succession de cours et temples, avec plaques gravées en forme de tortue, en l’honneur des brillants étudiants que le Vietnam a connus. Dans un des derniers temples, j’assiste à une démonstration de musique traditionnelle, avec des instruments hallucinants de complexité et de beauté, maniés avec talent par des vietnamiennes en tenue traditionnelle. Quelques statues imposantes de Confucius viennent compléter la beauté du lieu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S59dWLmhkhI/AAAAAAAAA1E/woZHm9l8jEk/s1600-h/_3.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="480" src="http://2.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S59dWLmhkhI/AAAAAAAAA1E/woZHm9l8jEk/s640/_3.jpg" vt="true" width="640" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A la sortie des toilettes payantes, un jeune vietnamien veut payer pour moi, certes un montant dérisoire, mais je suis à nouveau scié par cette gentillesse spontanée, surtout qu’à la différence de niveau de vie s’ajoute celle de l’âge, c’en est presque gênant. Mais cela lui fait plaisir de voir un étranger, et de pouvoir discuter un peu en anglais. Je les cherche encore, les habitants&amp;nbsp;désagréables&amp;nbsp;de Hanoi !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au retour du temple, je m’arrête à nouveau dans un Bia Hoi Hanoi, mais purement local celui-là, sans le moindre voyageur assis. Je ne déclenche pas plus de curiosité que ça, un vietnamien s’assoit à côté de moi et dit juste « Hello, how are you » pour rigoler, il ne sait pas dire plus que cela. Je fais remplir mon verre une ou deux fois pour être vraiment dans le coup, et constate que les deux hommes face à moi passent leur temps à trinquer, avant chaque gorgée en fait. C’est un petit détail qui s’ajoute à la tradition.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S59eU3SiB5I/AAAAAAAAA1I/rpt-mqxCUFo/s1600-h/_4.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="480" src="http://4.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S59eU3SiB5I/AAAAAAAAA1I/rpt-mqxCUFo/s640/_4.jpg" vt="true" width="640" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je rentre à l’hôtel juste à temps pour la happy hour, et je fais la connaissance de trois français. Avec eux et quelques anglais et canadiens, je me laisse embarquer vers le Snake Village, divertissement très touristique proposé par l’hôtel. Nous sommes emmenés à l’extérieur de Hanoï, dans un restaurant spécialisé dans le serpent. On commence par manipuler des serpents vivants pour la photo, puis ils demandent à trois d’entre nous de tuer un cobra. La méthode est cruelle : le volontaire l’ouvre dans la longueur à l’aide d’un couteau, et extrait le cœur encore chaud et battant avec ses doigts, et l’avale d’un coup. Même sans cœur le serpent bouge encore. Ensuite nous avons tous droit à boire le sang et la bile (mélangés à de l’alcool), et toute une série de plats à base de serpent, arrosés de vin de serpent. Il faut reconnaître que c’est excellent. Une fois rentré à l’hôtel, j’évite de rester avec les français trop immatures, et vais plonger dans les bras de Morphée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’énorme inconvénient de cet hôtel, c’est que tous les matins la moitié des backpackers s’en va, pour un tour organisé ou ailleurs. Donc la moitié de mon dortoir fait du bruit à 7 heures le matin, et il n’y a pas moyen de dormir tard. Mais il y a de la rotation et de nouvelles têtes à rencontrer. Je fais la connaissance de Ann, australienne d’origine vietnamienne, et Paul, britannique qui s’en va dans quelques heures. Nous faisons un petit tour de ville et un petit resto, et je leur fausse compagnie à 14 heures. J’ai un guide particulier pour l’après-midi, en la personne de Thu, la jeune vietnamienne que j’avais rencontrée au Delta du Mékong au début du mois. Elle habite Hanoi et m’a proposé de m’emmener avec sa moto pour visiter la ville. Après quelques aller-retours entre une agence française qui doit étendre mon visa et mon hôtel, nous allons vers le Mausolée d’Ho-Chi-Minh. Son corps est conservé depuis sa mort, et n’est visible que le matin. On peut visiter aussi sa maison, son musée, et une petite pagode posée sur un pilier, au milieu d’un bassin. Au milieu du trafic incessant, elle m’emmène ensuite voir le lac Ouest, un énorme lac en pleine ville qui vaut le coup d’œil.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S59ftlEBroI/AAAAAAAAA1M/UkxNxzJTUMY/s1600-h/_5.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="480" src="http://2.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S59ftlEBroI/AAAAAAAAA1M/UkxNxzJTUMY/s640/_5.jpg" vt="true" width="640" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Thu me pose un tas de questions. Comme de nombreuses jeunes vietnamiennes, elle ne serait pas contre l'idée de se trouver un occidental, mais elle semble avoir mal cerné la différence d’âge et le décalage total. Merci pour la visite, mais on s’arrêtera là. Je rentre à l’hôtel et retrouve Ann pour la happy hour, décidément le fil rouge de ce séjour à Hanoi. Après un bon burger juteux sur la terrasse, qui me change des noodles et du riz, nous partons terminer la soirée dans un des rares pubs de la ville, accompagnés d’un très jeune néerlandais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le jeudi est très inactif, à part une tentative de visiter le musée de la Révolution, ratée pour cause d’horaires pas très pratiques au Vietnam. Je ne bouge pas beaucoup de l’hôtel, jusqu’au soir où revoilà ... Gabriela ! Je ne compte plus le nombre de fois où nous nous sommes retrouvés, depuis Valparaiso il y a trois mois. Son trajet en Asie du Sud-Est est exactement inverse au mien, nous devions forcément nous croiser quelque part. Je ne dirai jamais assez à quel point c’est bon de retrouver des amis de voyage, l’envie de nouvelles rencontres étant parfois émoussé par la fameuse et répétitive discussion introductive (« Where you‘re from, how long are you travelling for … »).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le lendemain je pars visiter la Pagode aux Parfums avec Ann, et sans Gabriela qui veut se poser et n’a pas beaucoup de temps pour visiter Hanoi. La Pagode aux Parfums est un haut lieu de pèlerinage pour les Vietnamiens, c’est un temple en haut d’une montagne, accessible seulement par bateau. Comme d’habitude le bus vient nous chercher à l’hôtel, mais passe une heure à parcourir le centre pour récupérer tous les clients. Ce qui fait qu’une heure plus tard nous repassons devant notre hôtel, c’est assez énervant de se lever tôt pour perdre son temps à faire des ronds en bus. Quand nous quittons enfin le centre, nous nous arrêtons pour faire le plein. Forcément tous les occidentaux dans le bus soupirent d’un air de dire « Il aurait pu le faire avant » alors que les vietnamiens ne disent rien et n’y voient aucun problème. On voit immédiatement la différence de mentalité mais aussi, objectivement, une certaine immaturité du service au client dans les pays en développement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une fois le plein fait, nous démarrons par deux heures de bus, assez violentes sur la fin parce que le chauffeur et le guide ont l’air paumés et nous emmenés sur une route défoncée. Puis nous montons dans une barque en métal, propulsée par une femme qui rame à l’arrière, et une autre à l’avant qui a l’air de sérieusement souffrir à cause de l’effort et de la chaleur. Autour de nous des dizaines d’autres barques partent ou reviennent de la Pagode, c’est impressionnant. Une heure de balade sur la rivière, dans un décor magique fait de verdure et de montagnes rocheuses, sous un soleil écrasant et nous arrivons au débarcadère, pour découvrir un lieu à l’exploitation commerciale démentielle. Des restaurants alignés exposent leurs animaux qui pendent au bout de crocs de boucher, dont certains me paraissent être des chiens. Puis des étals pleins de babioles kitsch, avec des vendeurs donnant de la voix au micro, des centaines de visiteurs, un bruit infernal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S59gpdsSBpI/AAAAAAAAA1Q/_MDWQPZmdIc/s1600-h/_6.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="480" src="http://2.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S59gpdsSBpI/AAAAAAAAA1Q/_MDWQPZmdIc/s640/_6.jpg" vt="true" width="640" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous déjeunons sans échapper au bruit, et c’est l’heure de monter au sommet. Je décide d’éviter la télécabine, et monte à pied malgré la chaleur et les avertissements du guide. Des centaines de marches, pas un mètre de montée qui n’échappe aux stands vendant à manger, à boire, de l’encens, des souvenirs tous plus kitsch les uns que les autres, des tapis pour dormir pour les pélerins fatigués, et beaucoup d’ordures partout. J’attire beaucoup de regards et de sourires, il faut dire que quasiment personne ne monte à pied, et qu’il y a très peu d’étrangers. Alors un étranger qui monte à pied, forcément ça se remarque. J’arrive enfin en haut, le tee-shirt trempé, et croise seulement deux ou trois personnes du groupe. En fait l’essentiel de la visite tient en une grotte immense, au fond de laquelle on trouve un autel avec Bouddha, et des pélerins aussi fervents qu’enthousiastes, essayant de capter les gouttes d’eau qui tombent de la paroi, gouttes forcément sacrées. Il faudrait que je me renseigne un peu sur le bouddhisme, comprendre de quoi il retourne, mais j’observe les vietnamiens depuis un mois dans les temples, et je peux difficilement m’empêcher de penser qu’ils ont une approche très matérialiste et peu spirituelle de leur religion, en apparence au moins : ils donnent de l’argent à chaque autel, chaque statue de bouddha, et espèrent avoir de la chance et une belle vie en retour. Cela semble vraiment s’arrêter à ça, et à part quelques secondes de prière les mains jointes devant Bouddha, je vois assez peu de vrai recueillement. L’expression « La religion est l’opium du peuple » paraît bien illustrer ce que je vois. Je redescends rapidement, à pied encore et accompagné d’une collègue du guide qui m’explique beaucoup de choses, suppléant ainsi à la nullité du vrai guide.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S59h77MKjYI/AAAAAAAAA1U/UiPFE8Vj4B0/s1600-h/_7.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="480" src="http://3.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S59h77MKjYI/AAAAAAAAA1U/UiPFE8Vj4B0/s640/_7.jpg" vt="true" width="640" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je retrouve Ann et le reste du groupe en bas, et nous repartons vers la barque en défilant devant les étals et restaurants, essayant de savoir si certains animaux qui pendent sont des chiens ou pas. A nouveau sur le retour, des centaines de barques remplies de vietnamiens, et propulsées pour la plupart par des femmes qui ne ménagent pas leur effort. Deux heures de bus un peu moins pénibles qu’à l’aller, et nous retrouvons Gabriela et un allemand. Un petit resto français et au lit rapidement, ma montée à pied à la Pagode des Parfums en pleine chaleur m’a laissé un méchant mal de gorge.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme je le craignais, je me réveille bien malade, et je zone toute la journée autour de l’hôtel. Mais je confirme quand même mon inscription à la croisière de trois jours vers un de mes lieux mythiques absolus, la Baie d’Halong. Comme Ann et Gabriela y vont aussi, je renonce à l’idée d’y aller par moi-même et je choisis le tour vendu par l’hôtel, bien qu’ils vantent davantage le côté « grosse fête » sur le bateau et la plage privée, que la croisière elle-même. Cela sent à plein nez le « party boat » pour jeunes backpackers qui pensent plus à boire qu’à découvrir le pays, mais je veux éviter de me retrouver sur un bateau avec des quinquagénaires chinois, et je pars bien accompagné avec Ann et Gabriela. Donc c’est parti pour le&amp;nbsp;«&amp;nbsp;party boat&amp;nbsp;»&amp;nbsp;!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le lendemain je me réveille presque aussi mal que la veille, et nous commençons par quatre heures de bus vers Ha Long City, sur une route assez défoncée et dans un paysage pas terrible. On passe devant des rizières, avec ses paysans courbés et ses bœufs rustiques et massifs qui labourent, mais ces rizières sont pavées de poteaux électriques et panneaux publicitaires. Le Vietnam change vite et perd de sa photogénie en de nombreux endroits. C’est seulement en arrivant à Ha Long City que la magie s’annonce, les rochers commencent à s’élever au-dessus de l’horizon. Ha Long City est laide, et le port est encombré de jonques chinoises qui font la croisière dans la baie, mais dès que nous embarquons dans notre bateau et commençons la croisière, l’attente est récompensée.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Lieu mythique n°8 et ultra-mythique n°1 atteint.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S59jNBsbm1I/AAAAAAAAA1Y/8z_xiXhsLvk/s1600-h/_8.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="480" src="http://3.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S59jNBsbm1I/AAAAAAAAA1Y/8z_xiXhsLvk/s640/_8.jpg" vt="true" width="640" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Malgré le temps gris, très fréquent ici, la beauté de ces rochers tombant à pic dans la mer est magnifique, le calme et la sérénité qui se dégagent de l’endroit sont impressionnants. J’ai rêvé de cet endroit pendant longtemps, surtout à travers certains films, et j’y suis. Comme tous les lieux mythiques enfin atteints, l’excitation n’est pas aussi forte que l’attente, j’aimerais réaliser que ça y est, j’y suis. Il faut dire que pendant une semaine à Hanoi, j’ai entendu trop de backpackers dire « je fais le tour à Halong Bay demain », le banalisant ainsi à mes yeux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais je réalise quand même un peu, même beaucoup, et je profite de cette croisière très lente et calme. Je me retiens de prendre des centaines de photos, qui risqueraient d’être toutes identiques. Le bateau glisse doucement sur l’eau, et finit par mouiller l’ancre pour nous laisser partir en kayak. Je partage le mien avec Ann, qui ne m’aide pas beaucoup, et nous accostons longtemps après tout le monde devant une grotte à visiter. Nous nous engouffrons dedans, en maillot de bain, tongs et lampe frontale, et découvrons un petit bassin paradisiaque de l’autre côté. Retour encore plus difficile au bateau avec Ann qui pagaie de moins en moins, au milieu des ordures, tristement très nombreuses dans la baie. Après le dîner, la soirée commence sur le bateau. J’évite de joindre la table des deux guides, avec les jeunes écervelés qui assimilent la Baie d’Halong à une simple occasion de faire la fête, et discute avec un australien plus mûr et très sympa. Ann est au lit depuis longtemps, elle a récupéré mes microbes, Gabriela n’est pas beaucoup mieux depuis qu’elle a quitté le Laos pour le Vietnam. Comme je suis toujours assez malade et que les cabines sont une vraie invitation à s’y reposer, je finis par me coucher tôt après un coup d’œil aux rochers qui dominent le bateau dans l’obscurité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’œil encore plus vitreux et les bronches encore plus obstruées, je me lève volontairement à 6 heures, pour profiter de la quiétude et de la lumière spéciale du matin, malgré le plafond nuageux qui ne nous quitte pas. Malgré les dizaines de bateaux qui mouillent dans le coin, la sérénité et le calme sont encore plus forts que la journée, et permettent de vraiment s’imprégner des lieux. Nous reprenons la croisière assez tôt, le bateau glisse pendant une heure sur une mer d’huile et dans un calme absolu, et nous embarquons dans un petit bateau qui doit nous emmener vers une petite plage privée et paradisiaque. Ceux qui ne font que deux jours de croisière nous quittent là, ainsi qu’Ann qui est officiellement malade et rentre plus tôt que prévu à Hanoi. Notre petit bateau nous emmène pour deux heures supplémentaires de croisière, d’abord vers la sortie de la baie, bien plus agitée, puis vers la baie Lan Ha, une baie voisine au nom moins connu mais en fait plus belle que Halong. Nous passons devant des maisons flottantes de pêcheurs, et nous arrivons sur une petite plage coincée au pied d’un grand rocher, avec quelques huttes et installations rudimentaires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S59kMB_n_QI/AAAAAAAAA1c/dTGN6rbQLRQ/s1600-h/_9.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="480" src="http://1.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S59kMB_n_QI/AAAAAAAAA1c/dTGN6rbQLRQ/s640/_9.jpg" vt="true" width="640" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous débarquons et passons là l’après-midi et la nuit, entre glandouille, activités nautiques, ping-pong, et descente de bières pour passer le temps. Le soir, le même groupe de jeunes « cool » se forme, ignorant superbement le reste du groupe. Phénomène que j’ai souvent observé ailleurs avec amusement et agacement. Ce n’est pas très grave, il y a d’autres gens très sympas et ouverts, une bande d’hollandais, un norvégien, le couple d’australiens, Gabriela, et d’autres. Mais l’immaturité et la mentalité bas-de-plafond des jeunes écervelés fait pitié.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me couche tôt sous la hutte, toujours bien malade, et passe une troisième nuit difficile de suite, ça commence à peser. Lever très tôt pour admirer la vue depuis la plage, et réaliser à quel point le lieu est unique. Un petit ping-pong matinal avec l’australien, le petit-déj’, et nous réembarquons dans le petit bateau-navette venu nous chercher. Nous refaisons donc toute la croisière en sens inverse, d’abord la baie de Lan Ha, puis celle d’Ha Long à bord du grand bateau qui glisse toujours dans un silence parfait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S59k_Yv-EyI/AAAAAAAAA1g/PrveB6ctkww/s1600-h/_10.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="480" src="http://4.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S59k_Yv-EyI/AAAAAAAAA1g/PrveB6ctkww/s640/_10.jpg" vt="true" width="640" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Retour à Hanoi après quatre heures de bus. Ann est invisible, probablement au fond de son lit dans un autre hôtel. Et je sais qu’elle repart en Australie le lendemain matin. Je reprends péniblement possession de mon lit en dortoir, cela fait une éternité que je suis à Hanoi et dans cet hôtel pour backpackers, animé et convivial mais bruyant en permanence. Mon envie de prendre mon temps à Hanoï et de voyager plus lentement touche ses limites ici, mais je n’ai peut-être pas choisi le bon endroit pour me poser, bien que j’aime Hanoï et son vieux quartier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toujours malade, je repars me balader le lendemain, en empruntant des rues en bordure du vieux quartier, rues dépourvues de touristes. L’occasion de prendre de belles photos, dans des rues pittoresques remplies de commerces originaux. Je reviens dans le vieux quartier, et passe devant un petit temple blotti au fond d’une ruelle. Mon premier réflexe est de ne pas le visiter, j’en ai vu beaucoup au Vietnam, des plus grands et des plus beaux. Mais pour une raison que j’ignore moi-même, j’entre quand même dans cette ruelle pour le visiter. Je commence par entendre de la musique, puis je vois une cérémonie à l’intérieur, une femme qui danse et des gens assis autour d’elle. Je reste à l’extérieur, à quelques mètres de la porte pour ne pas déranger, essayant d’y voir plus clair. Cette femme qui danse distribue des billets de banque aux gens assis dans le temple, elle porte de somptueux habits de cérémonie. Elle me voit à l’extérieur et me fait signe d’entrer, me montrant les billets de banque. Les gens assis me font signe aussi pour me convaincre d’entrer, je ne rate pas une occasion pareille. Je m’assieds légèrement en retrait dans le&amp;nbsp;minuscule&amp;nbsp;temple. A peine assis, la femme qui danse me tend des billets, que j’accepte avec un peu d’hésitation. Le montant n’est pas énorme mais pas ridicule non plus, supérieur aux billets que je vois glissés d’habitude dans les boites d'offrandes. Heureusement un jeune vietnamien parle un peu anglais et m’explique de quoi il s’agit : la femme représente un ange. Lorsqu’elle s’arrête de danser et change de tenue cérémonielle, aidée par deux hommes accroupis de part et d’autre, cela représente un ange qui s’en va et un autre qui arrive. Il poursuit son explication en me disant que je suis un homme chanceux, que l’ange l’a vu et m’a invité à venir pour cette raison. Alors que d’autres étrangers curieux passés quelques minutes avant moi n’ont pas été invités à entrer. Je suis chanceux parce que je suis passé au bon endroit au bon moment, et l’argent qu’elle donne à chaque personne est de l’argent porte-bonheur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai beau être très cartésien, et peu perméable aux croyances, j’ai envie de le croire quand il me dit que je suis chanceux : je suis entré dans ce temple alors que je n’en avais pas envie, et plus largement la chance ne m’a pas quitté depuis que j’ai commencé à préparer ce voyage, sur des détails comme sur des choses très importantes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S59l7JmLYzI/AAAAAAAAA1k/HsJSfkLqsOs/s1600-h/_11.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="480" src="http://2.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S59l7JmLYzI/AAAAAAAAA1k/HsJSfkLqsOs/s640/_11.jpg" vt="true" width="640" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chanceux ou pas, je profite de cette petite immersion culturelle privilégiée et observe le rituel : à gauche de l’autel, quelques musiciens qui jouent inlassablement le même morceau, très beau d’ailleurs ; sur l’autel, de part et d’autre de la femme-ange, deux hommes qui l’aident à changer de tenue entre deux danses (et prennent leur part de billets), et devant l’autel, assis, les chanceux autorisés à rester. L’ange démarre une danse, tenant des petits bâtons enflammés dans les mains, demande à quelqu’un de prendre un plateau de fruits et de les répartir dans les sacs plastiques déjà pleins de nourriture, puis nous jette de pleines liasses de billets, certes d'un montant faible mais le total commence à chiffrer. Ou elle s’adresse à quelqu’un en particulier et lui demande de venir chercher sa part de billets, à moi entre autres. Puis la danse s’arrête, elle quitte sa tenue pour une autre couleur, au moins aussi prestigieuse, et recommence à danser, et ainsi de suite. Parmi les « spectateurs chanceux », deux petites vieilles au visage rabougri qui semblent faire la loi ici. Comme je vois que l’atmosphère est détendue malgré la solennité de la cérémonie, que l’on m’autorise à prendre des photos, je me déplace sur le côté droit pour prendre une photo des musiciens, et je me fais vivement rabrouer par une des deux petites vieilles. Je reprends ma place tout penaud et range mon appareil, mais plus tard la petite vieille m’encourage à prendre une photo, à un moment ni plus ni moins solennel que celui où elle m’a rabroué. Plus tard elle rabroue une jeune vietnamienne qui envoyait un texto, mais s’autorise elle-même à allumer une télé qui traîne là, près de l'entrée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me demande qui est cette femme-ange, d’où vient tout l’argent et la nourriture qu’elle distribue. Peut-être est-elle une dame riche qui s’offre le luxe de jouer aux anges, et que l’assistance joue le jeu à la fois par croyance en la chance et pour ramasser quelques biftons. Et quel est le lien avec la philosophie bouddhiste, puisque l’on vénère davantage la femme-ange que la statue de Bouddha juste devant elle ? Pendant que j’essaie de comprendre, les liasses s’amassent, les sacs de nourriture se remplissent (j’ai le droit à quelques fruits dans un petit sac), les tenues magnifiques et les danses se succèdent. Au bout d’une bonne heure, voyant que je n’ai plus rien à découvrir, je finis par m’en aller, gentiment salué par les autres spectateurs chanceux. Au retour je m’arrête à un Bia Hoi Hanoi sur mon carrefour préféré du vieux quartier, pour boire une bière fraîche et discuter avec quelques hollandais, et je rentre à l’hôtel, tout content de ma petite expérience culturelle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le lendemain n’est pas bien productif, je récupère enfin mon passeport et mon extension de visa, et je peux enfin me décider à quitter Hanoi, et l’hôtel qui commence à me sortir par les trous de nez. Je vais dire au revoir à Gabriela, coincée dans sa chambre d’hôtel pour cause de mauvais diagnostic médical, et achète mon billet de bus pour une étape qui s’annonce haute en couleur, en authenticité : le nord du Vietnam, à la frontière chinoise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Terminé l’arrêt sur voyage, adieu Hanoï !&lt;br /&gt;&lt;span style="color: white;"&gt;-&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: white;"&gt;-&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1484377143870151357-3455188388894044192?l=nico-autourdumonde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nico-autourdumonde.blogspot.com/feeds/3455188388894044192/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nico-autourdumonde.blogspot.com/2010/03/arret-sur-voyage-hanoi.html#comment-form' title='19 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1484377143870151357/posts/default/3455188388894044192'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1484377143870151357/posts/default/3455188388894044192'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nico-autourdumonde.blogspot.com/2010/03/arret-sur-voyage-hanoi.html' title='Arrêt sur voyage à Hanoï'/><author><name>Nico</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16407327367546621230</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/-0OWn9876BJc/TX7sISc_CjI/AAAAAAAABIg/M7ZGKcWYLdU/s220/129.%2Btrek%2Bde%2BSanta%2BCruz.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S59bVWV_NHI/AAAAAAAAA04/QAYooaogUgs/s72-c/_1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>19</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1484377143870151357.post-611133342735012334</id><published>2010-03-03T17:57:00.001+01:00</published><updated>2010-10-03T16:28:00.496+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Vietnam'/><title type='text'>Histoire et bécane à Hué</title><content type='html'>&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none;"&gt;Je quitte Hoi An par le bus du matin, par une journée grise et pluvieuse. Le bus repasse devant Marble Mountain, passe la ville de Danang, et s’engage sur une route chargée. Klaxon agressif et quasi-continu de rigueur. Une jeune vietnamienne derrière moi divertit les quelques sièges autour d’elle, en expliquant qu’ici les hommes n’en foutent pas une ramée et laissent les femmes absolument tout faire, que grâce à son anglais elle peut vendre du marbre et a trouvé un mari occidental pour sa sœur. Sa petite fille me défie au cache-cache&amp;nbsp;puis teste la rugosité de ma barbe, et le trajet de quatre heures se passe ainsi, avec un triste temps dehors. Le paysage n’est pas toujours au rendez-vous, sauf une petite ville posée sur un banc de plage.&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none; clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S46RIQAZXYI/AAAAAAAAA0M/ZTEExXfmgwQ/s1600-h/_1.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="480" kt="true" src="http://2.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S46RIQAZXYI/AAAAAAAAA0M/ZTEExXfmgwQ/s640/_1.jpg" width="640" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous arrivons à Hué sous la pluie, et je file à l’hôtel que j’ai réservé. J’ai enfin trouvé un vrai hôtel pour backpackers avec dortoir, bar, et plein de gens à rencontrer. Et il est à la hauteur de mes attentes, très bien conçu et convivial. En début d’après-midi, je pars visiter la ville, sous ce temps toujours triste et froid, et avec le peu d’énergie que les derniers jours m’ont laissée. Je longe et traverse la rivière des Parfums, beau nom pour une rivière plutôt grisâtre, en tout cas dans sa partie urbaine. Je me dirige vers le principal et quasi-unique centre d’intérêt : la citadelle. Hué est LA ville historique du Vietnam, c’était notamment une ville impériale même sous la colonisation française. La citadelle est une ville dans la ville, close par une enceinte immense, accessible par quelques portes. A l’intérieur, on y trouve de longues rues quelquefois pavées, beaucoup de verdures, ses maisons, ses commerces … et une vraie impression d’être retombé un siècle en arrière, malgré les centaines de motos qui circulent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S46RZ5-51kI/AAAAAAAAA0U/TXLhvF8sWfc/s1600-h/_2.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="480" kt="true" src="http://3.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S46RZ5-51kI/AAAAAAAAA0U/TXLhvF8sWfc/s640/_2.jpg" width="640" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On y trouve surtout la Cité Interdite, ville à l’intérieur de la petite ville à l’intérieur de la grande ville. Je marche jusqu’à l’entrée, mais comme les visites se terminent tôt, vers 17 heures comme tous les musées au Vietnam., je repars à l’hôtel en longeant la rivière, régulièrement interpellé par de gentils « Hello ! » dont je me lasse pas. Deux heures de sommeil pour essayer de remonter à la surface, et je descends au bar de l’hôtel. Bière offerte tous les jours de 17 à 18 heures, ça vaut tous les arguments de vente, non ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je rencontre un sympathique couple britannique, un australien qui ne quitte pas son chapeau, un montpelliérain pas très fin … Un britannique explique qu’il n’avait pas eu de dortoir depuis longtemps, ni de vrai hôtel avec plein de gens à rencontrer devant une bière, exactement ce que je me disais depuis le début du Vietnam. La soirée se termine pour moi à l’hôtel, je n’ai pas la force de sortir avec les britanniques et l’australien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le lendemain le temps est toujours aussi triste et froid,&amp;nbsp;le contraste avec mes premières semaines vietnamiennes est rude. Je pars visiter la Cité Interdite, un peu décevante par rapport à l’idée qu’on s’en fait. Mais je prends le temps de flâner dans cet espace énorme, de me perdre dans les allées, de passer de temple en temple … souvent je me retrouve seul dans un petit jardin ou&amp;nbsp;un vieux temple, parce que la majorité des touristes s’en tient au palais principal magnifiquement conservé. La petite pluie vient presque renforcer le côté un peu triste et figé dans le temps de ce monument historique assez abîmé. Dans la partie principale du site, des éléphants sont là pour les touristes prêts à se payer une petite balade. L’un d’eux passe à moins de deux mètres de moi, cela fait une drôle d’impression !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S46RrfVPbUI/AAAAAAAAA0c/Gm0Gx9jQT2k/s1600-h/_3.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="480" kt="true" src="http://3.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S46RrfVPbUI/AAAAAAAAA0c/Gm0Gx9jQT2k/s640/_3.jpg" width="640" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none;"&gt;Après&amp;nbsp;quatre heures de déambulation lente dans les allées, je rentre finalement à l’hôtel, juste à temps pour profiter des bières à l’œil. Je retrouve le couple britannique et l’australien, et nous nous offrons un resto&amp;nbsp;indien absolument délicieux, deux portes à côté. Je ne trouve toujours pas la force de sortir, bien que tout soit à portée de main dans ce quartier pour backpackers.&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none;"&gt;Levé à peu près tôt, je dis au revoir à ces britanniques bien sympas (arrrgh, j’ai oublié leur nom !!!) et loue une moto pour aller explorer les environs de la ville. Fil rouge de cette balade : les tombes impériales. Cette fois-ci je démarre en pleine matinée, au milieu du trafic bouillonnant, histoire de se sentir encore un peu plus vivant … Je fais un premier arrêt à l’esplanade Nam Giao, un empilement de trois énormes terrasses au milieu des pins, ayant servi à de grandes cérémonies impériales. Je suis le seul visiteur, effectivement c’est un peu vide, mais on imagine la magie du lieu lorsque ces cérémonies avaient lieu. Et encore aujourd’hui, une fois par an, des reconstitutions sont faites, avec procession depuis la Cité Interdite.&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none;"&gt;Je reprends la moto et m’enfonce dans la campagne, par des routes sinueuses et vallonnées, jusqu’à la tombe impériale Khai Dinh : un vrai palais à flanc de colline, tout de gris à l’extérieur et tapissé de mosaïques somptueuses à l’intérieur, avec des mandarins, soldats et éléphants de pierre. On peut voir des photos de la cérémonie funéraire, en présence des officiels français de l’époque et leurs grandes barbes. Visite rapide mais magnifique, relevée par le paysage vert et vallonné aux alentours.&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S46SsSzIMBI/AAAAAAAAA0g/S8s5ewrPwLs/s1600-h/_4.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="480" kt="true" src="http://2.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S46SsSzIMBI/AAAAAAAAA0g/S8s5ewrPwLs/s640/_4.jpg" width="640" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none;"&gt;Je repars sur les petites routes, et traverse de tout petits villages au bord de la rivière. J’essaie de faire comprendre que je cherche de l’essence, on me sort les bouteilles d’essence, et je peux souffler à nouveau. Forcément j’attire tous les regards, nous ne sommes pas très loin de la ville mais aucun touriste ne se balade ici, encore moins à moto. Le réservoir plein et la banane sur le visage, je fais quelques kilomètres de plus dans la campagne et arrive à la tombe impériale Minh Mang, en traversant un village fait de petits baraquements. Petites images simples de la vie locale, avec marchands de fruits et légumes sur le bord et coiffeur très rustique dans sa cabane. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S46TASqw7mI/AAAAAAAAA0k/pfzIRmxOIa8/s1600-h/_5.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="480" kt="true" src="http://4.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S46TASqw7mI/AAAAAAAAA0k/pfzIRmxOIa8/s640/_5.jpg" width="640" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none;"&gt;Je parcours les quelques centaines de mètres&amp;nbsp;qui séparent le&amp;nbsp;parking&amp;nbsp;de l’entrée, et arrivé devant la cabane qui vend les tickets, un vietnamien me fait signe de garder mon argent et paie pour moi ! J’ai&amp;nbsp;seulement marché sur le chemin à côté de lui et sa famille, sans trop leur porter attention et réciproquement, et il décide soudain de me payer l’entrée, je suis scié ! Comme il ne parle pas anglais, je ne peux que dire merci et lui montrer ma surprise. L’entrée ne coûte que 3 dollars, c’est à la fois peu et beaucoup plus que le prix habituel des visites au Vietnam, mais la seule intention me laisse sans voix. Et une fois entrés, toute cette famille n’attend même pas de moi que je les divertisse par une tentative de discussion, ils visitent au pas de course alors que je prends mon temps si bien que je les perds de vue immédiatement et ne les recroise plus. Une rencontre aussi généreuse que furtive !&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none;"&gt;La tombe de Minh Mang n’a rien à voir avec la première, plus étalée dans l’espace et dans un parc superbe avec bassins géants et grands arbres. Et une succession de temples, d’autels, de marches … une sérénité et un calme qui font du bien.&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S46TeNqvsfI/AAAAAAAAA0o/M51pZx8WfHQ/s1600-h/_6.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="480" kt="true" src="http://4.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S46TeNqvsfI/AAAAAAAAA0o/M51pZx8WfHQ/s640/_6.jpg" width="640" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none;"&gt;De retour au parking je m’enfile une soupe de noodles qui me laisse la bouche en feu, et repars sur la route vers la troisième tombe, celle de Tu Duc. Beaucoup plus chargée en touristes parce que plus proche de Hué, elle est absolument magique. C’est un grand parc, avec bassins, petits pavillons, grands arbres, grands buttes de verdure, temples.&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S46Tu96-CWI/AAAAAAAAA0s/J6cxN8P4lUs/s1600-h/_7.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="480" kt="true" src="http://1.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S46Tu96-CWI/AAAAAAAAA0s/J6cxN8P4lUs/s640/_7.jpg" width="640" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none;"&gt;Certaines scènes du film Indochine ont été tournées ici. A ce propos, les références culturelles, films surtout, me reviennent en masse depuis que je suis au Vietnam : « L’amant » (Saigon et Delta du Mékong), « A la verticale de l’été » (Hanoi et Baie d’Halong), « Indochine » (Hanoi, Baie d’Halong et donc Hué), et « In the mood for love » (Macao, Bangkok et Angkor Wat). Beaucoup de films à revoir donc, qui s’ajoutent à toutes les références resurgies dasn mon esprit en Amérique du Sud.&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none;"&gt;J’en ai fini avec les tombes impériales, et m’offre un petit tour de rab’ sur une petite route de campagne avant de reprendre la route vers Hué. Je savais que les voitures étaient dangereuses, je n’ai pas été déçu, un taxi qui doublait en sens inverse me fonce dessus klaxon hurlant et m’envoie quasiment au fossé ! Il est encore tôt, je profite encore un peu de ma moto pour faire un tour de la citadelle, en pleine heure de pointe. Derrière la Cité Interdite se trouve un énorme quartier, avec deux lacs magnifiques, en pleine ville.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S46T-u7tWlI/AAAAAAAAA0w/F0aTXo2U77A/s1600-h/_8.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="480" kt="true" src="http://4.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S46T-u7tWlI/AAAAAAAAA0w/F0aTXo2U77A/s640/_8.jpg" width="640" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none;"&gt;Je finis par rentrer à l’hôtel et rends ma moto, juste à temps pour l’heure des bières gratuites. Alors que revoilà … Caroline ! Je la croise absolument partout, à chaque fois elle descend juste du bus et moi je pars le lendemain, et là ça ne manque pas non plus. Cette fois elle est dans le même hôtel et m’emmène dans un excellent petit resto tenu par un photographe. Photos vietnamiennes sur les murs et dans les catalogues, absolument magnifiques. De retour à l’hôtel, nous faisons connaissance avec Corinne et Isabelle, deux flamandes, et je trouve enfin l’énergie pour sortir avec elles. Pas bien tard certes, le bus passe me prendre le lendemain à 6h30. Direction l’aéroport pour voler vers Hanoi, j’ai succombé à la tentation et aux prix très bas. Et je compte bien éviter autant que possible de reprendre un bus de nuit, je n’ai pas oublié celui de Nha Trang à Hoi An …&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none;"&gt;On se retrouve à Hanoi, dans le nord du Vietnam, pour voir si les gens y sont aussi méchants que ce qu’on m’a dit … meuuuuuh je suis sûr que non !&lt;/div&gt;&lt;span style="color: white;"&gt;-&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="border-bottom: medium none; border-left: medium none; border-right: medium none; border-top: medium none;"&gt;&lt;span style="color: white;"&gt;-&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1484377143870151357-611133342735012334?l=nico-autourdumonde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nico-autourdumonde.blogspot.com/feeds/611133342735012334/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nico-autourdumonde.blogspot.com/2010/03/histoire-et-becane-hue.html#comment-form' title='12 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1484377143870151357/posts/default/611133342735012334'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1484377143870151357/posts/default/611133342735012334'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nico-autourdumonde.blogspot.com/2010/03/histoire-et-becane-hue.html' title='Histoire et bécane à Hué'/><author><name>Nico</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16407327367546621230</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/-0OWn9876BJc/TX7sISc_CjI/AAAAAAAABIg/M7ZGKcWYLdU/s220/129.%2Btrek%2Bde%2BSanta%2BCruz.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S46RIQAZXYI/AAAAAAAAA0M/ZTEExXfmgwQ/s72-c/_1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>12</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1484377143870151357.post-2911371284899215255</id><published>2010-02-27T16:27:00.002+01:00</published><updated>2010-09-30T22:59:46.515+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Dolce vita'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Vietnam'/><title type='text'>Le temps s'est arrêté à Hoi An</title><content type='html'>Je quitte ce charmant couple sud-africo-slovaco-singapourien à la terrasse d’un café à Nha Trang, et monte dans mon bus de nuit pour l’étape suivante. Je suis finalement resté deux jours à Nha Trang, lieu de plage et de fête comme on pourrait en trouver partout dans le monde, pas vraiment caractéristique du Vietnam. Ce ne sont pas les fêtes du Têt, censées bloquer le pays d’après ce qu’on m’avait dit, qui m’ont arrêté. On entend beaucoup de contre-vérités là-dessus, et il est en fait tout à fait possible de trouver un bus. Par contre les prix grimpent légèrement, bus et hôtel compris.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai choisi un bus de nuit à couchettes pour ce trajet vers Hoi An. On m’a dit qu’ils étaient très corrects, et j’aimerais n’être qu’à moitié déphasé demain à l’arrivée. Mon dernier trajet de nuit remonte à l’Argentine, mes standards de confort sont donc très hauts ... et je tire une drôle de tête en entrant dans le bus : une vraie bétaillère où l’on circule difficilement entre&amp;nbsp;deux rangées de couchettes superposées. L’assistant ne me laisse pas le choix et me désigne la dernière rangée. Cinq couchettes juxtaposées, au format vietnamien : la place pour poser les épaules est en option, et il faut placer ses pieds dans une sorte de boite en bout de couchette, juste assez grande pour un petit 36. Je me fais une place entre mon grand voisin allemand et mon jeune voisin anglais,&amp;nbsp;plutôt frêle heureusement. Trois tours du quartier pour récupérer les derniers passagers et remplir le bus, et c’est parti pour&amp;nbsp;huit heures de trajet infâme, dans une alternance de moiteur et d’aération trop forte, mais surtout sur une route défoncée qui crée des secousses permanentes. De temps en temps le corps décolle entièrement de la couchette, sauf les pieds bien sûr, tordus et calés dans la petite boîte. Le pire c’est qu’on le voit venir, la méchante secousse étant précédée de plus petites secousses annonciatrices.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pas une seconde de sommeil, et nous arrivons à Hoi An à une heure très ingrate,&amp;nbsp;quatre heures du matin. Partir à 19 heures pour arriver à&amp;nbsp;4 heures, cette compagnie de bus manque d'employés qui réfléchissent … Tout le monde sort du bus, la mine défaite, et prend&amp;nbsp;son temps pour prendre son sac et se repérer sur le plan. A cette heure, il n’y a rien à attendre des hôtels, ils sont fermés. Quelques grappes de voyageurs se mettent alors à déambuler tels des fantômes dans les rues sombres, sans but précis sinon de dégoter des infos sur les hôtels sympas et pas chers. Je me mets moi-même à marcher avec mes sacs, pour éviter de comater sur le trottoir. Malgré l’obscurité, déjà je note un certain charme sur les façades, un cachet évident. Je marche 500 mètres vers la vieille ville, m’engage dans une ruelle, et tombe littéralement en arrêt. Ai-je déjà vu une rue plus belle, un endroit aussi magique ? C’est un lieu resté plusieurs siècles en arrière, et quasiment un décor de cinéma : ruelles étroites éclairées de lampions rouges, petites maisons aux façades jaunes et boiseries préservées, bâtiment somptueux mis en valeur par l’éclairage. Après avoir discuté cinq minutes avec quelques british rincés par leur soirée, je continue&amp;nbsp;cinquante mètres plus loin et arrive à la rivière, traversée par un petit pont, lui-aussi éclairé de lampions de toutes les couleurs. Ces illuminations s’expliquent surtout par le Têt, le nouvel an lunaire, mais ne pourraient mieux mettre en valeur le cachet de la ville.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S4k3Oe5in8I/AAAAAAAAAzM/Q6U9IsUguDQ/s1600-h/_1.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="480" kt="true" src="http://1.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S4k3Oe5in8I/AAAAAAAAAzM/Q6U9IsUguDQ/s640/_1.jpg" width="640" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le calme presque complet à cette heure ajoute à la sérénité et à la magie. Il est cinq heures, il fait encore noir, et quelques vietnamiens d’âge très mûr font leur marche matinale. De temps en temps un scooter passe, troublant à peine les lieux (j’ai toujours adoré le bruit dérisoire d’une vieille mobylette passant seule dans une rue,&amp;nbsp;je ne l'explique pas sinon par l'ambiance&amp;nbsp;de certains films). Je recroise un couple britannique, de purs voyageurs un peu plus âgés qui étaient dans le même bus.&amp;nbsp;Ils errent comme moi dans le vieux quartier, se demandant s’il existe un hôtel pour backpackers en plein cœur de ce quartier. Nous trouvons un petit café qui n’en est pas un, quelques mini-chaises en plastique sur le trottoir, et un patron qui a la bonne idée de servir du café très tôt. Quelques jeunes locaux très matinaux viennent aussi prendre leur café, et progressivement d’autres backpackers errants viennent s’asseoir, si bien que le trottoir est rempli. Nous oublions progressivement le voyage éreintant en bus et enchaînons les cafés, discutant voyage forcément. On est bien là, on oublie presque que l’on est fatigué, on pourrait rester des heures sur ces mini-chaises en plastique inconfortables sans aller chercher son hôtel. On voudrait que le jour ne se lève pas, que la ville reste endormie et nous appartienne, que l’on fixe ce moment spécial qui précède l’aube. Mais le temps est furtif, l’aube est fuyante, le soleil qui se lève efface ce moment particulier. La magie de la nuit laisse doucement la place au charme de l’aube, puis au jour complet. La ville nous apparaît plus clairement et nous pensons doucement à chercher un hôtel. Cela aurait pu être un simple détail, voire un moment pénible à cause du sommeil impossible dans le bus qui&amp;nbsp;est arrivé trop tôt, à cause du gros sac qu’on se traîne dans les rues sombres sans trop savoir où l’on va, de l’hôtel qu’il faut choisir et qui n’ouvre qu’à 7 heures. Et finalement ce fut un instant spécial, un petit bonheur simple et impromptu dont je vais me souvenir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je trouve un des hôtels les moins chers, on me donne une chambre moyennement propre sous les toits pour 5 $, à partager avec un jeune japonais, l’aubaine. Mais je n’ai pas encore trouvé de dortoir au Vietnam, il y en a vraiment peu. Avoir une chambre privée bien propre, avec sa salle de bains (et TV5 Monde !) est agréable de temps en temps, mais cela rend les rencontres plus difficiles : peu de backpackers et plus de « touristes classiques », personne ne traîne dans les parties communes pour discuter. Depuis Saïgon j’ai quand même rencontré des voyageurs sympas, mais plus furtivement, et presque par chance. Je veux retrouver un dortoir, avec son sommeil précaire, sa propreté juste correcte, le manque de place pour ranger son sac, les ronfleurs … Le vrai bonheur quoi, ça me manque !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelques heures de sommeil et je pars visiter la vieille ville, impatient de retrouver ce décor magique. Je fais la triste découverte que la plupart des petites maisons anciennes (elles le sont toutes) sont des magasins : soit de souvenirs, soit un tailleur (plusieurs centaines à Hoi An, le royaume du sur-mesure bien fait et pas cher), soit des peintures, soit des article en soie, ou des restaurants. Aucune voiture ne peut circuler, mais les motos ne se gênent pas, et les rues sont bien remplies. Le charme est donc légèrement cassé par cette sur-activité, mais la beauté de la ville est quand même là. D’ailleurs chaque magasin a une discrète et élégante enseigne en bois. Seul l’étalage de marchandises gâche un peu le visuel. Et la rue est aussi pleine de maisons très anciennes à visiter, possédées par des familles notables, ou des Assembly Hall, c’est-à-dire des temples bouddhistes, très beaux et bondés de familles vietnamiennes à cause des fêtes du Têt.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S4k3gL9fnRI/AAAAAAAAAzU/zJK5MGb3eKM/s1600-h/_2.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="480" kt="true" src="http://3.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S4k3gL9fnRI/AAAAAAAAAzU/zJK5MGb3eKM/s640/_2.jpg" width="640" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Malgré les motos qui klaxonnent et se faufilent entre les piétons, il y a une tranquillité et une douceur de vivre évidentes ici. J’arpente les rues dans tous les sens, il n’y en a que cinq ou six dans la vieille ville mais on ne s’en lasse pas. Je poursuis par le petit marché, et le long de la rivière. Des motos s’entassent sur une petite barge qui fait la traversée, malgré le petit pont un peu plus loin. Petites boutiques et petits restos proposant de la bière fraîche à un prix dérisoire, familles réunies chez elles pour le Têt, toutes portes ouvertes. Je m’assieds sur un petit banc face à la rivière, et un jeune vietnamien qui habite juste derrière vient discuter avec moi, pour le plaisir de rencontrer un étranger et de pratiquer son anglais. La conversation est simple, tourne autour de questions habituelles, mais je ne me lasse pas de cette gentillesse et de cette simplicité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je poursuis jusqu’au pont couvert japonais qui, encore plus que le reste de la ville, paraît sortir d’un autre temps. Magnifique pièce, ils ont même trouvé le moyen de créer un petit temple sur le pont. Sur le quai une petite fille essaie de vendre des éventails, usant de tout son charme, posant pour toutes les photos. Il serait mieux que les enfants ne travaillent pas, mais on comprend presque qu’ils les utilisent tellement ils sont plus efficaces que leurs parents, sans forcément avoir recours à la pitié mais à un sens évident du marketing. Et ces enfants apprennent l’anglais en deux temps trois mouvements, alors que de nombreux adultes employés des agences de tourisme rament méchamment, malgré leurs contacts quotidiens avec les étrangers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S4k3rqAuGfI/AAAAAAAAAzY/h2ESc_3cis0/s1600-h/_3.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="480" kt="true" src="http://1.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S4k3rqAuGfI/AAAAAAAAAzY/h2ESc_3cis0/s640/_3.jpg" width="640" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Derrière le pont, une autre belle rue, pleine de boutiques d’artistes, et un ou deux temples. Je rentre à l’hôtel par des rues peu fréquentées, pour le plaisir de faire des photos de maisons plus défraîchies, de rues moins belles, à l'intérêt moins évident. Je ressors trois heures plus tard pour dîner et profiter de la ville illuminée et de ses lampions multicolores. Nuit moite sous les toits, sans air conditionné ni ventilateur, on ne peut pas tout avoir au plus bas prix …&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon programme du lendemain est simple et limpide : flâner dans les rues à la recherche d’une ruelle ou d’un petit lieu caché. J’élargis le périmètre au quartier français, où se trouve une vieille maison à visiter. Le vieux propriétaire me fait la visite dans un assez bon français, quand il était jeune le français était obligatoire à l’école, colonisation oblige. Il me montre ce qui ressemble à une énorme table en bois massif,&amp;nbsp;mais est en fait un lit. Il y dort toujours, sans matelas, à même le bois. Il n’y a pas beaucoup à voir mais la maison est magnifique. Il me montre des photos d’époque de Hoi An, et a un vrai plaisir à parler français, avec cette ultra-politesse typique des asiatiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le long de la rivière, un vieux édenté pose dans sa petite barque, attendant un petit billet en retour. Il a bien compris l’intérêt photographique qu’il représente pour les touristes, dans ce Vietnam qui change vite mais garde quand même ses images traditionnelles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S4k32h7jUKI/AAAAAAAAAzc/NUz0GmFCUOI/s1600-h/_4.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="480" kt="true" src="http://1.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S4k32h7jUKI/AAAAAAAAAzc/NUz0GmFCUOI/s640/_4.jpg" width="640" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le soir, je m’avale goulûment des pâtisseries à tomber par terre, en guise de dîner, face à la rivière. Les (bons) desserts ne sont pas fréquents dans les pays en développement, qui se concentrent sur les plats principaux, et j’ai comme un manque à combler. Je me balade le long de la rivière et suis attiré par une sorte de foire au bout du quai. J’entre, créant la curiosité des vietnamiens puisque je suis le seul étranger dans cette fête locale. C’est une fête de nouvel an, avec podium de concours de chansons, et petits stands proposant de tourner la roue de la fortune. C’est très kitsch mais très&amp;nbsp;amusant à voir. Le concours de chant sur la grande scène ne déplace pas les foules, tout le monde regarde poliment, assis sur sa chaise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Retour à l’hôtel, après avoir négocié une location de moto pour le lendemain. Je donne rendez-vous au loueur à 6 heures du matin, je veux absolument échapper aux foules. Je pousse le vice jusqu’à me lever à 4h30, pour revoir la vieille ville dans le noir, dans toute sa quiétude, et ressentir à nouveau le coup de cœur que j’ai eu en descendant du bus. J’arrive un poil trop tard, il y a déjà quelques scooters et le jour se lève doucement. Des backpackers errent en se demandant où sont les hôtels, les locaux font leur marche matinale. Mais la magie reste là, intacte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je retourne à ce fameux vrai-faux café qui ouvre astucieusement à 5 heures, et retrouve les mêmes locaux qui sirotent leur café et regardent les rares scooters passer. J’attends que le jour se lève, et retourne près de l’hôtel pour prendre ma moto. Souvent la magie ne reprend pas lorsqu’on essaie de recréer un moment spécial, mais là je ne regrette pas de m’être levé aussi tôt.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S4k4M37ccJI/AAAAAAAAAzg/6XMnz2nCd_s/s1600-h/_5.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="480" kt="true" src="http://2.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S4k4M37ccJI/AAAAAAAAAzg/6XMnz2nCd_s/s640/_5.jpg" width="640" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je croise Caroline et ses copines qui descendent tout juste du bus. C’est une irlandaise rencontrée à Dalat que je croise partout.&amp;nbsp;A chaque étape&amp;nbsp;j’arrive deux ou trois jours avant elle, je la croise dans les 10 minutes qui suivent sa descente du bus, avec son sac à dos, mais moi je pars le lendemain. Scénario immuable depuis Dalat. Je lui donne mes bons plans et vais prendre ma moto. Son propriétaire ne me demande aucune garantie, même pas mon passeport ni l’hôtel où je réside, juste de payer tout de suite. Evidemment il n’y a aucun risque qu’un backpacker la loue pour la voler, mais en cas d’accident ce backpacker pourrait faire en sorte de disparaître. Mais non, confiance absolue. Je découvre que ce n’est pas un scooter mais une moto manuelle, malgré sa promesse. Enfin c’est plus simple que je ne croyais, et j’accepte. Je prends de vagues renseignements pour aller au temple de My Son, à 50 kilomètres tout de même, et je me lance dans la campagne, heureux comme tout de goûter à l’expérience immanquable au Vietnam, et si tôt au petit matin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est bizarre, je dépasse tout le monde !&amp;nbsp;Soit je n’ai pas conscience des dangers, soit tous les vietnamiens roulent sur des épaves. En tout cas le trafic très léger me permet de me faire aux habitudes locales de conduite. Je me mets vite à klaxonner tous ceux que je dépasse, au cas où ils tourneraient à gauche sans prévenir. Nécessité absolue, que l’on comprend vite. Je relativise donc le comportement agressif de certains chauffeurs qui ont le pouce en permanence sur le klaxon, c’est d'utilité publique. La route était censée être facile, à gauche après 10 kilomètres et à droite après 15, mais c’est évidemment plus ambigu, et il n’y a qu’un panneau en 50 kilomètres, que je rate forcément. Donc je m’arrête quasiment à chaque carrefour, et immanquablement un vietnamien vient me voir pour m’aider, ou faire de grands signes de loin pour me montrer la direction puisqu’ils savent où je vais. Je n’ai même pas besoin de demander mon chemin, on me le donne. L’un m’aide même à redémarrer ma moto au comportement un peu lunatique. Des anges ces vietnamiens !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur ma route, quasiment tous les vietnamiens me regardent l’air étonné ou amusé, les occidentaux qui s’aventurent sur une moto sans chauffeur sont peu nombreux, tous effrayés par le trafic et les (non-)règles de circulation. Alors qu’en fait c’est assez simple, et même très fair-play à part les voitures, camions et bus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je m’enfonce plus loin dans la nature, traversant des petits villages. Je m’arrête peu pour prendre des photos, parce que je veux arriver très tôt à My Son, et parce que la photogénie n’est pas toujours flagrante. Les maisons notamment sont simples et fonctionnelles, sans architecture particulière. Mais cela reste le Vietnam, avec son bazar propre aux pays pauvres, et quelques images traditionnelles toujours bien présentes : les femmes au fameux chapeau conique, les rizières labourées par les buffles ou semées par les paysans courbés, l’eau brune partout, les bananiers. Tout cela mélangé avec la modernité des habits occidentaux pour les jeunes, motos et téléphones portables. Et un bon-vivre évident dans ces campagnes, par contraste avec la folie des grandes villes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’arrive finalement à My Son. C’est un des plus vastes et surtout un des plus vieux sites archéologiques du Vietnam, un ancien centre religieux du Champa, royaume de culture hindouiste établi dans le Centre du Vietnam à partir du deuxième siècle après JC. C’est un temple dans le même style que celui mondialement connu d’Angkor Wat, merveille du monde (patience, patience, j’y arrive …). Mais en beaucoup plus petit, et sur le site seul un carré a résisté au temps, le reste n’est que ruines. J’ai réussi mon coup, le site est quasiment vide, les visiteurs se comptent sur les doigts d’une main. Calme absolu, sérénité des ruines plongées dans les montagnes vertes, le lieu est impressionnant et change un peu des temples bouddhistes, que j’ai déjà trop visités. J’ai le temps de faire le tour trois fois, de prendre des photos sous tous les angles, et le site se remplit de touristes venus en tour organisé. Juste le bon moment pour repartir, après avoir vu une danse traditionnelle vraiment très belle, si l‘on oublie le côté « attraction pour touristes ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S4k4bkB6LoI/AAAAAAAAAzk/q3dWPBreX2Q/s1600-h/_6.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="480" kt="true" src="http://2.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S4k4bkB6LoI/AAAAAAAAAzk/q3dWPBreX2Q/s640/_6.jpg" width="640" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;C’était vraiment une bonne idée de partir si tôt pour éviter les bus. On peut reprocher beaucoup de choses aux guides comme le Lonely Planet ou le Guide du Routard, notamment leurs recommandations discutables sur les hôtels et les restaurants, et leurs prix à côté de la plaque, mais ils rendent un grand service pour toutes les visites, donnant des petits conseils qui permettent d’optimiser, éviter les pièges, en profiter au maximum en évitant les options trop chères des tours organisés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je reprends la route sur ma moto, avec un plaisir inchangé de traverser la campagne mais dans un trafic beaucoup plus lourd, qui m’oblige à être très concentré et à klaxonner frénétiquement comme les locaux (vu que je n’ai pas encore trouvé le frein, c’est ballot). Les villes que je traverse grossissent, le trafic devient vraiment imposant, mais je confirme mes premières impressions. Et à chaque fois que je m’arrête pour chercher du regard un hypothétique panneau, je me retourne et vois une vietnamienne me faire des grands signes pour me montrer la direction d’Hoi An.&amp;nbsp;L'une était à au moins 100 mètres de moi, mais une seconde lui a suffi pour penser que je cherchais Hoi An et spontanément me faire des signes. Ou des enfants se rapprochent de ma moto et répètent « Hello, hello ! ». Peut-on se sentir mieux accueilli ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’observe une pêche au courant électrique, dans une petite mare boueuse. Tout le monde est amusé de me voir arrêté, spectateur. Le principal pêcheur plonge deux longues tiges dans l’eau, envoie une impulsion électrique. Un pêcheur lance une anguille ou un serpent dans ma direction pour rigoler,&amp;nbsp;mais trop court pour m'atteindre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S4k4zYujyiI/AAAAAAAAAzo/5RyWEMlw4mM/s1600-h/_7.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="480" kt="true" src="http://2.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S4k4zYujyiI/AAAAAAAAAzo/5RyWEMlw4mM/s640/_7.jpg" width="640" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’arrive sur une autoroute, il faut malheureusement tourner à gauche. Chauffeur sage qui penserais à t’arrêter sagement devant le stop, et à attendre un créneau pour tourner en sécurité, tu peux rapatrier tous tes biens et refaire ta vie, ici sur la ligne de stop, parce que tu n’en bougeras plus ! Non la seule solution c’est de s’engager à gauche à contresens, d’abord en longeant le trottoir encombré puis progressivement au milieu de la route, en défiant la marée de motos qui fond sur toi. Et petit à petit ces motos passent derrière toi, dégageant un peu d’espace pour se décaler vers la bonne voie. Mais si une voiture ou un bus arrivent, panique ! Eux ne feront aucun effort et t’assassineront de leur klaxon, voire de leur pare-choc si tu ne bouges vraiment pas. Des sans-pitié que j’ai peu croisés pour l’instant mais qui m’ont souvent fait sursauter sur la moto.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’arrive à Hoi An, en demandant mon chemin aux motos à côté de moi tout en roulant, et vais me poser un peu à l’hôtel. Il n’est que midi, je ne pensais pas rentrer si tôt. Par pure chance j’entends parler d’un autre site à visiter, de l’autre côté de Hoi An. Je pars vers la plage de Cua Dai. La roue est pleine à craquer, surtout des jeunes en vacances partant draguer à la plage. Il ne fait pas très beau, de loin la plage ne m’inspire pas plus que ça (après les plages australiennes, mes standards se sont élevés), je continue donc sur une sorte d’autoroute quasi-déserte qui longe la plage interminable de China Beach. Je fais de vagues arrêts devant&amp;nbsp;des bouts de plage, mais le temps est vraiment gris. Je sors de temps en temps de l’autoroute pour prendre une rue parallèle traversant les villages, puis j'y reviens parce que l’issue est hypothétique. Sur l’autoroute, tout en roulant au maximum du scooter, je suis abordé par deux femmes qui me demandent où je vais. J’ai une vague idée, Marble Mountain, mais je hausse les épaules pour dire que je ne sais pas trop. Malgré le bruit des moteurs et du vent, elles crient "Marble Mountain" et me font signe de les suivre. Ca sent l’intention commerciale mais ça reste gentiment amené, donc je suis. On entre dans Marble Mountain, un village au pied de la principale montagne de marbre, où s’alignent les magasins de marbre. Elles me proposent le parking gratuit devant leur magasin, m’indiquent un restaurant local à côté, où j’avale un plat de noodles. J’ai les pieds dans les détritus, mais c’est bon et c’est l’expérience locale. Je pars visiter Marble Mountain, avec la promesse de visiter le magasin au retour. J’ai bien précisé « visiter » mais je sais déjà à quelle réaction je dois m’attendre quand je refuserai d’acheter une babiole kitsch en marbre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je monte donc les innombrables marches, et visite une succession de temples, bouddhas géants, grottes, tours absolument magnifiques. C’est archi-bondé, des familles vietnamiennes surtout, mais c’est impressionnant. Après chaque petit temple ou petite grotte nichée dans le recoin de la montagne, je crois avoir tout vu et il y a toujours quelque chose de plus. Et la vue sur les environs, depuis les deux petits sommets, est magnifique. Plusieurs autres petites montagnes de marbre autour, la ville de Danang, la plage de China Beach et la mer de Chine, de vraies grandes montagnes au loin, les petites maisons qui s’agglutinent cent mètres plus bas, la grande ville de Danang … Depuis l’un des points de vue, un jeune vietnamien me demande de le prendre en photo, sans vouloir pour autant récupérer la photo mais juste pour le plaisir de me le demander, à moi occidental. C’est vrai que je suis un des seuls parmi toutes ces familles vietnamiennes, et je suis beaucoup regardé et interpellé par de gentils « Hello, where are you from ? ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S4k5UHXq_XI/AAAAAAAAAzs/9VZuGX1PhS0/s1600-h/_8.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="480" kt="true" src="http://4.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S4k5UHXq_XI/AAAAAAAAAzs/9VZuGX1PhS0/s640/_8.jpg" width="640" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je finis par redescendre de la montagne, fais ma visite obligée du magasin de marbre, en trouvant divers arguments moyennement convaincants pour refuser d’acheter (« C’est trop lourd pour mon sac, j’ai déjà beaucoup de colliers, non ça j’aime pas … », mouais pas terrible hein ?). La vendeuse tire la tête mais ne m’agresse pas plus que ça, et je m’en vais. Je reprends l’autoroute presque déserte, balayée par le vent et le sable, à fond, et j’arrive à Hoi An où je vais me poser dans un petit café face à la rivière. J’y rencontre un français sympa mais un peu lourd, j’accepte quand même d’aller manger le soir avec lui. Un petit tour dans les rues étroites de Hoi An, pour vérifier que je suis définitivement habitué à la circulation en ville, et je vais rendre la moto. Le propriétaire ne dit presque rien (« ça y est fini ?) et me laisse garer la moto sans plus prêter attention.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un peu de repos à l’hôtel et je ressors pour retrouver Jonathan, le français qui donne l’impression d’être toujours bourré tellement il en fait des tonnes. Nous nous asseyons dans un endroit sympa, une dizaine de tables alignées avec chacun leur mini-resto en bout de table. Jonathan réussit à faire fuir quatre québécois sympathiques qui étaient attablés à côté, puis quatre anglais tout aussi sympathiques attablés de l’autre côté. Je prends quand même quelques bières avec lui pour discuter un peu, et décide de rentrer à l’hôtel, ma fatigue latente tendant à s’aggraver de jour en jour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S4k5niB63xI/AAAAAAAAAzw/k17GQDDlr8A/s1600-h/_9.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="480" kt="true" src="http://1.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S4k5niB63xI/AAAAAAAAAzw/k17GQDDlr8A/s640/_9.jpg" width="640" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je dois aussi me lever tôt le lendemain pour prendre mon bus pour l’étape suivante, déjà malheureusement. Je n’ai pris qu’un visa d’un mois, à cause des échos négatifs que j’avais entendus sur le Vietnam, et qui se révèlent tout à fait faux, pour l’instant en tout cas. Il faut donc que j’avance. Hoi An est toute petite, la vieille ville en tout cas, mais je pourrais y traîner des jours et des jours, tellement je m’y sens bien, et tellement la première vision que j’en ai eue était magique, un matin à 4 heures et malgré le difficile trajet en bus. Hoi An est un endroit de rêve, la première ville qui m’ait clouée sur place.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Allez, je te dis encore Chúc Mừng Năm Mới 2010, puisque c’est placardé partout !&lt;br /&gt;&lt;span style="color: white;"&gt;-&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: white;"&gt;-&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1484377143870151357-2911371284899215255?l=nico-autourdumonde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nico-autourdumonde.blogspot.com/feeds/2911371284899215255/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://nico-autourdumonde.blogspot.com/2010/02/le-temps-sest-arrete-hoi.html#comment-form' title='10 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1484377143870151357/posts/default/2911371284899215255'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1484377143870151357/posts/default/2911371284899215255'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nico-autourdumonde.blogspot.com/2010/02/le-temps-sest-arrete-hoi.html' title='Le temps s&apos;est arrêté à Hoi An'/><author><name>Nico</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16407327367546621230</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/-0OWn9876BJc/TX7sISc_CjI/AAAAAAAABIg/M7ZGKcWYLdU/s220/129.%2Btrek%2Bde%2BSanta%2BCruz.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S4k3Oe5in8I/AAAAAAAAAzM/Q6U9IsUguDQ/s72-c/_1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>10</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1484377143870151357.post-4839200805877085948</id><published>2010-02-21T18:27:00.001+01:00</published><updated>2010-09-29T23:50:27.829+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Vietnam'/><title type='text'>Mui Ne, Dalat, Nha Trang ... Chuc Mung Nam Moi !</title><content type='html'>Je monte dans le bus, après un au-revoir chaleureux des filles de l’hôtel. Direction Mui Ne, un poil plus au nord. C’est une plage réputée pour le kite-surf entre autres. Comme je n’en ai pas fait depuis le Pérou, et que ça devrait être assez abordable (tout est relatif, le kite-surf ne l’est jamais vraiment), une petite soif de sensations me saisit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’assistant me désigne ma place d’une façon autoritaire, OK chef, et le bus fait trois tours du quartier des backpackers pour récupérer tous les passagers. Quel bonheur, ici les bus qui font les liaisons entre les villes viennent nous chercher à notre hôtel, et on peut acheter le billet à l’hôtel sans craindre de payer plus que le prix normal. Voilà une facilité énorme par rapport à l’Amérique du Sud, où l’insécurité (relative) et la malhonnêteté (universelle) des taxis ajoutait à la pénibilité des transferts vers les terminaux de bus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a quatre heures de bus, et le bus met au moins une heure à sortir définitivement de toute agglomération. Ce qui veut dire une heure de klaxon permanent et aggressif contre les motos, qu’il frôle et dépasse avec peu de précautions. Une fois le klaxon calmé, la route se poursuit dans un décor agréable, mais sans plus. Je fais la connaissance de ma voisine Nina, une anglaise très sympa qui voyage sans limite de temps. Nous trouvons une petite guesthouse pas chère et sans prétention, le long de l’unique rue de Mui Ne : une rue longue d’une dizaine de kilomètres, où s’enchaînent les hôtels, guesthouses, et restaurants. Aucun centre-ville, aucune raison de marcher en quête d’un hypothétique lieu d’animation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S4FrhIYMuDI/AAAAAAAAAys/4QdEzkDnCoY/s1600-h/_1.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" ct="true" height="480" src="http://4.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S4FrhIYMuDI/AAAAAAAAAys/4QdEzkDnCoY/s640/_1.jpg" width="640" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Première chose à faire avant de réserver des cours de kite-surf, m’occuper de mon « asian tatoo », la belle brûlure que j’ai au mollet à cause de la petite chute à moto, la veille à Saigon. Elle ne fait pas franchement mal mais n’a pas belle allure. Le petit hôpital me confirme ce que je craignais : pas de baignade pendant plusieurs jours. Donc pas de kite. Génial, je suis venu à Mui Ne pour cette seule et unique raison (et la superficialité du lieu me donne raison). Je peux déjà penser à m’en aller vers la prochaine étape. Il y a quand même un petit tour sympa à faire dans le coin, un tour de quelques heures en jeep pour voir des dunes. Je réserve donc ça avec Nina pour le lendemain. Fin d’après-midi paresseuse au fond d’un hamac, dans un bar de plage, cocktail au bout des doigts, c’est à peu près tout ce qu’il y a à faire ici.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus tard dans la soirée,&amp;nbsp;ne réussissant&amp;nbsp;pas à recroiser Nina, je m’en vais à pied le long de la rue interminable, à la recherche d’un petit resto sympa et pas cher, et où je puisse surtout trouver quelques êtres humains. Parce que tout le long , il n’y a qu’hôtels vides et réceptionnistes qui se morfondent comme des rats morts. Je trouve cette petite perle et m’installe, en bord de mer. Beaucoup de russes autour, c’est étrange, d’ailleurs j’ai remarqué que beaucoup d’inscriptions commerciales sont traduites en russe. Mais ceux-là ne sont pas les mafiosos richissimes et vulgaires que j’ai pu croiser dans différents pays. Juste le russe moyen, simple et sympa. Comme dans ma guesthouse d’ailleurs, il y a trois couples de russes qui sont là pour un long moment et ne font que du kite-surf (le simple fait qu’ils soient dans la même guesthouse que moi est un indice de leur "social-moyennitude").&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je m’avale un bon plat de fruits de mer et continue ma longue marche vers un secteur qui avait l’air un peu plus dense et animé, vu du bus ce matin. Je marche de façon interminable, cherchant à faire coïncider les noms des hôtels avec le plan de mon Lonely Planet, et finis par atteindre l’endroit voulu. 45 minutes de marche pour 0,5 mm sur mon plan, je devrais peut-être me décider à monter sur une moto. Je passe un long moment dans un bar de plage animé, ça&amp;nbsp; fait du bien un peu de chaleur humaine dans cette ville !&amp;nbsp;Je rencontre entre autres un canadien qui travaille au Koweit et veut absolument tester toute la carte des cocktails. Je finis par rentrer et me résous à monter sur une moto, pas très rassuré quand même à cause de ma brûlure et des quelques bières qui ont entamé mon sens de l’équilibre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nuit réparatrice et matinée glandeuse dans le bar de plage, et je retrouve Nina pour notre tour en jeep, accompagnés d’une allemande très réservée. Nous commençons par un petit canyon à la sortie de la ville. Il faut marcher&amp;nbsp;quinze minutes dans le ruisseau, pour arriver dans un bel endroit. Roches blanches et orange à gauche, végétation luxuriante à droite, les pieds dans l’eau chaude, sympa.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S4Frwoi3dsI/AAAAAAAAAyw/FPNNoIIowXY/s1600-h/_2.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" ct="true" height="480" src="http://1.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S4Frwoi3dsI/AAAAAAAAAyw/FPNNoIIowXY/s640/_2.jpg" width="640" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous poursuivons avec le petit village de pêcheurs un peu plus loin : des centaines de bateaux bleus tous identiques au mouillage, et sur le sable d’étranges petites coquilles d’osier qui servent à rallier ces bateaux où à faire de la très petite pêche. Qui a pu inventer des formes aussi peu adaptées à la navigation ? En tout cas ça ne manque pas d’exotisme. Nous poursuivons vers des dunes blanches bordées d’un lac, donnant l’apparence d’un micro-désert. Nous ne sommes pas seuls, de nombreuses jeep attendent leurs clients partis descendre les pentes sableuses sur des feuilles de lino louées par des petits vietnamiens.&amp;nbsp;Nina tente le coup et descend laborieusement une pente raide. Ce micro-désert&amp;nbsp;est très beau et donne une vue magnifique sur les environs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S4Fr7JwJ68I/AAAAAAAAAy0/PfP6alow6DU/s1600-h/_3.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" ct="true" height="480" src="http://2.bp.blogspot.com/_1sEVK2Q9v18/S4Fr7JwJ68I/AAAAAAAAAy0/PfP6alow6DU/s640/_3.jpg" width="640" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous poursuivons dans notre jeep, pendant qu’une jeune canadienne nous suit partout à l’arrière d’une moto. Courageuse … Petit arrêt dans un mini-canyon ridicule et plein de déchets. Quand je disais que le marketing touristique a besoin de créer des lieux à partir de presque rien, où de justifier l’intérêt d’un tour en ajoutant des arrêts insignifiants ! Mais nous finissons sur des dunes jaunes pour le coucher de soleil. Beaucoup de touristes là aussi, mais nous sommes accueillis par de très jeunes vietnamiennes,&amp;nbsp;de six&amp;nbsp;ans à peine, qui veulent absolument nous louer leurs carrés de lino. Elles parlent vraiment bien l’anglais, c’est étonnant, et reproduisent assez bien l’accent anglais ou américain par mimétisme. Insistant pour que je descende les pentes avec son bout de lino, l’une me regarde et me dit le plus sérieusement du monde : « You just slide down, yeaaaaaah ! ». Je réponds : « Yeaaaaaaaaaah ? », elle répond « yeaaaaaaaaaaaaaaaaaaah » avec un accent américain caricatural, sans comprendre ce qui me fait rire. Mignon et étonnant. Le coucher de soleil se termine, pas inoubliable malgré la beauté des dunes, et retour à l’hôtel en jeep. Histoire de profiter un peu de l’endroit, je fais un petit resto avec Nina, et nous repartons au même bar de plage, trop calme ce soir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Départ le lendemain très tôt, l’hôtel en face qui avait promis de me servir un petit déjeuner à 6h30 m’a zappé en beauté. C’est un mini-bus qui vient me prendre pour Dalat, avec à bord trois couples âgés. Début de&amp;nbsp;cinq heures de trajet un peu pénibles malgré le beau paysage. On commence
